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LE GRAND JEU - Affiche Officielle

[Critique] “Le Grand jeu” (2017) : Jessica Chastain la carnassière du jeu

Le Grand jeu (Molly’s Game) d’Aaron Sorkin est présenté comme Le Loup de Wall Street au féminin. Le film offre en tout cas un écrin parfait à Jessica Chastain pour se lancer dans la course aux Oscars 2018. La critique et l’avis de Bulles de Culture. 

Synopsis :

La prodigieuse histoire vraie d’une jeune femme surdouée devenue la reine d’un gigantesque empire du jeu clandestin à Hollywood ! En 2004, la jeune Molly Bloom (Jessica Chastain) débarque à Los Angeles. Simple assistante, elle épaule son patron qui réunit toutes les semaines des joueurs de poker autour de parties clandestines. Virée sans ménagement, elle décide de monter son propre cercle : la mise d’entrée sera de 250 000 $ ! Très vite, les stars hollywoodiennes, les millionnaires et les grands sportifs accourent. Le succès est immédiat et vertigineux. Acculée par les agents du FBI décidés à la faire tomber, menacée par la mafia russe décidée à faire main basse sur son activité, et harcelée par des célébrités inquiètes qu’elle ne les trahisse, Molly Bloom se retrouve prise entre tous les feux…

Le Grand jeu : Un biopic qui a du mal à commencer

On avait quitté Jessica Chastain en 2017 dans le rôle d’une lobbyiste sans vergogne avec Miss Sloane. L’actrice ouvre 2018 avec Le Grand jeu, un film qui verra grand bruit. Pourtant, la réalisation d’ Aaron Sorkin ne s’ouvre pas sous les meilleures hospices avec un premier acte très explicatif, bercé par la voix off de Jessica Chastain qui est sans arrêt en train d’expliquer ce qui se passe à l’écran. Dans la scène d’ouverture, le personnage de Molly Bloom est montré comme un championne de ski qui ne lâche jamais rien. Elle va se servir de cette pugnacité guerrière pour devenir la meilleure organisatrice de poker clandestins des États-Unis. On entre alors dans une tentative d’explication des règles du jeu de cartes, suivi d’une description assez fouillée de la chaine de Ponzi, l’escroquerie que l’héroïne met en place pour faire sa fortune. Là, on se dit qu’on va vite lâcher à la façon d’un The Big Short d’Adam McKay qui avait eu un regard trop complexe sur la crise de subprimes.

Une seconde partie passionnante

Pourtant, Le Grand jeu va devenir particulièrement intéressant lorsque le réalisateur lâche la technicité pour se concentrer sur la personnalité atypique de son personnage principal. C’est surtout à travers les yeux de son avocat, joué par un Idris Elba très paternaliste, qu’on va pouvoir voir les failles de cette organisatrice hors pair.  En même temps que son héroïne change de visage, Jessica Chastain en devient plus passionnante, lâchant ce côté austère pour nous montrer une vision plus humaine de ses traits. Dans cette seconde partie, il n’y a pas énormément de faux pas. Hormis la scène de patins à glace où l’on voit, à trop grand renfort de fond vert et avec une doublure rousse trop lissée, que ce n’est effectivement pas la comédienne qui effectue les figures. Heureusement, ce moment-là est sauvé grâce à Kevin Costner dont les apparitions parcimonieuses dans le film sont de véritables hommages à l’icône hollywoodienne qu’il a été.

En savoir plus :

  • Date de sortie France : 03/01/2018
  • Distribution France : SND
Antoine Corte

Antoine Corte

Rédacteur en chef adjoint / Deputy editor in chief chez Bulles de Culture
Toujours à défendre le cinéma français, j'aime particulièrement faire découvrir les films à petites sorties mais à portée universelle.

Top 3 Cinéma : "Moulin Rouge !" (2001), "Titanic" (1997), "Les Parapluies de Cherbourg" (1964)
Antoine Corte

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