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La forêt des illusions par Grégory Aexander photo 2
© D.R.

[Critique] « La Forêt des illusions » de Grégory Alexander

Cet article est le 32e sur 44 pour Festival IN & OFF d'Avignon 2018

Voyage onirique sur la terre des contes créoles et amérindiens, La Forêt des illusions de Grégory Alexander fait souffler un vent de Guyane sur le festival d’Avignon Le Off 2018. L’avis et critique théâtre de Bulles de Culture.

Synopsis :

La grand-mère a disparu dans la forêt, l’enfant (Devano Bathooe) part à sa recherche. Il rencontre un caïman blanc, puis le faune, puis la sirène (incarnés par Anne Meyer) ; mais c’est Massala, le maître de la forêt qu’il veut trouver.

Un voyage au cœur des contes de la Guyane à Avignon Le Off 2018

Sur le parcours de l’enfant dans la pièce de théâtre La Forêt des illusions sont semées des créatures mythologiques qui viennent des fonds créoles et amérindiens. Ainsi en est-il de Maskili, le faune invisible et malin qui égare les voyageurs, de Maman Dilo, la sirène enjôleuse qui attire les hommes au fond de l’eau avec de l’or, de Massala, le grand maître de la forêt, et du caïman, dévoreur d’enfant avant tout.

Pour incarner ces créatures sur scène, la chorégraphe Anne Meyer à la peau blanchie revêt différents accessoires et différentes danses. L’univers onirique de la forêt est encore complété par les très belles illustrations de Marion Chombart De Lauwe et par la création musicale envoûtante de Sylvain Santelli.

La Forêt des illusions montre encore le lien intrinsèque qui existe entre l’enfant et la forêt, entre l’espace naturel de la forêt et les personnages mythologiques qui la peuplent et semblent défendre l’équilibre de la nature.

La Forêt des illusions : une quête initiatique touchante

La forêt des illusions par Grégory Aexander photo 1
© D.R.

Avec La Forêt des illusions, Grégory Alexander reprend la structure habituelle des contes : l’enfant part à la recherche d’un être aimé et disparu, et, ce faisant, va apprendre sur lui et se construire une identité propre. Les métaphores affluent et brillent d’un bel éclat.

La dimension trouble de cette forêt mystérieuse, incarnée sur scène par la vidéo-projection des images de Marion Chombart De Lauwe sur des panneaux suspendus, nous situe entre rêve et réalité, à moins que ce ne soit entre la vie et la mort.

Confronté aux épreuves, l’enfant apprend et grandit. Devano Bathooe nous rend cet enfant proche et attachant dans son interprétation. Il nous le rend touchant dans l’épreuve de la mort que celui-ci réalise, apprenant en frôlant la mort lui-même qu’il doit laisser partir la grand-mère adoré, celle-là même qui le somme en le sauvant de regagner la rive des vivants.

En savoir plus :

  • La Forêt des illusions se joue au festival d’Avignon Le Off 2018, à la Chapelle du Verbe Incarné du 6 au 28 juillet 2018 à 13h35. Relâche les 12, 19, 26 juillet
  • Durée du spectacle : 50 minutes
  • Pièce de théâtre à partir de 7 ans
Morgane P.

Morgane P.

Rédactrice/Editor chez Bulles de Culture
Littéraire dans l’âme, cœur tendre, j’aime que l’on me raconte des histoires, que l’on m’emmène à la rencontre de personnages qui me fassent vibrer, qui m’emportent, qui me touchent, et vivre à travers eux de belles et incroyables aventures.

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