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Au Revoir Là-Haut affiche Albert Dupontel

Critique / « Au revoir là-haut » (2017) emporte le Festival d’Angoulême à la séance d’ouverture

Dernière mise à jour article : 3 octobre 2020 à 21:58

Pour la 10e édition du Festival du Film Francophone d’Angoulême, c’est le nouveau film d’Albert Dupontel, Au revoir là-haut, qui a eu l’honneur d’ouvrir les festivités. Pour ce nouveau film, l’auteur-réalisateur adapte à l’écran le roman éponyme de Pierre Lemaitre qui a eu le Prix Goncourt en 2013L’avis et la critique film de Bulles de Culture. 

Synopsis :

Novembre 1919. Deux rescapés des tranchées, l’un dessinateur de génie (Nahuel Perez Biscayart), l’autre modeste comptable (Albert Dupontel), décident de monter une arnaque aux monuments aux morts. Dans la France des années folles, l’entreprise va se révéler aussi dangereuse que spectaculaire…

Au revoir là-haut, fresque historique très esthétique

Cette histoire touchante de deux soldats à la fin de la Première Guerre mondiale va rencontrer le fantasque du réalisateur pour en faire une œuvre avec une patte originale. Grâce aux lumières filtrées et aux légers accélérés, Au revoir là-haut est une fresque historique esthétique. Le film utilise tous les codes du mime avec un certain côté Charlie Chaplin dont le succès fût contemporain à l’histoire. Côté décors, à  l’instar du récent Chocolat (2016) de Roschdy Zem, Albert Dupontel réussit à nous immerger dans le Paris des années folles avec ses vieilles stations de métros, ses bâtisses immenses et cette mode vestimentaire si particulière.

Pour autant, le cinéaste garde sa verve résolument moderne en insufflant dans Au revoir là-haut son ton décalé et sa dérision caractéristique. On n’est pas très loin de retrouver dans les traits du protagoniste du film le côté iconoclaste et marginalisé de son précédent personnage dans Enfermés Dehors (2006). A l’instar de ce dernier, Albert Dupontel joue à plein sur le camouflage et les faux-semblants pour tenter de dissimuler l’existence de son compagnon de guerre.

Nahuel Perez Biscayart, encore scotchant

Cet ami est d’ailleurs interprété par la star argentine de ces derniers mois, Nahuel Perez Biscayart. Époustouflant dans 120 Battements par Minute (2017) de Robin Campillo, il réussit encore une fois à nous émouvoir sans parole, juste avec ses gestes et son regard, couvert la plupart du temps par des masques. Il est entouré d’un casting de choix avec Laurent Lafitte, grand méchant machiavélique de l’histoire, Niels Arestrup, père ingrat, et Émilie Dequenne, sœurette protectrice.

 

Au revoir là-haut réunit tous les arguments pour convaincre. Alliant émotion et drôlerie, le ton décalé de cette œuvre emporte l’adhésion.

En savoir plus :

Antoine Corte

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