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Miss Photo Alexandre Wetter critique avis
© Warner France

Critique / « Miss » (2020) de Ruben Alvès

Miss de Ruben Alvès avance sa sortie. Disponible dans les salles de cinéma dès le 21 octobre 2020, le film avec notamment Alexandre Wetter et Pascale Arbillotmet en lumière sur un transgenre qui souhaite devenir Miss France. La critique et l’avis de Bulles de Culture

Synopsis :

Alex (Alexandre Wetter), petit garçon gracieux de 9 ans qui navigue joyeusement entre les genres, a un rêve : être un jour élu Miss France.
15 ans plus tard, Alex a perdu ses parents et sa confiance en lui et stagne dans une vie monotone.
Une rencontre imprévue va réveiller ce rêve oublié. Alex décide alors de concourir à Miss France en cachant son identité de garçon. Beauté, excellence, camaraderie… Au gré des étapes d’un concours sans merci, aidé par une famille de cœur haute en couleurs, Alex va partir à la conquête du titre, de sa féminité et surtout, de lui-même…

Miss, une comédie populaire et touchante

Pour son deuxième long-métrage après La Cage Dorée, Ruben Alvès reste avec Miss dans le registre de la comédie populaire et touchante autour d’un sujet encore bien délicat dans notre société, le transgenre. Alex est garçon atypique qui a la volonté de faire ressortir sa féminité. Ici, pas question de changement de sexe, le protagoniste est un homme, et il l’affirme. Néanmoins, le personnage souhaite dépasser les normes sociales du genre, qui imposent notamment qu’une fille porte une robe et pas un garçon, et revendique pouvoir être qui il se sent à l’intérieur. La tolérance est le maitre mot de ce long métrage bienveillant et plein de modernité qui propose de s’émanciper des carcans préétablis.

L’objectif du personnage principal de devenir Miss France peut d’ailleurs surprendre. Le concours est en effet souvent critiqué pour transmettre des valeurs désuètes et stéréotypés envers des jeunes femmes défilant en maillots de bain. Le film détourne cette idée reçue en modernisant cette institution à travers le personnage d’Amanda (Pascalle Arbillot), chargée de former les candidates à une rigueur de représentativité. Le processus de sélection, incluant shooting photo ou concours d’éloquence, est montré comme autant de palier pour acquérir son diplôme de grâce féminine.

Des clichés pour atteindre son but principal de divertissement

Le film joue également de clichés, bien utiles pour atteindre son but principal de divertissement. Thibault de Montalembert joue d’ailleurs excellement bien un rôle à contre-emploi d’un vieux travesti qui fait des passes au bois de Boulogne. Comme une sorte de parallèle avec Les Crevettes pailletées qui exacerbait les codes gays avec beaucoup d’autodérision, Miss met en lumière de façon mainstream la communauté transgenre.

Des valeurs humaines très fortes

Ruben Alvès donne à Alexandre Wetter, mannequin pour Jean-Paul Gaultier, un rôle sur mesure, inspiré par l’interprète lui-même.

Miss est donc une comédie réussie avec des valeurs humaines très fortes. Le long métrage ne doit pas être reçu comme une caractérisation précise et générale du transgenre. Pour le grand public, il en est quand même une brève familiarisation.

En savoir plus :

Antoine Corte

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