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[Critique Cannes 2019] « Once Upon a Time… in Hollywood » (2019) de Quentin Tarantino

Le Festival de Cannes 2019 a vécu hier sa montée des marches la plus glamour de sa 72ème édition avec la présentation en compétition de Once Upon a Time…in Hollywood. Notre critique et avis du film de Quentin Tarantino.

Synopsis :

En 1969, la star de télévision Rick Dalton (Léonardo DiCaprio) et le cascadeur Cliff Booth (Brad Pitt), sa doublure de longue date, poursuivent leurs carrières au sein d’une industrie qu’ils ne reconnaissent plus. 

Once Upon a Time…in Hollywood : un écrin pour deux acteurs exceptionnels

Once Upon a Time…in Hollywood est la machine à remonter le temps de Quentin Tarantino. En 1969, l’industrie de la télévision commence à prendre le pas sur le cinéma. Hollywood, industrie du rêve californien, se transforme pour se lancer dans l’industrialisation de la célébrité. Dans cet univers en pleine évolution, la carrière de Rick Dalton se cantone à des rôles de méchants dans des séries soap. Il souhaite davantage percer sur le grand écran. Cependant, ses doutes et ses travers alcooliques ne le rendent pas assez « bankable ». Le comédien se lance dans l’expérience des westerns spaghetti, à la façon de Clint Eastwood ou Steve McQueen. A côté de lui, Cliff Booth (Brad Pitt) l’accompagne dans ses moindres faits et gestes. L’homme de mains est la doublure, son assistant, son chauffeur de l’acteur. Mélange de fiction-réalité, Quentin Tarantino va faire des incursions dans le réel avec le personnage de Sharon Tate (Margot Robbie), actrice et épouse de Roman Polanski. On connait son destin tragique puisque celle-ci se fait sauvagement assassiner par des hippies en 1969. Dans le film, le couple s’installe dans la villa adjacente à celle de Rick Dalton. 

Once Upon a Time…in Hollywood est donc un hommage à un temps révolu de la pop culture. On est immergé dans un cinéma d’ambiance à l’esthétique travaillé. Le film est d’ailleurs tourné en 35mm, après avoir testé le 70mm sur Les Huit Salopards. Pour autant, le long métrage est le plus déroutant dans la filmographie de Tarantino. L’accent est mis sur la performance de ces deux acteurs masculins, Brad Pitt et Léonardo DiCaprio, qui méritent un prix d’interprétation collectif à Cannes. Les deux stars n’en sont pas à leur coup d’essai avec le réalisateur puisque le premier était un américain farouche dans Inglorious Basterds (2009) et le second un esclavagiste sadique dans Django Unchained (2012). L’ancien Jack dans Titanic s’investit complétement dans un rôle taillé pour sa démesure. L’acteur qu’il joue à l’écran n’est-il pas en quelque sorte le reflet de ses propres préoccupations et douleurs ? On le voit notamment douter de ses prestations, avoir d’énormes colères dans sa loge après une journée de tournage…. Once Upon a Time…in Hollywood perturbe le spectateur à cause d’un rythme de narration singulier. Tarantino était maitre dans les scènes punchies avec une bonne dose de sang. Sa dernière production est de loin la moins violente de sa carrière, mais également la plus statique allant jusqu’à souffrir de quelques longueurs. Heureusement, le travail autour de la bande son est toujours ultra référencé. Elle est composée de titres des Rolling Stones, Mamas and the Papas ou de Out of Time de Chris Farlowe.

Il était une fois… aurait pu être un tout autre conte, plus vibrant, plus sanglant. Mais Tarantino en appelle pour une fois à sa mesure, livrant un film, moyennement réussi, mais qui est un écrin pour ses deux acteurs principaux.

En savoir plus :

  • Date de sortie France : 14/08/2019
  • Distribution France : Sony Pictures France

Antoine Corte

Rédacteur en chef adjoint / Deputy editor in chief chez Bulles de Culture
Toujours à défendre le cinéma français, j'aime particulièrement faire découvrir les films à petites sorties mais à portée universelle.

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Antoine Corte

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