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[Critique] « Mia et le Lion Blanc » (2018) de Gilles de Maistre

Produit par Jacques Perrin, Mia et le Lion Blanc est un film réalisé par le documentariste Gilles de Maistre avec Mélanie Laurent, Daniah de Villiers et Langley Kirkwood. Cette fresque familiale et sauvage est sortie dans les salles le 26 décembre 2018. L’avis et critique film de Bulles de Culture.

Synopsis :

Mia (Daniah de Villiers) a onze ans quand elle noue une relation hors du commun avec Charlie, un lion blanc né dans la ferme de félins de ses parents en Afrique du Sud. Tous deux grandissent comme frère et sœur et deviennent vite inséparables. Trois ans plus tard, Charlie est devenu un lion imposant. Mia découvre alors le secret que cache la ferme : son père vend les lions à des « chasseurs de trophées ». Mia n’aura désormais qu’une obsession : sauver Charlie, à tout prix.

Mia et le Lion Blanc : un tournage atypique

C’est en tournant un documentaire pour la télévision que Gilles de Maistre a l’idée de Mia et le Lion Blanc. Le cinéaste s’intéressait alors aux enfants du monde entier qui avaient une relation avec des animaux sauvages. Lors d’un voyage en Afrique du Sud, le cinéaste découvre ses élevages de lions qui sont destinés à la chasse en enclos. Le film se construit autour de ce fléau. Pour ce faire, la production de Jacques Perrin s’est donnée les moyens pour développer une grande fresque au coeur de la nature sauvage. Le tournage, sur une durée de trois ans, a permis de de créer une amitié entre la jeune actrice Daniah de Villiers et le lion, « Thor », qui ont grandi ensemble devant la caméra. L’animal a été casté comme un véritable acteur. Celui-ci a en effet vécu avec l’équipe du film dès sa naissance jusqu’à ses trois ans. Pour diriger le roi de la forêt, le réalisateur a fait appel au zoologiste sud-africain, Kevin Richardson, au contact de ces bêtes depuis 20 ans avec lequel Gilles de Maistre avait déjà collaboré dans un documentaire, L’homme qui murmure à l’oreille des lions.

Une fresque sauvage aux beaux paysages

Tout dans Mia et le Lion Blanc se veut naturel. Profitant de ce cadre de tournage exceptionnel, Gilles de Maistre ne manque pas de filmer les paysages majestueux de l’Afrique. Les couleurs rougeoyant de la réserve font voyager. On sent à tout instant la pâte du documentaliste qui a envie de faire transporter son public vers de nouveaux horizons. Le long métrage met ainsi l’accent sur une Afrique du Sud riche de diversités. Cependant, il n’en cache pas les travers. En effet, le film met en lumière la triste tradition des chasses aux lions. En effet, certaines réserves peu scrupuleuses élèvent des animaux destinés à être abattus par des touristes fortunés lors de parties de chasse en enclos. Ces braconniers ramènent de leurs vacances une belle fourrure de lion en souvenir. Mia et le Lion Blanc devient un projet à dimension éducatif qui initie la jeune génération à la protection animale. On est loin des films idylliques de Disney Nature.

Une intrigue paresseuse qui sensibilise au problème de la chasse aux lions

Au delà de ce thème pédagogique, Mia et le Lion Blanc souffre néanmoins de grandes faiblesses. Si la relation entre Mia et le Lion est particulièrement fouillée, le scénario passe à côté de ses intrigues secondaires, en particulier celle liée aux traumatismes du jeune Mick, frère de Mia. Mélanie Laurent est superbe dans ce rôle de mère affectueuse, vivant avec l’angoisse de voir sa fille grandir avec un lion. Tout se tient dans la première partie du film, centrée sur l’appréhension entre Mia et le lionceau. Mais le long métrage opère un basculement maladroit dans sa seconde partie. D’une histoire familiale, on assiste à un sauvetage organisé, Mia devenant une jeune rebelle prête à tout pour sauver son lio. Si Mia et le Lion Blanc est résolument un film fait avec le cœur, Gilles de Maitre n’échappe pas totalement au côté naïf du genre, en témoigne les nombreuses étreintes entre la protagoniste et le roi de la jungle.

En savoir plus  :

  • Date de sortie France : 26/12/2018
  • Distribution France : StudioCanal
  • Film à partir de 7 ans

Antoine Corte

Rédacteur en chef adjoint / Deputy editor in chief chez Bulles de Culture
Toujours à défendre le cinéma français, j'aime particulièrement faire découvrir les films à petites sorties mais à portée universelle.

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Antoine Corte

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