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Dinard Film Festival 2018 cinéma film jour 1
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Dinard Film Festival 2018 Jour 1 : Ouverture, « The Bookshop », « Breathe »

Cet article est le 2e sur 5 pour Dinard Film Festival 2018

Le Dinard Film Festival 2018 a à peine débuté ce mercredi 26 septembre que déjà le jury, présidé par Monica Bellucci, a déjà visionné la moitié des films en compétition. De notre côté, ce jour 1 a été ponctué par la découverte de The Bookshop d’Isabel Coixet (hors compétition) et Breathe d’Andy Serkis (en ouverture). Un petit tour d’horizon de cette immersion en terrain cinématographique anglais.

Le Dinard Film Festival 2018 est bel est bien lancé. Lors de la cérémonie d’ouverture jeudi soir au Casino Barrière, c’est l’invité d’honneur du festival, Dominique Besnehard, qui introduit la présidente du jury de cette année, Monica Bellucci. Le délégué général du Festival du Film Francophone d’Angoulême qualifie l’icône italienne comme « une actrice de rêve et d’exception ». L’ex James Bond Girl appelle ensuite sur scène ses co-jurés : L’actrice et réalisatrice, Emmanuelle Bercot, l’actrice Kate Dickie, l’acteur Rupert Grint, l’acteur Ian Hart, le directeur de la distribution StudioCanal Thierry Lacaze, l’acteur Alex Lutz et l’actrice Sabrina Ouazani. Tous ensemble, ils remettront le palmarès 2018, agrémenté cette année du Prix du Public et, pour la première fois dans l’histoire du Dinard Film Festival, d’un prix de la critique presse.

The Bookshop d’Isabel Coixet (hors compétition)

Premier film au Dinard Film Festival 2018 et sa réalisatrice, Isabel Coixet, n’est pas anglaise ! Et pourtant, la cinéaste d’origine espagnole arrive parfaitement à s’immerger dans le style anglais avec The Bookshop qui en porte toutes les caractéristiques. L’histoire se déroule en 1959 dans une bourgade du nord de l’Angletterre, Hardborough. Une jeune femme seule, Florence Green (Emily Mortimer) décide d’acheter un commerce en piteuse état pour y installer une librairie. En pleine époque puritaine, la passionnée de livres choisit de vendre un roman sulfureux de Nabokov, Lolita. Les habitants du village lui tournent alors le dos, sauf le Lord Edmund Brundish (Bill Nighy).

La réalisatrice espagnole de Ma vie sans moi effectue avec The Bookshop une immersion réussie en terre anglaise. On remarque que la cinéaste s’est complètement inspirée des décors verdoyants britanniques pour renouveler son style cinématographique. En cela, Isabel Coixet filme l’Angleterre à la façon d’un Stephan Frears dans Tamara Drewe (2010). Il existe d’ailleurs une grande ressemblance dans les personnages principaux des deux films. En effet, les deux femmes fortes manifestent, à deux époques différentes, l’envie de faire avancer les moeurs pudiques des anglais. Le scénario manque un peu d’entrain. Cependant, l’humour anglais est totalement présent grâce à de nombreuses situations comiques. Particulièrement émouvant, l’acteur Bill Nighy (Indian Palace, Good Morning England) montre encore une fois sa grande stature dans un jeu pourtant minimaliste.

Breathe d’Andy Serkis (en ouverture)

Avant de proposer Mowgli en fin d’année sur Netflix, Andy Serkis, davantage célèbre pour ses rôles en capture motion (Gollum, King Kong, César dans La Planète des Singes), réalise Breathe. Le film est tiré de l’histoire vraie de Robin Cavendish (Andrew Garfield), paralysé suite à une polio. Alors que tout le condamne, sa femme (Claire Foy) va se battre pour qu’il ait une vie heureuse malgré sa maladie. Le long-métrage est d’ailleurs produit par Jonathan Cavendisht, fils du personnage.

Breathe commence comme un mélo classique. On s’attend à une lente agonie du protagoniste alors que le scénario le montre totalement handicapé au bout de dix minutes. L’histoire va vite s’écarter de ses considérations tragiques pour montrer à quel point les années vont être heureuses pour ce héros qui n’avait pourtant aucun avenir. Le film est un récit de courage avec des beaux moments d’émotions. Particulièrement, la prestation de Claire Foy (The Crown) est remarquable. L’actrice, qui exprime ses sentiments avec le regard, est la pièce maitresse de ce long-métrage. La très belle mise en scène s’accompagne également d’images sublimes, montrant des paysages désertiques ainsi que la campagne anglaise bourgeoise.

En savoir plus  :

  • Date de sortie France de The Bookshop : 19/12/2018
  • Distribution France de The Bookshop : Septième Factory
  • Breathe est disponible en VOD le 1er novembre (TF1 Studio)
Antoine Corte

Antoine Corte

Rédacteur en chef adjoint / Deputy editor in chief chez Bulles de Culture
Toujours à défendre le cinéma français, j'aime particulièrement faire découvrir les films à petites sorties mais à portée universelle.

Top 3 Cinéma : "Moulin Rouge !" (2001), "Titanic" (1997), "Les Parapluies de Cherbourg" (1964)
Antoine Corte

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