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En avant affiche film critique avis

Critique / « En avant » (2020) de Dan Scanlon

En avant (Onward) de Dan Scanlon, le nouveau petit bijou des studios Disney Pixar, est sorti dans les salles de cinéma le 4 mars 2020. La critique et l’avis film de Bulles de Culture. 

Synopsis :

Dans la banlieue d’un univers imaginaire, deux frères elfes se lancent dans une quête extraordinaire pour découvrir s’il reste encore un peu de magie dans le monde.

En avant : le fond plutôt que la forme

Les Elfes sont à l’assaut du film d’animation En avant de Pixar. Le studio d’animation est d’ailleurs connu pour sa mise en avant de figures bizarroïdes ptelles que les monstres gentils de Monstres et Cie (2001) ou les humeurs dans Vice Versa (2015). Le dessin animé En avant présente donc des figures elfique au faciès  pas forcément très attirant, entre un schtroumpf et un extraterrestre. Il est certain que Disney ne va pas faire un carton en lançant une gamme de peluches autour du film, axant plutôt en ce moment tous ces efforts plutôt sur le phénomène Baby Yoda. Pourtant, derrière le physique, la firme aux grosses oreilles va apprendre encore une leçon au plus jeune, à savoir que le physique ne compte pas quand il y a du fond

En effet, notre attachement aux deux frères elfes de ce film est certain. L’un est frêle, timide, rejeté par les autres tandis que l’autre est bourru et un brin désaxé. Ensemble, ils vont s’allier dans leur quête du père disparu pour surtout et au final donner un sens à leur fratrie. Ainsi, après Elsa et Anna dans La Reine des Neiges, le lien du sang est encore une fois le point d’entrée pour raconter de belles histoires, loin du prince charmant. De beaux moments dans En avant viendront étayer cette relation entre les deux personnages principaux en alliant humour, notamment en pleine course-poursuite, et séquences attendrissantes, surtout dans un final plein de sacrifices. 

La maladie abordée dans En avant

Les films d’animation Disney n’ont jamais éludé le sujet de la mort. Les héros emblématiques du studio ont pu être confrontés à la mort d’un parent comme dans Le Roi Lion, Bambi ou encore Cendrillon. Parfois, la mort vient aussi naturellement avec la vieillesse comme dans Là-Haut ou Coco. Mais dans En avant, Pixar passe un cap en traitant de la fin de vie d’un père malade.

Le film ne tait en effet pas les derniers moments douloureux. Le personnage de Barley évoque ainsi sans filtre avec son frère cadet les derniers jours de cette figure paternelle, tenue en vie par des tuyaux, et son incapacité à pouvoir aller lui dire un dernier au revoir. Le « pas » de la maladie est donc franchi par la firme américaine qui s’attaque à la jolie thématique du deuil comme point d’orgue à sa belle histoire. 

De prime abord moins attrayant et moins vendeur qu’un Toy Story, En avant a la douceur humaniste d’un film Pixar qui fait toujours grandir les plus jeunes et rajeunir les plus âgés. La recherche d’un proche disparu n’est en réalité qu’un moteur pour la construction des protagonistes. On savait déjà avec Coco que les ancêtres décédés sont toujours avec nous, on apprend avec En avant qu’ils sont des modèles éternels. 

En savoir plus :

Antoine Corte

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