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Un mensonge oublié d'Eric Duret image téléfilm
© Philippe LE ROUX / FTV

[Critique] « Un mensonge oublié » (2018) avec Sarah Martins et Théo Frilet

Cet article est le 362e sur 376 pour Programme TV de Bulles de Culture

Tourné sous le titre Les enfants du mensonge, Un mensonge oublié d’Eric Duret est un téléfilm policier avec Sara Martins et Théo Frilet dans les rôles-titres. L’avis et critique de Bulles de Culture sur cette fiction unitaire diffusée sur France 3 le mardi 8 janvier 2019.

Synopsis :

Agathe Plichard, une futur marié est retrouvée noyée dans la Creuse. La police conclut à un accident, mais Félix Bricourt (Théo Frilet) est persuadé que sa fiancée a été assassinée. Il décide contre la volonté de sa famille de mener son enquête avec l’aide de Carole Levasseur (Sara Martins), Chef du service d’investigation du commissariat.

Un mensonge oublié : le scandale des enfants de la Creuse en toile de fond

Avec un tournage du côté de Limoges et dans le département de la Haute-Vienne, le téléfilm Un mensonge oublié s’ouvre par le titre Bondié de la chanteuse réunionnaise Christine Salem, qui accompagne une séquence de flashback montrant des enfants métisses conduit dans un foyer du Guéret pendant l’hiver 1966, avant de se poursuivre de nos jours, toujours dans le département de la Creuse, avec la découverte du cadavre d’une future mariée métisse dans la rivière.

Ainsi, en arrière-plan de l’enquête criminelle menée par la commandante de police Carole Levasseur (Sara Martins) et de son second (Alban Aumard), c’est le scandale des Enfants de la Creuse qui se dessine. Pour rappel, de 1963 à 1982, c’est à l’instigation du député Michel Debré que des milliers d’enfants Réunionnais ont été déportés de force pour répondre à la désertification de départements ruraux tel que la Creuse.

Un polar réussi sur un épisode historique peu reluisant

Très vite, dans la fiction unitaire Un mensonge oublié, le procureur (Laurent Spievogel), proche de la belle-famille de la victime, souhaite conclure au suicide de la fiancée pour ne pas perturber les élections municipales et la famille de notables où règne l’influent patriarche, parfaitement incarné par Philippe Laudenbach. Mais c’est sans compter sur le père de famille, joué par Antoine Dulery, pour qui cette affaire va réveiller des souvenirs enfouis et surtout sur un duo d’enquêteurs peu courant, avec la douleur du côté du fiancé, interprété par Théo Frilet, et la ténacité du côté de l’enquêtrice, jouée par Sara Martins. Ce duo que tout oppose va en tout cas surpasser ses a priori et faire cause commune pour faire éclater la vérité.

Certes, on peut regretter une fin un peu trop happy end pour cette fiction. Mais avec une réalisation soignée et sans effet exagéré d’Eric Duret, une écriture  polar d’Armelle et Emmanuel Patron , qui offre un bon équilibre entre suspense et personnages complexes, ainsi qu’une musique originale d’Axelle Renoir et Sathy Ngouane, Un mensonge oublié est un téléfilm qui s’appuie avec réussite sur un épisode de l’Histoire de France peu reluisant.

En savoir plus :

  • Un mensonge oublié est diffusé sur France 3 le mardi 8 janvier 2018 à 21h. Ce téléfilm est également diffusé en streaming et disponible en replay sur France.tv
Jean-Christophe Nurbel
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Jean-Christophe Nurbel

Rédacteur en Chef / Editor in Chief chez Bulles de Culture
Accro aux films, aux pièces de théâtre, aux séries et à la culture en général, j'aime les œuvres qui me surprennent.

Top 3 Cinéma : "À bout de souffle" (1960), "Blade Runner" (1982), "Casablanca" (1942)
Top 3 TV : "Engrenages" (2005-...), "The Wire" (2002-2008), "Twin Peaks" (1990-1991)
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    Un commentaire

    1. Film sans interet, partial et qui s’empare de rares faits ayant pu survenir ,comme pour tous les enfants placés hélas et fait avec ça un pseudo documentaire qui stigmatise la creuse ou le réalisateur n’a pratiquement pas filmé (révélateur), si ce n’est une vue générale de gueret..et une photo dans un local du 87? et un « 23 » sur les immatriculations. Eh oui les creusois quand ils ne battent pas et ne violent pas les enfants sont des « rustres »,(je cite) ils les font travailler, à l’age de certains on peut en douter, eux memes connaissaient dans ces années là le froid et les rudes travaux et n’avaient pas le confort. Je suis creusoise et ai vécu ces années .Le climat etait rude mais qui a envoyé ces enfants mal vetus? N’y a t il pas eu des familles ayant adopté et rendu des enfants heureux? A leur majorité ces enfants ont du quitter ce « pays », moi j’en ai rencontré 2 voire 3 logés en foyer et ne s’en plaignant pas et les jeunes d’ alors ne les ‘ignoraient pas. Et je passe sur le cliché des creusois ignares qui avaient peur qu’ils déteignent »! Ca fait tache oui dans le film..
      Je ne pense pas etre la seule creusoise à etre indignée, A quand un film sur les nombreux creusois qui dans les villages ont avant cela caché au péril de leur vie des enfants (et adultes) juifs? (Là j’ai eu connaissance de cas..)

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