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En avant affiche film critique avis

Critique / « En avant » (2020) de Dan Scanlon

En avant est le dernier petit bijou des studios Disney Pixar, sorti dans les salles de cinéma le 4 mars 2020. La critique film et l’avis de Bulles de Culture. 

Synopsis :

Dans la banlieue d’un univers imaginaire, deux frères elfes se lancent dans une quête extraordinaire pour découvrir s’il reste encore un peu de magie dans le monde.

En avant : le fond plutôt que la forme

Les Elfes sont à l’assaut du nouveau film Pixar. Le studio d’animation est commun des figures bizarroïdes pour avoir notamment mis en mouvement des monstres gentils dans Monstres et Cie (2001) ou incarné les humeurs dans Vice Versa. En avant présente des figures elfique au facies  pas forcément très attirant entre un schtroumpf et un extraterrestre. Il est certain que Disney ne va faire un carton en lançant une gamme de peluches autour du film, axant en ce moment tous ces efforts plutôt sur le phénomène Baby Yoda. Pourtant, derrière le physique, la firme aux grosses oreilles va apprendre encore une leçon au plus jeune, à savoir que le physique ne compte pas quand il y a du fond

L’attachement aux deux frères est certain. L’un est frêle, timide, rejeté par les autres tandis que l’autre est bourru, un brin désaxé. Ensemble, ils vont s’allier à la quête du père disparu pour surtout au final donner sens à leur fratrie. Cette relation fraternelle semble entre la nouvelle coqueluche de Disney qui en prend toute la force de ce lien indéfectible. En effet, après Elsa et Anna, le lien du sang est encore une fois une porte ouverte pour raconter de belles histoires, loin du prince charmant. De beaux moments dans En avant viendront étayer cette relation entre les deux personnages principaux alliant humour, notamment en pleine course poursuite, et séquences attendrissantes, surtout dans un final plein de sacrifices. 

La maladie abordée dans En avant

Les films d’animation Disney n’ont jamais éludé le sujet de la mort. Les héros emblématiques ont pu être confrontés à la mort d’un parent comme Simba dans Le Roi Lion, Bambi ou encore Cendrillon. Parfois, la mort vient naturellement avec la vieillesse dans Là-Haut ou Coco. Dans En avant, Pixar passe un cap en traitant de la fin de vie d’un père malade.

Le film ne tait pas les derniers moments douloureux. Barley évoque sans filtre auprès de son frère cadet les derniers de cette figure paternelle tenue en vie par des tuyaux, et son incapacité d’aller lui faire un dernier au revoir. Le pas de la maladie est franchie par la firme américaine qui s’attaque à la jolie thématique du deuil comme point d’orgue à sa belle histoire. 

De prime abord moins attrayant et moins vendeur qu’un Toy Story, En avant a la douceur humaniste d’un film Pixar qui fait toujours grandir les plus jeunes et rajeunir les plus âgés. La recherche d’un proche disparu n’est en réalité qu’un moteur pour la construction des protagonistes. On savait déjà avec Coco que les ancêtres décédés sont toujours avec nous, on apprend avec En avant qu’ils sont des modèles éternels. 

En savoir plus :

Antoine Corte

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