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Astrid et Raphaëlle saison 1 photo série télé
© Patrick Fouque

Critique / « Astrid et Raphaëlle » saison 1

La série policière Astrid et Raphaëlle d’Alexandre de Seguins et Laurent Burtin, avec Lola Dewaere et Sara Mortensen en tête d’affiche, est diffusée sur France 2 depuis le vendredi 13 mars 2020. L’avis et la critique série de Bulles de Culture sur Astrid et Raphaëlle saison 1.

Synopsis :

Un célèbre avocat (Yannick Laurent) s’effondre en pleine audience ! Diagnostic : mort de peur… L’enquête de Raphaëlle (Lola Dewaere) et Astrid (Sara Mortensen) les mène jusqu’à une maison hantée dont elles vont devoir percer les secrets…

Astrid et Raphaëlle saison 1 avec le duo Lola Dewaere et Sara Mortensen

Avec un tournage à Paris et en région parisienne, un scénario de Denis Alamercery, Laurent Burtin et Alexandre de Seguins, une musique originale d’Erwann Kermorvant et une réalisation d’Elsa Bennett et Hippolyte Dard (épisodes 1 à 4) et de Frédéric Berthe (épisodes 5 à 8), Astrid et Raphaëlle saison 1 signe donc le retour pour 8 épisodes de 52 minutes (au lieu des 6 épisodes initialement prévus) du duo policier détonnant formé de la commandante de police borderline et impulsive Raphaëlle Coste et de la documentaliste de la Police Judiciaire rigoureuse et singulière — elle est autiste Asperger —, Astrid Nielsen, après le bel accueil réservé par les téléspectateurs à l’épisode pilote intitulé Puzzle — près de 5 millions d’entre eux ont découvert cette première enquête devant leur petit écran.

Au programme donc de cette première saison d’Astrid et Raphaëlle : des meurtres, des disparitions, des rebondissements sur fond de maison hantée — décidément à la mode dans nos fictions françaises (cf. le téléfilm Les blessures de l’île ou la série Chérif), de squelettes de dinosaures au Muséum national d’Histoire naturelle, de « cold case » (une ancienne affaire non élucidée et classée sans suite) dans les Catacombes de Paris, d’alchimie et de pierre philosophale mêlant Fulcanelli et le Musée national de la Renaissance, de quarantaine dans un bus, de mort-vivant… Bref, la mémoire vivante des affaires criminelles qu’est Astrid Nielsen ne sera pas de trop pour aider la commandante Coste et son équipe à résoudre ces nouvelles enquêtes. Ils pourront d’ailleurs s’appuyer sur les deux coéquipiers de Raphaëlle, Nicolas (Benoît Michel) et Arthur (Meledeen Yacoubi), ainsi que sur le commissaire Carl Bachert (Jean-Louis Garçon remplace Daniel Njo Lobé qui jouait ce rôle dans l’épisode pilote) qui garde toujours un œil sur notre duo.

Enfin, dans Astrid et Raphaëlle saison 1, Sara Mortensen et Lola Dewaere vont aussi croiser de nombreux guests. Mentionnons notamment Kamel Isker, Élisabeth Mortensen, la maman de Sara Mortensen dans la vraie vie, Fanny Bastien et le chanteur Charlélie Couture (épisodes 1 et 2), Benjamin Egner et le chanteur Richard Gotainer (épisode 3), l’animateur Ariel Wizman et l’humoriste Stéphane Guillon (épisode 4), Stéphanie Pareja et Daniel Mesguich (épisode 5), Anne Le Nen, la danseuse et chorégraphe Fauve Hautot et Michel Bompoil (épisode 6), l’humoriste Raphaël Mezrahi et l’écrivain Hugo Horiot (épisode 7), l’ancien rugbyman Vincent Moscato et le psychanalyste Gérard Miller (épisode 8).

La très belle, amusante et touchante prestation de Sara Mortensen

En parallèle aux différentes enquêtes d’Astrid et Raphaëlle saison 1 se dessine un fil rouge autour du personnage central de la série, Astrid Nielsen, et de son autisme. Ainsi, l’atelier d’aptitude sociale, menée par le personnage de William (Jean Benoit Souilh) et où Astrid retrouve d’autres personnes dans son cas, nous permet de comprendre le ressenti de celle-ci vis-à-vis de ses interactions avec les neurotypiques (surnom donné par les autistes à ceux qui ne le sont pas). De même, des flashback, semés au fil des épisodes et en résonance avec eux, nous dévoilent un peu plus à chaque fois le passé d’Astrid (son enfance, son père [Aliocha Itovich], sa mère, son tuteur [Geoffroy Thiebaut], son arrivée aux archives de la PJ…).

Ainsi, c’est l’évolution du personnage d’Astrid au contact de la commandante Raphaëlle Coste et des autres personnages — notamment avec le médecin légiste, campé par Husky Kihal, peu ravi de se voir systématiquement contredit par Astrid dans ses diagnostics — qui est au coeur de cette première saison. Investie jusque dans les moindres détails dans ce rôle si particulier, Sara Mortensen nous livre une très belle, amusante et touchante prestation, aussi bien dans ses jeux de regards que dans son phrasé. A ses côtés et même si son personnage est beaucoup moins développé, Lola Dewaere propose une enquêtrice borderline et avec du caractère qui force la rencontre et la formation du binôme, poussant du coup chacune d’elles à revoir ses a priori sur l’autre et à façonner au fil de la saison une belle amitié entre elles.

Ainsi, même si certains épisodes sonnent parfois un peu faux, manquent de rythme et de dialogues percutants (en particulier les épisodes 3 et 4), Astrid et Raphaëlle saison 1 s’avère être une série très agréable à suivre, portée par l’une excellente Sara Mortensen et le duo détonnant qu’elle forme avec Lola Dewaere. Et la fin donne très envie d’un Astrid et Raphaëlle saison 2.

En savoir plus :

  • Astrid et Raphaëlle saison 1 est diffusé sur France 2 depuis le vendredi 13 mars 2020. La série est également diffusée en streaming et disponible en replay sur France.tv
Jean-Christophe Nurbel
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3 Commentaires

  1. Série policière originale, très bien construite et interprétée, qui suit au cours d’enquêtes complexes pleines de suspense et de rebondissements, l’évolution des deux personnages principaux : Astrid, une autiste Asperger, documentaliste criminaliste qui voit des indices que personne d’autre ne voit en concevant les énigmes criminelles comme des puzzles abstraits, et Raphaëlle, enquêtrice de terrain impulsive et rugueuse.
    Deux personnalités si différentes mais pourtant si complémentaires, animées par la même détermination à résoudre des enquêtes, qui vont progressivement apprendre à se comprendre, à s’apprécier et à partager des moments de vie.

    Le dernier épisode de la saison voit leurs deux univers s’interpénétrer avec Raphaëlle qui doit penser comme Astrid pour comprendre le message caché qu’elle lui a laissé sur l’identité de son ravisseur et Astrid, qui face à la réalité de la mort, doit penser comme son père et Raphaëlle pour surmonter sa panique naturelle et définir la meilleure stratégie à adopter face à son agresseur.

    L’épreuve personnelle traumatisante qu’elle a subie et la mort de son tuteur, ont permis à Astrid d’acquérir de la confiance en elle et de s’accepter en prenant sa destinée entre ses mains. Mais elle n’est pas seule sur ce chemin car elle a l’amitié de Raphaëlle.
    Astrid acceptera-t-elle d’entendre sa mère et lui pardonner de l’avoir abandonnée ?

    La série constitue un vibrant plaidoyer pour le droit et le respect des différences comme une force et une richesse qui transcendent les préjugés.
    On attend avec impatience la saison 2 de la série.

  2. Danielle CAILLAUD

    Astrid et Raphaëlle, enfin une bouffée d’air frais,original qui nous apporte une série policière, pleine l’enthousiasme, d’humour et des intrigues très puzzles comme le soignerait
    Astrid. Enfin une série avec un avenir,qui nous ne fait pas tourner en rond. Aller bonne continuation et vive la deuxième saison.

  3. J adore cette série Astrid et Raphaëlle …pour une fois qu’une autiste a un premier rôle… une série qui sort des clous et des standards merciiiiiii encore plein d’épisodes SVP
    Fabrice du 972

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