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album GiedRé est les gens image GiedRé
© Bichon Zen Man

[Interview] « GiedRé Est Les Gens »… et les aime en même temps

Ce mercredi 7 mars 2018, GiedRé revient à Paris au Café de la Danse, une de ses salles favorites. Vous ne connaissez pas la demoiselle ? Après des passages sur de grandes chaînes de télévision — avec le fameux fauteuil de Laurent Ruquier rien que pour elle ! — depuis quelques années, c’est Bulles de Culture qui a pu lui parler. Interview par téléphone avec une artiste toujours aussi souriante.

Interview de GiedRé

GiedRé image pochette album GiedRé Est Les GensAprès son set de dates parisiennes en novembre 2017 à Le Zèbre de Belleville — un nom de salle lui allant comme un gant —, GiedRé a accepté de faire quelques confidences à Bulles de Culture. Elle vous propose de faire connaissance d’entrée de jeu avec Jean-Do, un embaumeur qui viole quelques victimes et un retraité abandonné en maison de retraite par ses enfants (« Chambre 26, celle qui pue la pisse », chante-t-elle) sur l’album GiedRé Est Les Gens — subtil jeu de mots —, toujours en auto-production. Un nouvel album qui donne lieu à un spectacle du même nom. Un album-concept dans lequel elle joue des personnages… et elle en est à elle toute seule !

Bulles de Culture : Après une résidence à Paris, vous revoilà donc repartie en 2018 sur les routes de France, Suisse et Belgique ?

GiedRé : C’est ça. En novembre 2017, c’était les dates parisiennes et la tournée est venue en décembre. Je suis contente de revenir avec ce spectacle.

Bulles de Culture : Comment était cette flopée de dates parisiennes ?

GiedRé : C’était encore mieux que ce que je n’aurais pu espérer, j’étais très contente. Repartir avec quelque chose de totalement nouveau m’excite.

Bulles de Culture : Vous êtes motivée en tout cas car la précédente tournée s’était terminée début 2017 ?

GiedRé : Non, même pas, la dernière date était en septembre 2017. Presque un mois après, je remontais sur scène avec un nouveau spectacle.

« Un concert-spectacle, un ‘con-spacle’ comme on dit »

Bulles de Culture : Et il part d’où ? Quelle est la genèse du projet GiedRé Est Les Gens ?

GiedRé : J’ai décidé il y a environ six mois [NDLR : interview réalisée en novembre 2017] de monter ce spectacle autour d’une chanson de l’album précédent : Salut, moi c’est Michel. Une chanson à la première personne dans laquelle un éboueur raconte sa vie. Plus les dates de scène défilaient, plus j’appréciais de l’interpréter. J’étais un autre personnage et plus forcément moi, GiedRé, qui donne mon avis sur les choses. Je me suis dit que j’aimerais bien en faire plus. Donc l’idée d’un album et d’un spectacle entier a germé. J’étais hyper excitée et assez rapidement, pour être véritablement libre dans l’interprétation, je me suis rendu compte que je voulais être libre de la guitare et du clavier que j’avais tout le temps pour laisser la musique à un musicien.

Bulles de Culture : Programme intéressant. Cela implique donc plus de changements de tenue ?

GiedRé : Un peu mais je ne voulais pas aller dans le déguisement pour ne pas paraître grotesque. Cela reste un concert-spectacle, un « con-spacle » comme on dit. Mais chaque personnage a quelque chose qui lui correspond et le définit un peu.

Bulles de Culture : Je vous pose la question car lorsque je vous avais rencontré au Ronquières Festival en août 2016, vous m’aviez dit aimer la mode. Pas celle des grandes entreprises mais l’autre.

GiedRé : Oui, la présentation de soi. Pour ces nouvelles chansons, en gros, je me présente comme neutre pour pouvoir endosser les habits des gens.

Bulles de Culture : Vous avez quelque chose de neutre et d’angélique, un peu comme ce bébé au bout de votre guitare pour votre spectacle précédent. Vous êtes comme une Mère Nature. Ce spectacle est finalement la suite logique de tout le reste.

GiedRé : Écoutez, c’est cool ! Je suis hyper contente car le public que j’ai rencontré jusqu’à présent lors de mes 8 concerts à Paris accueille vachement bien cette nouveauté. Ce n’est pas facile quand on a beaucoup tourné et que ce public nous connaît de proposer quelque chose de totalement nouveau. Ça peut leur faire peur, on ne se repose sur aucun acquis. Je n’ai pas le titre Pisser debout sur cette tournée pour fédérer tout le monde mais le public reste hyper curieux.

« Aller en province, c’est aller chez les gens »

Bulles de Culture : Mais vous avez un univers étirable dans tous les sens. Ça excite les gens au moment d’acheter un billet, non ?

GiedRé : Peut-être… Ça m’a surtout beaucoup touché, leur bienveillance et leur curiosité.

Bulles de Culture : Et ces commentaires, vous les suivez aussi sur les réseaux sociaux ?

GiedRé : Oui et non. Eux me lisent donc la moindre des choses est de les lire aussi, c’est la moindre des politesses quand même (rires). Mais après, il ne faut pas non plus tomber dans l’écueil de la lecture intégrale qu’on prend pour argent comptant. On tomberait peut-être dans le piège de donner aux gens ce qu’ils attendent. Il faut rester honnête : faire ce qu’on veut sans oublier qu’il y a des gens derrière (rires). Des gens à respecter et à emmener avec nous sans leur imposer quelque chose.

Bulles de Culture : Voilà, vous êtes le Netflix de la chanson. Pas d’influence des choix : on diffuse tout d’un coup et pas sur dix mois comme sur les grands networks. Mais vous rêviez d’aller dans Le Zèbre de Belleville ? Comment le choix s’est imposé ?

GiedRé : Je voulais une petite salle d’abord car je ne savais pas comment les gens allaient accueillir le spectacle. Ne pas leur mettre la pression, ni me mettre la pression. Puis, ce lieu s’est imposé assez vite car il est hybride et propose à la fois du cirque et des concerts. C’est une vieille salle qui a une belle histoire. Il y a des salles que j’aime beaucoup à Paris car elles ont marqué ma vie et mon histoire. Le Café de la Danse est un lieu dans lequel j’essaie de passer à chaque tournée. C’est 500 places, c’est à taille humaine et j’aime y fixer des rendez-vous. Depuis mes débuts, j’y vais. Je ne parais peut-être pas comme ça mais je suis hyper sentimental. C’est aussi important de confronter le spectacle à plein de lieux différents : des centres culturels, des salles-rock, des salles–théâtre… Sinon, on s’installe dans son petit confort. Mieux vaut rester souple car on peut parfois passer dans une ville et ne pas avoir la salle de nos désirs.

Bulles de Culture : Il y a de petites différences entre le public parisien et le public provincial par rapport à votre personnage et vos spectacles ?

GiedRé : C’est différent selon les régions et les villes. J’ai une chance : mon public parisien n’est pas un public de snobs blasés. Il est hyper cool (rires). Et aller en province, c’est aller chez les gens. Je ne débarque pas avec des acquis.

Propos recueillis par téléphone le 27 novembre 2017.

Dates de tournée de GiedRé est les gens en 2018

07 Mars : Paris (75) – Café de la Danse
10 Mars : Troyes (10) – Troyes fois Plus
11 Mars : Luxembourg (LUX) – Salle Robert Krieps
17 Mars : Nantes (44) – Festival Handiclap
21 Mars : Bordeaux (33) – Rock School Barbey ​
05 Avril : Toulouse (31) – Le Rex
11 Avril : Grenoble (38) – La Belle Electrique
12 Avril : Reims (51) – Théâtre du Chemin Vert
13 Avril : Santes (59) – Festival Deci-Dela
26 Avril : Brest (29) – Le Vauban ​
09 Mai : Genève (Suisse) – L’Alhambra
19 Mai : Treillères (44) – Fest’In Gesvres
26 Mai : Longèves (17) – L’Envol ​
09 Août : Thonon-les-Bains (74) – Fondus du Macadam
05 octobre : Paris (75) – La Cigale

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En savoir plus :

  • GiedRé est les gens, nouvel album de GiedRé (14 titres en auto-production), est paru le 23 février 2018 chez Le Rat des Villes

Luigi Lattuca

Rédacteur / Editor chez Bulles de Culture
Journaliste culturel fasciné par les comportements humains, aimant se retrouver défendant le ciné en solo et se délectant aussi de séries télé et d'essais percutants.

TOP 3 TV : "Desperate Housewives" (2004-2012), "Revenge" (2011-2015), "2 Broke Girls" (2011-...)
TOP 3 Cinéma : "Batman, le défi" (1992), "La Belle et la Bête" (1991), "8 Femmes" (2002)
TOP 3 Littérature : "Le bilan de l'intelligence" (1935) de Paul Valéry, "Robert des noms propres" (2002) d'Amélie Nothomb, "A nous deux, Paris !" (2012) de Benoît Duteurtre

Site personnel : Les caprices de Luigi

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