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Whitney Houston et Kevin Costner dans le film Bodyguard
© D.R.

[Critique] « Whitney » (2018) : Portrait intimiste sur Whitney Houston

Cet article est le 32e sur 32 pour Festival de Cannes 2017

Whitney, film documentaire britannique du réalisateur Kevin Macdonald, a été présenté en séance spéciale de minuit au Festival de Cannes 2018. Il sort au cinéma le 29 août 2018. L’avis et la critique film de Bulles de Culture. 

Synopsis :

Elle a vendu 200 millions d’albums. Elle détient le record du plus grand nombre de numéros 1 consécutifs. Sa chanson I Will Always Love You est le single le plus vendu par une chanteuse. Derrière les records, les rumeurs, les scandales, les secrets et la gloire, voici la vraie Whitney.

Whitney, le documentaire attendu du Festival de Cannes

Le Festival de Cannes voulait avec le documentaire Whitney recréer le phénomène autour du film Amy (2015) sur la chanteuse Amy Winehouse, découvert également en séance de minuit. En s’attaquant au parcours de la plus grande chanteuse pop de tous les temps, Kevin Macdonald a de quoi étayer une belle œuvre. Le réalisateur du film Le dernier roi d’Écosse revient sur le parcours hors norme de celle qui fût notamment connue pour son rôle dans le film Bodyguard (1992). Il utilise pour cela un certain nombre d’images d’archives, dont certaines sont inédites. On voit ainsi Whitney Houston dans son enfance entourée d’une famille d’artistes, dont sa mère Cissy Houston ou sa cousine Dionne Warwick.

Une ascension fulgurante

Le documentaire Whitney revient sur l’ascension de la jeune artiste grâce notamment à une rigueur exemplaire qu’elle s’imposait pour entrainer sa voix de cristal. En devenant populaire, Whitney Houston prend de plein fouet les critiques de la communauté noire qui la juge chanteuse « pour blanc ». Whitney est résolument enjoué et musical dans sa première partie, laissant résonner quelques tubes comme I Wanna Dance With Somebody ou How will I KnowLe documentaire est entrecoupé d’interviews de proches de la chanteuse réalisées par Kevin Macdonald lui-même pour son film. Le cinéaste réussit notamment à faire intervenir sa mère, Cissy Houston, ou son ancien producteur Clive Davis. L’œuvre rend hommage à l’aura de la star et à son influence. On la voit au sommet, portant les valeurs de l’Amérique, lorsqu’elle interprète l’hymne national américain au Superbowl de 1991.

Whitney Houston : de la descente aux enfers avec Bobby Brown à son viol

Puis, Bobby Brown finit par arriver dans le paysage du film documentaire Whitney. C’est là que tout bascule pour l’icône. Devant la caméra, le rappeur américain rappelle sa passion dévorante pour sa femme. Il apporte également des réponses glaçantes démontrant tout le malaise autour de leur relation. « La drogue n’a jamais fait parti de la vie de Whitney Houston« , déclare-t-il à Kevin Macdonald. Cette intervention signe la fin de la partie réjouissante du documentaire. Débute alors une seconde partie traitant quasi exclusivement des problèmes d’addictions aux drogues et à l’alcool de la chanteuse. Le temps de la gaîté est terminé.

Le film prend dès lors une orientation beaucoup plus intimiste, perdant de sa musicalité. Les tubes post années 90 seront passés sous silence, notamment les morceaux de son dernier album I Look To You, pourtant produit avec Alicia Keys et Akon. Cependant, Whitney fait des révélations chocs. On apprend en effet avec stupeur que Whitney Houston aurait été agressée dans son enfance par sa cousine Dee Dee Warwick. Ce fait méconnu va être le point d’orgue sensationnel d’un documentaire édifiant. Bien plus intimiste et moins musical qu’Amy, il montre les revers du succès pour cette si grande chanteuse qui restera dans les mémoires de la pop américaine.

En savoir plus :

  • Date de sortie France : 29/08/2018
  • Distribution France : ARP Sélection
Antoine Corte

Antoine Corte

Rédacteur en chef adjoint / Deputy editor in chief chez Bulles de Culture
Toujours à défendre le cinéma français, j'aime particulièrement faire découvrir les films à petites sorties mais à portée universelle.

Top 3 Cinéma : "Moulin Rouge !" (2001), "Titanic" (1997), "Les Parapluies de Cherbourg" (1964)
Antoine Corte

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