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Nu saison 1 photo 07
© Jean-Christophe Nurbel / Bulles de Culture

Sur le tournage de « Nu » saison 1

Cet article est le 225e sur 287 pour Programme TV de Bulles de Culture

La genèse d’une série SF singulière

Nu saison 1 compte 10 épisodes de 26 minutes dont l’originalité est donc de nous plonger dans un univers où tout le monde vit nu. Cette idée est venue au créateur, coscénariste et réalisateur Olivier Fox (Q.I.) après les attentats et ces conséquences sécuritaires en France : « Le sentiment de flicage a fait qu’on s’est dit avec Arnaud [NDLR : Arnaud Figaret, le producteur de la série pour CAPA Drama] que le plus simple est qu’on vive nu. Si on vivait nu, on aurait moins besoin de surveiller les gens pour savoir s’ils transportent des armes, des bombes et s’ils fomentent des attentats ».

Voici donc pour le point de départ de cette série de science-fiction mais il fallait ensuite trouver un point d’entrée dans cet univers : « Notre point d’entrée est le personnage de Franck Fish qui se réveille dans un monde de naturistes », glisse avec humour le producteur Arnaud Figaret. Nu saison 1 est donc tout d’abord une comédie, plutôt potache dans l’humour, mais c’est également une série policière. En effet, la personne à l’origine de la loi transparence qui a transformé cette société en profondeur est retrouvée morte… tout habillée. Et si cela permet de donner du rythme à la série avec une enquête, Olivier Fox et ses coscénaristes Judith Godinot et Olivier de Plas se sont surtout empressés de jouer des codes du genre : « Avec la scène de crime, le labo Les Experts du légiste, l’interrogatoire musclé et la course-poursuite où tous les gens sont tous nus, on a pris tous les archétypes narratifs classiques de la série policière pour les inverser. C’est le concept anglais du ‘fish out the water’ qui est de mettre quelqu’un dans un univers qui n’est pas le sien. Cela permet de raconter cette histoire avec un personnage qui découvre cet univers avec nous. Et cela permet de faire une vraie différence entre lui qui découvre ça et les autres qui sont plus ou moins habitués à cette dictature — c’est une forme de dictature car les gens sont obligés d’être nus — et qui ont l’air au départ d’être très contents de ça ».

Il y a donc deux fils d’Ariane dans cette histoire : un homme qui va devoir apprendre à accepter cette nudité obligatoire et une enquête policière qui devrait révéler les dessous d’un système pas aussi transparent qu’il n’y paraît. « Moi, je découvre ce monde, je ne veux pas m’y acclimater et il va me transformer, explique le comédien Satya Dusaugey (Ceux de 14). Lucie [NDLR : la coéquipière de son personnage], elle croyait en cette justice, en cette vérité-là et face au monde tel qu’il est vraiment, elle va se transformer aussi ».

Et le créateur Olivier Fox d’ajouter que cette loi transparence n’a bien sûr pas été acceptée par tout le monde : « Il y a des rebelles dans la forêt, comme dans The Lobster, qui préparent le retour du vêtement et qui regroupe des gens de la mode et des djihadites musulmans. Dans la forêt, tu as donc des stylistes et des musulmans intégristes qui se sont unis pour le retour du vêtement et qui préparent des attentats. Mais ce sont des bras cassés ».

Jean-Christophe Nurbel
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Jean-Christophe Nurbel

Rédacteur en Chef / Editor in Chief chez Bulles de Culture
Accro aux films, aux pièces de théâtre, aux séries et à la culture en général, j'aime les œuvres qui me surprennent.

Top 3 Cinéma : "À bout de souffle" (1960), "Blade Runner" (1982), "Casablanca" (1942)
Top 3 TV : "Engrenages" (2005-...), "The Wire" (2002-2008), "Twin Peaks" (1990-1991)
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