enfr
Accueil / CINEMA / [Critique Angoulême] « Shéhérazade » (2018) de Jean-Bernard Marlin
Shéhérazade affiche film critique avis angoulême 2018

[Critique Angoulême] « Shéhérazade » (2018) de Jean-Bernard Marlin

Cet article est le 5e sur 9 pour Festival du Film Francophone d'Angoulême 2018

Shéhérazade, film français du réalisateur Jean-Bernard Marlin avec notamment Dylan Robert, Kenza Fortas et Idir Azougli , est présenté en compétition au Festival du Film Francophone d’Angoulême 2018. L’avis et la critique film de Bulles de Culture. 

Synopsis :

Zachary, 17 ans, sort de prison.
Rejeté par sa mère, il traîne dans les quartiers populaires de Marseille. C’est là qu’il rencontre Shéhérazade…

Shéhérazade souffre de l’amateurisme de ses acteurs

Shéhérazade s’ouvre sur des images d’archives montrant le processus migratoire à Marseille. Aujourd’hui, la ville est touchée par des populations étrangères qui vivent dans une extrême pauvreté. C’est dans cette situation que se trouve les protagonistes. A 17 ans, Zachary sort de prison pour tomber dans les bras d’une jeune prostituée, Shéhérazade. Il devient vite son proxénète, retombant dans la délinquance. Autour de cette idylle dangereuse, les violences de cité émergent et le garçon va tout faire pour protéger sa dulcinée.

Le film de Jean-Bernard Marlin se veut au plus près de la réalité. Le réalisateur fait le choix de faire incarner ses personnages par des acteurs amateurs. Cette tendance est de plus en plus la nouvelle mode du cinéma français. En effet cette année, Mektoub My Love (Abdellatif Kechiche), Amin (Philippe Faucon) ou encore Carpharnaüm (Nadine Labaki) ont fait le même choix. Or, pour Shéhérazade, à trop vouloir chercher la réalité, on en perd l’efficacité d’un comédien professionnel qui aurait beaucoup mieux interprété chacun des rôles. Dylan Robert et Kenza Fortas ne sont en rien convaincants dans des prestations sans éclat. Toujours de surface, l’émotion n’est pas palpable. On s’ennuie de ce couple d’amoureux dès leur rencontre au moment de la première passe de la jeune femme. Refusant de se déshabiller, cette pseudo résistance n’a aucune attache devant nos yeux de spectateurs.

Une thématique essorée

Le mélange des genres du film n’est pas non plus son meilleur atout. Tantôt un thriller, un film d’amour ou une chronique judiciaire, Jean-Bernard Marlin ne stabilise pas son intention. Les soubresauts des péripéties n’arrivent pas à constituer une oeuvre équilibrée et surtout originale. Les actions sont attendues.

Il reste donc de Shéhérazade le sentiment d’un essorage culturel auquel il faut rajouter le poids de l’amateurisme des acteurs. Nous ne sommes pas du tout convaincus par ce premier film.

En savoir plus :

  • Date de sortie France : 5/09/2019
  • Distribution France : Ad Vitam
Antoine Corte

Antoine Corte

Rédacteur en chef adjoint / Deputy editor in chief chez Bulles de Culture
Toujours à défendre le cinéma français, j'aime particulièrement faire découvrir les films à petites sorties mais à portée universelle.

Top 3 Cinéma : "Moulin Rouge !" (2001), "Titanic" (1997), "Les Parapluies de Cherbourg" (1964)
Antoine Corte

Les derniers articles par Antoine Corte (tout voir)

    Laisser un commentaire

    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.