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L'Amour est une fête affiche critique film avis

[Critique] “L’Amour est une fête” (2018) de Cédric Anger

L’Amour est une fête, film français du réalisateur Cédric Anger avec notamment Guillaume Canet et Gilles Lellouche, est sorti en salles de cinéma le 19 septembre 2018. Le long métrage raconte l’émergence du porno au début des années 80. L’avis et critique film de Bulles de Culture. 

Synopsis :

Paris, 1982. Patrons d’un peep show, Le Mirodrome, criblés de dettes, Franck (Guillaume Canet) et Serge (Gilles Lellouche) ont l’idée de produire des petits films pornographiques avec leurs danseuses pour relancer leur établissement. Le succès est au rendez-vous et ne tarde pas à attirer l’attention de leurs concurrents. Un soir, des hommes cagoulés détruisent le Mirodrome. Ruinés, Franck et Serge sont contraints de faire affaire avec leurs rivaux. Mais ce que ces derniers ignorent, c’est que nos deux « entrepreneurs » sont des enquêteurs chargés de procéder à un coup de filet dans le business du « X » parisien. C’est le début d’une aventure dans le cinéma pornographique du début des années quatre-vingt qui va les entraîner loin. Très loin…

L’Amour est une fête : les début du porno une nouvelle fois mis en image

L’ère de l’apparition du porno au début des années 80 inspire décidément le cinéma français cette année. Un Couteau Dans Le Coeur de Yann Gonzalez mettait Vanessa Paradis en proie à un mystérieux criminel dans le début de l’industrie des films gay. Cédric Anger décide d’aborder ce mouvement de libération sexuelle sous l’angle plus polémique de la femme-objet. Le réalisateur filme ses actrices comme des fantasmes pour hommes, enfermées dans des cages dorées, dont l’ambition ultime est de devenir des professionnelles des gorges profondes. Dans cette œuvre menée par la gente masculine, le rôle du plus machiste revient sans contexte à l’acteur Quentin Dolmaire, petit copain de Caprice (Camille Razat) qu’il « donne » aux deux patrons d’un peep-show pour qu’elle rapporte de l’argent.

L’Amour est une fête joue sur l’esthétique de sa mise en scène

L’Amour est une fête joue donc davantage sur l’esthétique de sa mise en scène que sur la puissance de son histoire. Les plans, jaunis par un filtre, donne un effet Sex-Pistols. Tandis que les décors luxuriants d’un château de province, lieu du tournage des films pornographiques, semblent être un vestige d’un téléfilm érotique à la Emmanuelle. Cependant, Cédric Anger oublie de soigner le fond de sa proposition. Dans un désordre narratif, L’Amour est une fête se veut un film social léger teinté d’une touche de polar bâclé. L’enquête pour démanteler le réseau du sexe, tenu par un caïd iconoclaste (Michel Fau), n’est qu’un prétexte pour nourrir une intrigue principale trop faible. Le duo Guillaume Canet/Gilles Lellouche ne fait pas des merveilles dans cette production difficile à défendre. Ainsi, l’ennui arrive vite dans L’Amour est une fête.

En savoir plus :

  • Date de sortie France : 19/09/2018
  • Distribution France : Mars Distribution
Antoine Corte

Antoine Corte

Rédacteur en chef adjoint / Deputy editor in chief chez Bulles de Culture
Toujours à défendre le cinéma français, j'aime particulièrement faire découvrir les films à petites sorties mais à portée universelle.

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