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Lollapalooza 2019 devanture
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Lollapalooza Paris 2019 : retour sur deux jours de fêtes

Supernova des festivals d’été parisiens depuis 2017, le Lollapalooza Paris 2019 a réuni ces 20 et 21 juillet, jour du 50e anniversaire du 1er homme sur la lune, un big bang musical éclectique (et inégal) de stars internationales et françaises, sur ses 4 scènes installées au cœur du bois de Boulogne. 

Lollapalooza Paris 2019 : de bonnes surprises du côté des scènes secondaires

A défaut d’avoir mis des étoiles pleins les yeux des amateurs de musique, le festival américain en a laissé plein les joues des instagrameurs, venus en nombre se prendre en photo devant la réplique illuminée de la tour Eiffel. Arrivés en milieu d’après-midi samedi, nous entamons les festivités avec les rockers canadiens de Metric, qui malgré l’énergie d’Emily Haines, peinent à créer une connexion avec le public de la Main Stage 2.

Pour respirer le premier nuage de poussière (caractéristique de tout concert réussi sur l’hippodrome Longchamp), il fallait se tourner du côté de l’Alternative Stage où Mat Bastard, le charismatique leader de Skip the Use, ne se lasse pas faire sauter les foules depuis 2008 avec son rock guerrier mais sans éclat.

Lollapalooza Paris 2019 Tour Eiffel
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La première claque de ce Lollapalooza Paris 2019 viendra de la Perry’s Stage, où le spécialiste de la trap, le DJ Aazar désarticule les corps et les tympans sur un set exalté – la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux) peine à sensibiliser les quelques curieux venus s’informer sur l’esplanade réservée aux associations située derrière la scène.

Alors que Jain, nous livre une prestation rodée à l’américaine, nous choisissons de nous laisser emporter par la talentueuse australienne de 24 ans, Tash Sultana, qui à coup de loops psychédéliques bien senties nous emmène très loin de Paris (en emportant tout regret de ne pas être allé danser le mia avec IAM au même moment).

Lollapalooza 2019 Perry Stage
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Après une pause culinaire qui, malgré la présence d’un espace gastronomique parrainé par Jean Imbert, nous laisse sur notre faim (par manque de diversité et d’invitation au voyage) – tout comme le concert d’Orelsan (qui peine à insuffler sur scène le supplément d’âme pourtant présent dans ses chansons) – nous nous réfugions sous la tente de la Perry’s Stage, pleine à craquer de festivaliers venu écouter le set du jeune Kungs (et éviter l’orage). Les plus téméraires ont quant à eux affronté la pluie devant le show pyrotechnique et explosif des Twenty One Pilots. Nous, nous sommes partis nous reposer.

Rap vs. Rock, le combat des géants

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Le lendemain, nous entamons notre dimanche en compagnie de la danoise , qui réveille les festivaliers endormis en reprenant ses succès dont le tube Lean On. Puis, nous décidons de ne pas choisir et d’aller voir en même temps Roméo Elvis, qui endiable sont public comme personne, et Caravan Palace (histoire de nous remémorer nos soirées étudiantes – et avouons que la chanteuse Zoé Colotis et sa bande n’a rien perdu de sa superbe).

Le temps est alors venu pour nous de prendre un peu le soleil à l’écart du tumulte – mais les beats latinos du chanteur portoricain Bad Bunny nous rattrapent. Peu importe, il est déjà l’heure de rejoindre la Main Stage 1 pour se faire ensorceler par Ben Harper (venu avec son groupe mythique The Innocent Criminals).

Les âges et les foules se croisent ensuite sur le coup des 21h, à la sortie du show du groupe Migos, rois du rap américain, et avant le grand retour en France du groupe The Strokes, idoles de notre jeunesse. Et si Julian Casablancas a su meubler avec humour (et en Français !) les problèmes techniques, le groupe a enchainé ses tubes, sans folie mais avec joie, laissant la foule nostalgique d’un temps où le rock régnait en maître dans les festivals. Car, oui, après la clôture de cette nouvelle édition du Lollapalooza Paris 2019 (qui aura eu le mérite de tenter le mariage pas toujours réussi des beats de rap et des riffs de guitare) par Nekfeu, qui aura laissé ses spectateurs sonnés pour quelques heures, nous, on ne sait plus sur quel pied danser.

Article écrit par VODG

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