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[CRITIQUE] “Thor : Ragnarok” (2017) : un éclair de génie

Le mythe viking à la chevelure d’or est de retour. Venu autrefois pour nous dévoiler les mystères du royaume d’Asgard, Thor nous narre aujourd’hui le sort funeste de sa terre natale : le Ragnarok. Cet opus, Thor : Ragnarok, annonce-t-il le déclin cinématographique du héros ? Notre avis et critique.

Synopsis :

Privé de son puissant marteau, Thor (Chris Hemsworth) est retenu prisonnier sur une lointaine planète aux confins de l’univers. Pour sauver Asgard, il va devoir lutter contre le temps afin d’empêcher l’impitoyable Hela (Cate Blanchett) d’accomplir le Ragnarök – la destruction de son monde et la fin de la civilisation asgardienne. Mais pour y parvenir, il va d’abord devoir mener un combat titanesque de gladiateurs contre celui qui était autrefois son allié au sein des Avengers : l’incroyable Hulk…

 

Chris Hemsworth revêt le costume de Thor pour nous raconter une fois encore ses aventures. Le réalisateur Taika Waititi (Green Lantern, 2011) a exploité une toile de fond déjà usée lors du premier opus : une querelle fraternelle. Cette fois ci, le mal emprunte les traits féminins de Cate Blanchett (Carol, 2016).
Ce héros, personnage clé des Avengers (2012), qui évolue depuis 2011 sur nos écrans, a-t-il enfin trouvé sa voie ?

 

De Thor à Thor : Ragnarok : une belle évolution

 

 

Tout comme le vin, il faut croire que certaine épopée cinématographique se bonifie avec le temps. Depuis son éclosion dans les salles obscures, il y a 6 ans, le natif d’Asgard a bien évolué. Il semble que l’expérience ait été bénéfique et les arômes combinés avec soin.

Dans Thor (2011), le jeu d’acteur flirtait avec l’amateurisme et, le scénario n’avait rien à envier à celui de la série Power Rangers des années 90.

Aujourd’hui le héros nordique s’est transformé tant spirituellement qu’artistiquement. En effet, au fil des opus, le narcissisme provocateur laisse peu à peu la place à un caractère sage et avisé d’un monarque. Mais surtout, le scénario s’est étoffé de manière appréciable, créant ainsi le meilleur film de la série. Quelle est la cause de cette transformation réussie ?

 

Les clés du succès

 

 

Il aura fallu la projection d’une panoplie de Marvel, depuis plus d’une décennie, pour trouver une recette qui fonctionne. Car désormais, l’exploitation seule de gros effets spéciaux n’est plus suffisante pour attirer des spectateurs qui se lassent. La réussite de Thor : Ragnarok aura été d’exploiter la trame qui a fait le succès de Les Gardiens de la Galaxie (2014) et de Deadpool (2016) : un humour décapant et décomplexé.

Pour rebooster les péripéties du fils d’Odin, le réalisateur Taika Waititi aura eu un éclair de génie. Sa trouvaille, utiliser des personnages secondaires totalement marteaux. Ainsi, le Grand Maître interprété par l’excellent Jeff Goldblum (Independence Day , 2016, 2015, New York Section Criminelle-saison 8, 2008), redonne de la vitalité à cette trilogie en désuétude. L’autre ingrédient astucieux est de recourir, avec une grande efficacité, à l’autodérision tout au long du film.

 

La loi des séries

 

 

Malgré toute la vertu de cet humour, son usage trop fréquent risque fort d’émousser son impact. Même si les studios ont su se renouveler dans Thor : Ragnarok, la recette risque de manquer de saveur.

L’univers Marvel est en pleine explosion au cinéma, et les studios Disney exploitent avec avidité les nombreux fans des héros des DC Comics,pour générer des bénéfices fleurissant. Malheureusement, leur créativité se fane. Leur ingéniosité réside désormais dans l’exploitation de ses vieux succès, comme la création en prise de vue réelles de La Belle et la Bête (2017).

Quand l’argent remplace le rêve…

 

En savoir plus :

  • Date de sortie France : 25/10/2017
  • Distribution France : The Walt Disney Company France
Pierre L.

Pierre L.

Rédacteur / Editor chez Bulles de Culture
TOP 5 Cinéma : "Le cercle des poètes disparus" (1989), "Vol au dessus d'un nid de coucou" (1975), "La soif du mal" (1958), "La corde" (1948), "Gran Torino" (2008)
Pierre L.

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