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MAMAN A TORT affiche

[Critique & Interviews] “Maman a tort” (2018) : Première adaptation en série d’un thriller de Michel Bussi

Cet article est le 143e sur 160 pour Programme TV de Bulles de Culture

Une mini-série au casting réussi

Dans le roman, l’enfant est très présent, on est de son point de vue. Et c’était un parti pris dès le départ de ma part de me dire qu’on ne sera pas de son point de vue. Car si on démarre sur la parole d’un enfant et qu’on est de son point de vue, les gens vont penser que c’est une série familiale.
— Véronique Lecharpy

En figure de proue d’un casting particulièrement réussi pour la mini-série Maman a tort, il y a tout d’abord la comédienne Anne Charrier. Elle interprète ici un nouveau personnage féminin fort, la commandante de police Marianne Aubrais, une femme solitaire, tournée toute entière vers son travail, plus proche dans le caractère du personnage du téléfilm Prêtes à tout que de la série Marjorie. “C’est un personnage qui entretient une forme de toute puissance au niveau de ses équipes, de son travail, qui est très dans le contrôle, qui est un vrai chef, nous a expliqué Anne Charrier. Et c’est l’histoire et les évènements qui vont créer la faille et nous montrer un autre aspect de sa personnalité. (…)  Il y a la série Bron qui m’a inspiré mais pas sur l’aspect autiste mais sur le côté bouledogue, qui ne lâche rien, qui est très pro et a un côté bélier, qui fonce d’abord et réfléchit après, un côté reptilien. Elle suit ses impulsions. Et j’aimais aussi le fait que ce ne soit pas une femme dans la séduction, dans la féminité, dans la posture. Il y a quelque chose de franc chez elle que j’aimais beaucoup, d’honnête, de dur. (…) Et elle est à l’âge où elle fait les comptes. Et cette histoire va mettre en exergue le prix de ne pas avoir d’enfant, de ne pas avoir de vie privée, d’être irrémédiablement seule”.

Son personnage forme un triangle avec les personnages de la mère supposée de celui-ci, Amanda Moulin (Sophie Quinton), et de la coiffeuse et meilleure amie de Marianne, Angie (Camille Lou) autour du petit Malone. Et c’est donc un très, très jeune et talentueux comédien, Tom d’Ornano (5 ans), qui interprète cet enfant de 3-4 ans qui, à l’instigation du psychologue interprété par Samuel Theis, va faire resurgir des souvenirs encore enfouis en lui mais qui risque à tout moment de disparaître pour toujours. Choix extrêmement important dans la constitution du casting de la série, Tom d’Ornano a été choisi parmi 350 enfants. “On a vu plusieurs gamins mais c’est celui qui s’imposait, nous a ainsi confié la coproductrice Delphine Wautier. Dans l’histoire du roman, il est plus jeune mais un enfant de 3 ans et demi, ce n’est pas faisable en production et en terme de jeu. Lui, il avait à la fois ce côté encore bébé, tout en ayant cette gravité, cette maturité. C’est un enfant qui a toujours voulu jouer, il fait du théâtre”.

Ensuite, dans la mini-série Maman a tort, à côté du triangle de femmes, il y a deux hommes qui vont aussi beaucoup compté dans le parcours du personnage principal qu’est la commandante Marianne Aubrais. Il y a d’abord le lieutenant Pierrick Pasdeloup, dit “Papy”, interprété par le comédien Pascal Elbé qui nous l’a décrit comme “un personnage qui est sur son second souffle, un peu fatigué par son métier et sa situation”. Dans la série, on sent une très grande complicité entre les deux comédiens et cela ajoute à la relation inversée de leurs personnages : “C’est un amoureux transi et c’est très beau, nous a ainsi glissé Anne Charrier. Il la protège, il la protège même d’elle-même. Ce n’est pas une protection d’homme à femmes classique. Il la protège de ses excès à elle parce qu’il sait qu’elle est impulsive”.

Et l’autre personnage masculin lié à Marianne est le psychologue de Malone, Vasile Dragonman, qui va même avoir une relation avec elle alors que celle-ci n’existait pas à l’origine. “L’histoire d’amour entre Marianne et Vasile n’existait pas dans le livre, nous a ainsi expliqué la coscénariste Véronique Lecharpy. Dans le livre, il a une relation avec une femme mais c’est impossible à mettre en place et je ne trouvais pas ça crédible psychologiquement. Et c’était important qu’elle vive une histoire d’amour autre que celle un peu frustrée avec Papy”. Et c’est donc le comédien Samuel Theis qui interprète ce beau gosse très “Mittleeuropa avec son petit accent”, comme nous l’a glissé avec humour le réalisateur François Velle.

Enfin, difficile de parler de la série Maman a tort sans parler de Gouti, la peluche doudou de Malone. Il s’agit d’un agouti, un petit rongeur qui vit dans les forêts tropicales d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud. Et même pour ce “personnage”, il y a eu un casting : “Il y avait quatre projets. Est-ce que c’était vraiment un agouti ou juste une peluche qui ressemblait un peu ? C’est le service décoration de France 3 Lille qui ont recréé un agouti qu’on aurait pu acheter à Cayenne. Il y en avait quatre exemplaires”.

Jean-Christophe Nurbel
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Jean-Christophe Nurbel

Rédacteur en Chef / Editor in Chief chez Bulles de Culture
Accro aux films, aux pièces de théâtre, aux séries et à la culture en général, j'aime les œuvres qui me surprennent.

Top 3 Cinéma : "À bout de souffle" (1960), "Blade Runner" (1982), "Casablanca" (1942)
Top 3 TV : "Engrenages" (2005-...), "The Wire" (2002-2008), "Twin Peaks" (1990-1991)
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