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[Interview] Vladimir de Fontenay, réalisateur de “Mobile Homes”

“Le tournage a été très compliqué : la comédienne s’est blessée, il y avait des tempêtes de neige, on a perdu des décors…”

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Bulles de Culture : Pour le tournage de Mobile Homes qui est donc ton premier long métrage, as-tu été confronté a beaucoup de difficultés, d’imprévus ?

Vladimir de Fontenay : En réalité, le tournage a été très compliqué : la comédienne s’est blessée, il y avait des tempêtes de neige, on a perdu des décors… On a tourné dans cette forme d’urgence où souvent j’arrivais le matin, je réunissais mon équipe et je découpais [NDLR : Découper = définir les différents plans de chaque scène] devant les chefs de poste avec les comédiens. Parce que tout le travail qu’on avait fait en amont pouvait être jeté à la poubelle. Les mobil-homes dans lesquels on devait tourner n’étaient plus les mêmes. Le parcours n’était plus le même. L’endroit de la course poursuite avait changé parce qu’on n’avait pas eu l’autorisation pour tourner sur une route…

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Bulles de Culture : Peux-tu nous en dire plus sur ces mésaventures ?

Vladimir de Fontenay : La partie qui se passe dans le mobil-home park a été la plus douloureuse. En milieu de tournage, le propriétaire du mobil-home de Rob [NDLR : joué par Callum Keith Rennie] a dit qu’il ne voulait plus qu’on tourne à l’intérieur. On a du recréer les intérieurs de la chambre de Rob dans une chambre d’hôtel dans laquelle on dormait. Du coup la deuxième partie de Mobile Homes est la plus basique au niveau de la mise en scène, elle fonctionne de façon très simple et directe. On a eu de la chance que ça tombe dans cette partie là du film où c’est quasiment monochromatique, froid. On n’était pas dans le début du film où les couleurs sont beaucoup plus saturées, où il y a des néons, des lumières chaudes, des lumières froides… parce que la présence d’Evan transforme le quotidien.
Ensuite Imogen Poots s’est blessée (elle a reçu un mobil-home en pleine figure), et on a dû reporter le tournage de certaines scènes. Je suis rentré en France avec les deux tiers du film, on a commencé un montage, et ensuite je suis allé re-tourner le reste quelque mois plus tard. L’enfant grandissait… il n’avait plus la même voix !
C’était atroce car ce qu’on avait commencé à tourner sous la neige, on devait maintenant le tourner en plein soleil. Du coup, on a dû faire énormément de travail de post-production. On avait des canons à neige sur des scènes, des draps blancs pour pouvoir ensuite repeindre la neige en 3D par-dessus. On a fait pas mal de fond vert… Donc un film qui devait être très naturaliste s’est retrouvé à comporter beaucoup plus de post-production que ce qu’on avait imaginé. Heureusement qu’on a eu l’Aide aux Nouvelles Technologies du CNC, sinon on n’aurait pas pu terminer le film. Le montage a été très long : plus de 25 semaines. Tout a été très long.

Marie Deconinck

Marie Deconinck

Rédactrice / Editor chez Bulles de Culture
Comédienne franco-québécoise, scénariste à mes heures et surtout obsédée de cinéma, j'aime les oeuvres flamboyantes et hypersensibles (Terrence Malick, Leos Carax, Charlie Kaufman, Xavier Dolan, David Lynch, Les frères Coen, Coppola...).

Top 5 Cinéma : "Nos meilleures années" (2003),"The Tree of Life" (2011), "Fargo" (1996), "Apocalypse Now" (1979), "Les enfants du paradis" (1945), "Eternal Sunshine of the Spotless Mind" (2004)
Marie Deconinck

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