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Blanche comme neige d'Anne Fontaine affiche film cinéma

Critique / « Blanche comme neige » (2018)… et froide comme un glaçon !

Dernière mise à jour article : 18 juillet 2020 à 08:32

Et un Blanche Neige de plus, un ! Le conte des frères Grimm n’en finit plus de fasciner. Après les 7 adaptations que comptent les années 2010, voilà la réalisatrice Anne Fontaine qui en offre une relecture en France. Presque sans intérêt. La critique et l’avis film de Bulles de Culture sur le long métrage Blanche comme neige.

Synopsis :

Claire (Lou de Laâge), jeune femme d’une grande beauté, suscite l’irrépressible jalousie de sa belle-mère Maud (Isabelle Huppert), qui va jusqu’à préméditer son meurtre. Sauvée in extremis par un homme mystérieux qui la recueille dans sa ferme, Claire décide de rester dans ce village et va éveiller l’émoi de ses habitants… Un, deux et bientôt sept hommes vont tomber sous son charme ! Pour elle, c’est le début d’une émancipation radicale, à la fois charnelle et sentimentale…

Blanche Neige toujours si présente

Le 5 avril 2018, Anne Fontaine lançait le tournage de son Blanche comme neige qui survenait après sept autres adaptations cinéma ou téléfilms du conte dans le monde depuis 2011. Pour incarner la célèbre héroïne, elle s’est tournée vers Lou de Laâge, certainement repérée dans La Nouvelle Blanche-Neige (justement !), un téléfilm de France 2 plutôt original avec Claire Keim en tête d’affiche et diffusée pour la première fois le 30 décembre 2011. Mais d’originalité, ce Blanche comme neige en manque vraiment.

Blanche comme neige : faussement sulfureux

Blanche comme neige - Anne Fontaine image film cinéma
© 2018 Mandarin Production / Gaumont / Emmanuelle JACOBSON-ROQUES

La réalisatrice rate son coup en étant trop distante de ses personnages et en optant pour un angle de vue assez froid. Le spectateur met trop de temps à s’intéresser à la quête existentielle (et surtout sensuelle, comme le raconte le synopsis) de Claire, l’héroïne. Et quand il s’accroche un peu, et bien il est déjà trop tard !

Isabelle Huppert (Maud, la « marâtre » imaginée par Anne Fontaine) a beau être bien à sa place et réussir à faire grimper la tension grâce à un sang-froid plutôt inquiétant, à aucun moment on ne craint réellement pour la vie de Claire.

L’une des rares scènes fascinantes reste celle de la photo ci-dessus au moment où la belle-mère invite sa belle-fille à danser avec l’envie de lui retourner le cerveau. Quelque chose de presque psychédélique émane alors.

Pour le reste, il y avait moyen de se montrer déjanté et coquin. Ce Blanche comme neige n’est ni « chaud de la culotte », ni subversif dans son imagerie un peu froide, il est juste très tiède.

Même lors d’une scène de sexe en voiture, on ne s’amuse pas suffisamment des animaux de la forêt qui entendent tout alors que la perche était à saisir, c’est dire…

En gros, Blanche comme neige est vite vu, vite oublié.

En savoir plus :

Luigi Lattuca
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