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[Critique] « Les Bonnes Intentions » (2018) : Agnès Jaoui dans sa propre caricature

Après Place Publique (2018), Agnès Jaoui revient pour la seconde fois devant la caméra en 2018 avec Les Bonnes Intentions de Gilles Legrand. Le réalisateur de Malabar Princess (2003) s’embourbe dans une comédie sociale qui est la caricature de ce qu’elle dénonce. La critique film et l’avis de Bulles de Culture. 

Synopsis :

Une quinquagénaire surinvestie (Agnès Jaoui) dans l’humanitaire est mise en concurrence dans le centre social où elle travaille. Elle va alors embarquer ses élèves en cours d’alphabétisation, avec l’aide d’un moniteur passablement foireux, sur le hasardeux chemin du code de la route.

Les Bonnes Intentions, les causes perdues : un rôle récurrent pour Agnès Jaoui

Quand on évoque à Agnès Jaoui, on pense bien entendu à son duo incontournable avec Jean-Pierre Bacri. La comédienne est également un symbole de la défense sociale, prenant résolument la parole pour les opprimés et contre les injustices. On se souvient notamment de son discours cinglant contre Jacques Chirac au nom des intermittents du spectacle durant la cérémonie des César 2003. Pas étonnant que Gilles Legrand ait fait appel à elle pour incarner cette femme investie dans l’humanitaire, qui fait passer sa mission avant sa famille. Alors que Les Bonnes Intentions aurait pu être une satire sociale incisive et drôle à laquelle est habituée l’actrice, le film s’embarque très vite dans une caricature gênante et sans aboutissement.

Les Bonnes Intentions Agnès Jaoui photo film critique avis
© 20th Century Fox

Il faut dire que ce personnage dévoue aux causes perdues a déjà été campé par l’actrice dans Place Publique, en ce début d’année. Son rôle mettait en avant son combat pour éviter l’expulsion d’une jeune afghane. Avec cette nouvelle proposition, on sent beaucoup de redondance dans les choix de la comédienne. A côté, l’histoire de ce long métrage est trop brouillon. On enchaîne caractérisation ratée d’une héroïne, dont son investissement pour la cause humanitaire parait peu crédible, et scènes poussives où par exemple une jeune vendeuse désinvolte et sans cervelle se demande où se trouve le Bangladesh.

Une succession d’erreurs et de clichés

Le bon Tim Seyfi (Géronimo, Toril) est complètement gommé, à l’instar de ce personnage qui souffre des affres castratrices de son épouse. Au final, on ne sait pas bien quoi retenir de ce long métrage Les Bonnes Intentions. Comme si un choix devait être fait entre sa famille, composée notamment d’une mère immonde (Michèle Moretti), et sa vocation, le personnage de Gilles Legrand se trompe de conflit. Le film est ainsi une longue succession d’erreurs et de clichés.

En savoir plus :

  • Date de sortie France : 21/11/2018
  • Distribution France : 20th Century Fox
Antoine Corte

Antoine Corte

Rédacteur en chef adjoint / Deputy editor in chief chez Bulles de Culture
Toujours à défendre le cinéma français, j'aime particulièrement faire découvrir les films à petites sorties mais à portée universelle.

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