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Monica Bellucci Dinard Film Festival 2018 jour 2
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Dinard Film Festival 2018 Jour 2 : « The Happy Prince », « Nothing Like A Dame »

Cet article est le 3e sur 5 pour Dinard Film Festival 2018

Le Dinard Film Festival 2018 continue son exploration dans le cinéma britannique avec la découverte de The Happy Prince et Nothing Like A Dame. La 29ème édition du festival rend également un bel hommage à Agatha Christie. Programme sur cette deuxième journée en terres bretonnes.

Dinard Film Festival 2018 : La culture de l’hommage

Il est intéressant de constater à quel point le cinéma britannique est un art de l’hommage. Alors que les films américains sont souvent tournés vers l’innovation, les œuvres anglaises revendiquent davantage une filiation à leur culture passée. Depuis toujours, les cinéastes sont inspirés par ces grandes figures romancières comme Shakespeare ou Agatha Christie. Le Dinard Film Festival 2018 rend d’ailleurs un hommage à cette dernière dont les récits sont transposés à foison à l’écran. Le Festival rediffuse d’ailleurs une sélection des meilleures adaptations au cinéma de la romancière : Le Crime de l’orient express (1974), Mort sur le Nil (1978), Le miroir se brisa (1980) et Meurtre au Soleil (1982). Dernière production en date, le film Crooked House de Gilles Paquet-Brenner, également dans l’univers d’Agatha Christie, est dans la sélection 2018 en avant-première.

Le programme de ce jour 2 est d’ailleurs en plein dans cette thématique de l’hommage des artistes anglais à leurs prédécesseurs. La journée commence avec The Happy Prince de Rupert Everett. Projet d’envergure, le cinéaste s’attaque à un biopic sur la fin de vie d’Oscar Wilde. Puis les festivaliers peuvent enchainer avec le très joli documentaire Nothing Like a Dame sur quatre actrices anglaises fabuleuses ayant débuter leur carrière théâtrale ou cinématographique dans le début des années 50.

The Happy Prince de Rupert Everett (en compétition)

The Happy Prince suit les dernières années d’Oscar Wilde. A la fin du XIXème siècle, l’écrivain affiche trop son homosexualité. Il est donc condamné à de la prison. A sa sortie, l’artiste part s’exiler en France où il va reprendre sa relation avec Lord Douglas (Colin Morgan), tout en tentant d’utiliser ses mots pour séduire de jeunes garçons.

L’acteur britannique Rupert Everett se lance dans sa première réalisation avec The Happy Prince. S’il s’attaque à l’histoire d’un génie des mots, son film est à l’opposé un désordre verbal, longue tirade ennuyeuse. La lente agonie du poète est racontée avec trop peu d’entrain. Le scénario est mou à l’image d’une mise en scène sans éclat. Rupert Everett, qui joue le rôle du génie littéraire, peut laisser penser à la prestation de Jean-Pierre Léaud dans La Mort de Louis XIV (Albert Serra). Face à cette grande divinité royale, la prestation du comédien anglais est bien en dessous.

Nothing Like a Dame (avant-première)

Le réalisateur Roger Michell invite quatre actrices Eileen Atkins, Judi Dench, Joan Plowright et Maggie Smith, à discuter ensemble de leurs parcours. Ces quatre grandes comédiennes ont reçu le titre de « Dame » de la Reine d’Angleterre en reconnaissance de leurs contributions au rayonnement du théâtre et du cinéma anglais à l’international. Personnalités très populaires de la culture outre-manche, ces quatre acolytes ne sont pas moins amies.

A la manière d’un goûter entre copines, Roger Michell arrive à faire un film à la fois simple et drôle en réunissant ces drôles de dames. Ces dernières évoquent sans pudeur leurs temps forts professionnels, avec notamment quelques projets communs. A leurs débuts, elles se disputent notamment le rôle de « Cléopatre », joué par certaines d’entre elles dans des endroits différents. C’est Judi Dench qui se fait embaucher par le National Theatre pour y incarner la reine d’Egytpe en 1987. Elle raconte alors qu’il se murmurait dans les coulisses qu’elle était traitée de « naine ménopausée ». C’est toujours avec beaucoup d’humour que les actrices enchainent les anecdotes, notamment lorsque le réalisateur les questionne sur la façon de travailler avec leurs maris respectifs. Un grand blanc s’installe. Maggie Smith fait alors une tête de dégout avant de lâcher « je me demandais duquel on parlait ! ». La grande dame a de la personnalité !

Nothing Like a Dame met évidemment en avant bien plus Maggie Smith et Judi Dench que leurs consoeurs. Elles sont en effet les deux actrices les plus connues du grand public. Le documentaire les filme à plusieurs reprises sur un canapé (qui n’a pas l’air très confortable à leur dire) pour raconter leurs tournages récents, notamment dans James Bond pour Judi Dench ou Harry Potter pour Maggie Smith.

En savoir plus :

  • Date de sortie France de The Happy Prince : 19/12/2018
  • Distribution France de The Happy Prince : Océan Films
Antoine Corte

Antoine Corte

Rédacteur en chef adjoint / Deputy editor in chief chez Bulles de Culture
Toujours à défendre le cinéma français, j'aime particulièrement faire découvrir les films à petites sorties mais à portée universelle.

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