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Ad Astra critique film avis affiche

[Critique] « Ad Astra » (2019) de James Gray

Après un saut dans le passé en proposant The Lost City of Z (2016), James Gray nous projette, avec Ad Astra, dans un avenir proche. Le réalisateur nous offre une œuvre sobre qui interroge notre société. La critique film et l’avis de Bulles de Culture. 

Synopsis :

L’astronaute Roy McBride (Brad Pitt) s’aventure jusqu’aux confins du système solaire à la recherche de son père disparu et pour résoudre un mystère qui menace la survie de notre planète. Lors de son voyage, il sera confronté à des révélations mettant en cause la nature même de l’existence humaine, et notre place dans l’univers.

Comme on peut le constater sur les affiches placardées dans les tunnels du métro, chaque film abordant le thème de l’espace n’échappe pas à l’inéluctable comparaison avec 2001 : L’odyssée de l’espace (1968) de Stanley Kubrick. Pour apprécier Ad Astra, il faudra sortir du conformisme imposé par le marketing et se demander si nous sommes dans une œuvre du même registre.

Ad Astra est-elle une œuvre d’anticipation ?

Alors que les Etats-Unis de Donald Trump ambitionnent de réaliser des vols habités sur la Lune et Mars dans les années avenirs, James Gray (The Lost City of Z, 2016; The Immigrant, 2013; Two Lovers, 2008; The Yards, 2000) en a profité pour s’interroger sur les effets d’un isolement prolongé, occasionné par d’aussi longs voyages, sur le psychisme humain. Pour son expérience, le réalisateur a opté pour deux cobayes de choix : Brad Pitt (Once Upon a Time in Hollywood, 2019; The Big Short: Le Casse du siècle, 2015; 12 Years a Slave, 2013) incarnant Roy McBride, le fils de Tommy Lee Jones (Jason Bourne, 2016; The Homesman, 2014; Men In Black III, 2012), interprétant Clifford McBride, un astronaute émérite.

A différents intervalles de temps, Clifford et Roy McBride explorent les confins de l’espace dans le but de trouver des réponses. Pour le premier, des traces de vie extraterrestre. Pour le second, les raisons de la disparition de son père.

L’action se déroule dans un avenir proche. Pour cette raison, James Gray (The Lost City of Z, 2016; The Immigrant, 2013; Two Lovers, 2008; The Yards, 2000) a fait le choix de costumes simples, sans fioriture, lui permettant d’échapper à la caricature et à une ringardise prématurée.

De ce fait, le réalisateur a banni toute extravagance de son film. Si bien que l’histoire racontée pourrait être contemporaine. Le spectateur peut alors s’immerger avec facilité dans cet univers et s’approprier aisément les messages véhiculés.

Quel message terre-à-terre en tirer ?

A travers Ad Astra, James Gray (The Lost City of Z, 2016; The Immigrant, 2013; Two Lovers, 2008; The Yards, 2000) appelle à une introspection implicite de notre société.

En pleine crise environnementale, beaucoup d’argent est employé dans des missions spatiales, plus ou moins farfelues, comme rendre Mars habitable ou trouver d’autres planètes habitables. Plutôt que s’échiner à trouver des solutions extraterrestre au péril que nous vivons, le réalisateur nous invite à nous reconnecter.

En apparence les nouvelles technologies nous lient en permanence. Les êtres humains semblent communiquer mais n’offrent qu’un avatar d’eux même, un être factice qui se veut modèle, remarquable. En réalité James Gray (The Lost City of Z, 2016; The Immigrant, 2013; Two Lovers, 2008; The Yards, 2000) condamne l’isolement des individus dans leur cocon. Un esprit d’union permettrait de préserver notre planète.

Du périple de Brad Pitt (Once Upon a Time in Hollywood, 2019; The Big Short: Le Casse du siècle, 2015; 12 Years a Slave, 2013) et de Tommy Lee Jones (Jason Bourne, 2016; The Homesman, 2014; Men In Black III, 2012), les spectateurs comprendront que la solution à nos problèmes contemporains, ne pourra pas venir de l’extérieur, mais bien des êtres vivants qui peuplent notre Terre.

En savoir plus :

  • Date de sortie France : 18/09/2019
  • Distribution France : Metropolitan FilmExport

Pierre L.

Rédacteur / Editor chez Bulles de Culture
TOP 5 Cinéma : "Le cercle des poètes disparus" (1989), "Vol au dessus d'un nid de coucou" (1975), "La soif du mal" (1958), "La corde" (1948), "Gran Torino" (2008)
Pierre L.

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