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Blade Runner affiche the final cut

♥ “Blade Runner” (1982) sur ARTE : 5 choses à savoir sur le film

Alors que le sequel Blade Runner 2049 de Denis Villeneuve est en salles et que notre avis sur ce film est en ligne, ARTE a la bonne idée de diffuser le film Blade Runner de Ridley Scott ce dimanche 8 octobre 2017 dans sa version restaurée director’s cut de 2007. Découvrez cinq anecdotes sur ce film culte et coup de cœur de Bulles de Culture.

Synopsis :

Los Angeles, 2019. Fuyant la Terre, de moins en moins vivable, l’humanité a colonisé une partie de l’espace, et s’est dotée d’esclaves : des androïdes appelés “répliquants”, car proches de l’être humain. Après la révolte de certains des plus perfectionnés, les Nexus 6, génération dotée d’une force et d’une intelligence surhumaines, on a proscrit leur usage et une unité policière d’élite, les “Blade Runners”, a eu mission de les éliminer. Quand un petit groupe de ces hors-la-loi débarque dans la mégalopole, Rick Deckard (Harrison Ford), un Blade Runner démissionnaire, devenu flic privé, est contraint par son ancien patron de reprendre du service. Son enquête débute au siège de la puissante firme Tyrell, qui a conçu ces répliquants “plus humains que l’humain“.

1/ D’où vient le titre du film Blade Runner ?

Le titre Blade Runner ne vient absolument pas du roman de science-fiction Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? (1968) de Philip K. Dick, mentionné comme source d’inspiration du film et que le réalisateur Ridley Scott n’a jamais lu en entier. En effet, c’est le coscénariste Hampton Fancher qui a suggéré ce titre à Ridley Scott à partir du titre d’un roman SF de William S. Burroughs, intitulé Blade Runner: A Movie (1979) et publié sous le titre Le Porte-lame en France. Mais le roman de William S. Burroughs n’a rien à voir ni avec le livre de Philip K. Dick ni avec le film de Ridley Scott puisqu’il devait être au départ une adaptation en scénario d’un autre roman de science-fiction : Bladerunner (1974) d’Alan E. Nourse. Et ce dernier raconte une histoire bien différente de celle du film culte de Ridley Scott puisqu’il s’agit du récit situé dans le futur d’un fournisseur de matériel médical illégal et d’un chirurgien qui soigne les personnes exclues du système de santé.

2/ D’où vient le terme réplicant et le test de Voight-Kampff pour les détecter ?

Le terme réplicant utilisé dans le film Blade Runner ne vient pas du roman Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? de Philip K. Dick mais est une idée du coscénariste David Webb Peoples. Elle lui a été soufflée par sa fille qui étudiait la microbiologie et la biochimie et qui lui a alors parlé de la théorie de la réplication, le processus par lequel les cellules sont dupliquées à des fins de clonage. Par contre, le test de Voight-Kampff est bien présent dans le livre de Philip K. Dick. Celui-ci s’est inspiré d’une publication de 1950 du mathématicien Alan Turing qui y proposait un test pour mesurer l’intelligence artificielle.

3/ Combien de versions du film existent ?

Il existe huit versions du film Blade Runner dont plusieurs avec un happy end exigé par les producteurs et montrant Rick Deckard (Harrison Ford) et la réplicante Rachel (Sean Young) fuir au milieu d’une nature luxuriante. Ce qui est bien sûr en contradiction totale avec le visuel du reste du film. Pour la petite histoire, ces plans proviennent de rushes non utilisés par Stanley Kubrick sur son long métrage Shining (1980). Quand au montage définitif de Blade Runner voulu par Ridley Scott, il date de 2007.

4/ Le monologue culte à la fin de Blade Runner a-t-il été improvisé ?

Blade Runner image 4
© Warner Bros

Le célèbre monologue culte prononcé par Roy Batty (Rutger Hauer), le leader des réplicants pourchassés par Rick Deckard, a été en partie improvisé. Lors d’une masterclass, Rutger Hauer a en effet expliqué : “(…) j’ai gardé seulement deux lignes qui étaient dans le scénario et que je trouvais un peu poétiques, à propos d’aliens et de moutons électriques… Et j’ai inventé la phrase ‘Tous ces instants seront perdus dans le temps, comme les larmes dans la pluie’. C’est la seule phrase qui vient de moi et ce n’était même pas improvisé. Je l’ai inventé à 4h du matin lorsque je me disais : ‘Bordel, j’espère qu’ils ne veulent pas que je récite ces 300 mots parce que je ne les connais pas du tout !’ Mais au final, Ridley m’a dit : ‘C’est vrai, t’as raison, meurs rapidement et ne saoule pas le public avec tout ça'”.

5/ Qui est le compositeur de la bande originale du film ?

Enfin, difficile de parler du long métrage Blade Runner sans évoquer sa magnifique BO qui est une des nombreuses raisons du coup de cœur de Bulles de Culture pour le film. Quand l’auteur, compositeur et musicien grec Evángelos Odysséas Papathanassíou, alias Vangelis, compose la bande originale du film Blade Runner, c’est loin d’être un inconnu. En effet, il en a déjà composé plusieurs et a même reçu en 1981 un Oscar pour le film Les Chariots de feu (1981) de Hugh Hudson. Et pour concevoir la musique électronique et mélancolique du film mythique de Ridley Scott, Vangelis va utiliser plusieurs innovations technologiques de l’époque tels que le synthétiseur polyphonique Yamaha CS-80 — utilisé récemment par le compositeur Étienne Forget pour la bande originale de la série OCS Missions — et le processeur de réverbération Lexicon 224XL.

En savoir plus :

  • Blade Runner est diffusé sur ARTE le dimanche 8 octobre 2017 à 20h55 et le jeudi 12 octobre à 01h10
Jean-Christophe Nurbel
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Jean-Christophe Nurbel

Rédacteur en Chef / Editor in Chief chez Bulles de Culture
Accro aux films, aux pièces de théâtre, aux séries et à la culture en général, j'aime les œuvres qui me surprennent.

Top 3 Cinéma : "À bout de souffle" (1960), "Blade Runner" (1982), "Casablanca" (1942)
Top 3 TV : "Engrenages" (2005-...), "The Wire" (2002-2008), "Twin Peaks" (1990-1991)
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