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Plus Jamais Seul photo film
© Epicentre Films

[CRITIQUE] “Plus Jamais Seul” : Oeuvre incomplète sur l’homophobie

Plus Jamais Seul (You’ll never be alone) est sorti en vidéo chez Epicentre Films. Nous avons vu le premier film du réalisateur chilien Alex Anwandter à cette occasion. Notre critique et avis. 

Synopsis :

Santiago du Chili. Pablo (Andrew Bargsted), un jeune lycéen, se découvre une passion pour le cabaret. Mais un jour il est victime d’une violente agression homophobe qui le laisse dans le coma. Bouleversé, Juan (Sergio Hernandez), son père, met tout en oeuvre pour trouver les coupables…

Plus Jamais Seul est un premier film d’Alex Anwandter

Alex Anwandter a débuté une carrière musicale en 2005 au Chili. Aujourd’hui, il se lance un nouveau défi en réalisant son premier long-métrage. Plus Jamais Seul tient sa genèse dans un fait divers qui avait bouleversé le Chili. En 2012, Daniel Zamudio, jeune homosexuel, meurt après avoir été tabassé à la sortie d’un concert de rock. Ce trame pousse le législateur à prendre des mesures drastiques contre les crimes homophobes.

Le film témoigne ainsi de l’évolution des moeurs au Chili. On assiste donc à travers le désarroi personnel d’un père à une remise en cause de la société chilienne sur la culture gay. Pablo entretient son jardin secret en n’avouant qu’à son meilleur ami ses appétences pour le transformisme. Quand il est agressé, c’est tout un système familial qui s’écroule. Son père imaginait voir s’épanouir son enfant dans un schéma “classique”, attendant ses premiers petits enfants. Il prend à la fois conscience de la différence de son fils, tout en cherchant à retrouver ses agresseurs.

 

Plus Jamais Seul est donc découpé en deux parties bien distinctes. D’abord, le réalisateur se concentre sur le quotidien du fils. Ce dernier vit dans la dissimilation et les secrets. Puis, on tombe dans les conséquences de l’agression. Le père initie une forme de vendetta pour venger son fils.

On aurait pu beaucoup aimer cette fresque familiale, sur fond de prise de position contre l’homophobie. Néanmoins, on est assez perturbé par le brouillon de l’histoire qui mêle trop d’enjeux différents sur une trop courte durée. De plus, l’intérêt du film apparait bien trop tard après une trop longue présentation du fils. De même, on attendait beaucoup plus de ce final qui ne tranche pas assez sur les différentes questions abordées dans le long-métrage. Il y a donc un manque de construction criant pour ce premier film qui avait pourtant du potentiel narratif.

 

En savoir plus  :

  • Disponible en DVD/Blu-ray chez Epicentre Films
Antoine Corte

Antoine Corte

Rédacteur en chef adjoint / Deputy editor in chief chez Bulles de Culture
Toujours à défendre le cinéma français, j'aime particulièrement faire découvrir les films à petites sorties mais à portée universelle.

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