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La Surface de réparation affiche

[Critique] « La Surface de réparation » (2017) : Franck Gastambide fait dans le sérieux

Avec le film La Surface de réparation, l’auteur-réalisateur Christophe Régin, sorti de l’école de La Fémis, sort son premier long-métrage. Il a donné au comédien et humoriste Franck Gastambide son premier rôle dramatique. Le film est reparti avec le Valois du meilleur scénario au Festival du Film Francophone d’Angoulême 2017. L’avis et critique de Bulles de Culture.

Synopsis :

Franck (Franck Gastambide) vit depuis 10 ans en marge d’un club de foot de province. Sans statut ni salaire, il connait bien les joueurs et les couve autant qu’il les surveille. Un soir, il rencontre Salomé (Alice Isaaz), l’ex-maîtresse d’un joueur, qui a jeté son dévolu sur Djibril (Moussa Mansaly), une vieille gloire du foot venue finir sa carrière au club.

La Surface de réparation, le milieu sombre du foot

La Surface de réparation est d’inspirations diverses pour le réalisateur Christophe Régin qui a franchi le cap difficile du premier long-métrage. Tout d’abord, le cinéaste confie avoir une passion pour les personnages marginalisés à la Mélodie pour un Tueur de James Toback ou Goodbye South Goodbye de Hou Hsiao Hsien. De plus, ce monde complexe du football avait déjà été creusé dans son précédent court-métrage, Adieu Molitor. C’est donc avec détermination et la connaissance du milieu que La Surface de réparation dresse un portrait éclairé sur le côté sombre du football. Mais, ce côté sombre a une portée universelle dès lors qu’on touche à un milieu qui apporte de l’argent. Dès lors, les non-initiés au football y trouveront aussi leur intérêt sur la face cachée du pouvoir. L’actualité a d’ailleurs rattrapé la fiction pendant le tournage du film avec l’affaire de la sex-tape de Mathieu Valbuena.

Un scénario un peu désordonné mais une prestation de Franck Gastambide réussie

A l’écran, on salue une prestation très convaincante de Franck Gastambide dans le film La Surface de réparation. Il laisse tomber sa facette comique au profit d’une belle prestation dans le genre dramatique. A coup sûr, celle-ci va lui permettre d’ouvrir une carrière à des rôles plus sérieux en lui enlevant sa casquette de fier fanfaron. Alice Isaaz, dans la liste des révélations César 2018, est également intense dans un rôle plein d’ambiguïtés. Cependant, il manque à La Surface de réparation une structure ordonnée. C’est comme si Christophe Régin laissait vivre ses personnages au gré de leur quotidien en oubliant la logique dramaturgique des rebondissements. Du coup, le film s’écoule à un rythme particulier et on peut parfois se sentir aussi paumé que le protagoniste. Chose rare pour un ancien de La Fémis qui apprend, parfois de façon systémique, comment construire son scénario. Ainsi, hors des codes mais sans toutefois avoir totalement trouvé son style, Christophe Régin a tenté sans forcément encore avoir marqué l’essai.

En savoir plus  :

  • Date de sortie France : 17/01/2017
  • Distribution France : ARP Sélection
Antoine Corte

Antoine Corte

Rédacteur en chef adjoint / Deputy editor in chief chez Bulles de Culture
Toujours à défendre le cinéma français, j'aime particulièrement faire découvrir les films à petites sorties mais à portée universelle.

Top 3 Cinéma : "Moulin Rouge !" (2001), "Titanic" (1997), "Les Parapluies de Cherbourg" (1964)
Antoine Corte

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