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Daddy Cool affiche

[CRITIQUE] “Daddy Cool” (2017) de Maxime Govare

Après avoir réalisé le film Toute première fois (2015) avec sa complice de toujours Noémie Saglio, Maxime Govare se retrouve seul aux manettes de la comédie Daddy Cool. Il met Vincent Elbaz dans la peau d’un gentil looser qui va se lancer dans une aventure incroyable pour garder l’amour de sa vie. Notre avis.

Synopsis :

Adrien (Vincent Elbaz), 40 ans et totalement immature, se fait larguer par Maude (Laurence Arné), 35 ans, désireuse de fonder enfin une famille. Pour tenter de reconquérir l’amour de sa vie, Adrien décide de monter dans le futur ex-appartement familial une crèche à domicile. Le début d’une improbable expérience éducative…

Daddy Cool : Réussite d’une idée improbable

Du propre aveu du réalisateur Maxime Govare, l’idée du film Daddy Cool est venue de la difficulté de trouver une place en crèche, galère que seuls les parents connaissent. On peut alors prendre peur, mais le résultat est fort séduisant, voire carrément poilant.  On aboutit à une histoire de couple plutôt moderne, avec des problèmes générationnels, le tout saupoudré d’une bonne dose d’humour. Et ô surprise, ça prend! Ça prend même si bien qu’on pardonne aux auteurs certaines facilités dans les dialogues du genre —  Attention Spoiler! — : “On déteste les gens pour les mêmes raisons qui ont fait qu’on les a aimés” ou quelque chose de ce goût-là. On fait aussi peu cas des incohérences ou des situations pas du tout réalistes car c’est bien joué et assumé.  Ben oui, après tout, on est au cinéma, ce n’est pas la vraie vie mais c’est une comédie!

Adulescent Vs future maman

Daddy Cool nous parle d’un homme qui ne veut pas grandir et qui aime sa femme mais aussi d’une femme qui aime son homme et qui est rattrapée par son horloge biologique. Comment passe-t-on du duo de fêtards au stade papa-maman? C’est un film qui parlera forcément plus aux trentenaires qu’aux ados, rappelant même peut-être des souvenirs à la génération post-soixante-huitarde. Mais au delà de toute considération sociologique et autre psychologie de comptoir, le film Daddy Cool  est surtout bien écrit et très bien rythmé. Maxime Govare nous épargne la surenchère de gags, préférant nous faire rire avec des situations de proximité. On apprécie d’ailleurs le fait que le réalisateur ne mette jamais les enfants dans des situations extrêmes pour pousser absolument la côté absurde.

On se surprend à rire un peu, beaucoup, soit bien plus qu’on n’aurait pu imaginer. Et le charme des acteurs n’y est pas étranger. Il faut dire que Vincent Elbaz est formidable dans ce rôle de gentil looser/gaffeur/amoureux transi alors qu’il reste encore pour beaucoup de spectateurs le tombeur Dov de la comédie La vérité, si je mens. Ce rôle dans Daddy Cool n’est d’ailleurs pas sans rappeler celui qu’il tenait déjà dans Tel père, telle fille (2007) d’Olivier de Plas. À croire qu’il met une application certaine à se détacher de son image de bellâtre. Ici avec une certaine réussite, sachant qu’on pardonne plus facilement à une beau gosse qu’à un moche… En face de lui, une comédienne qui gagne à être plus connue, Laurence Arné, et un Grégory Fitoussi toujours là où on ne l’attend pas.

Daddy Cool de Boney M.

Impossible de ne pas penser à la chanson Daddy Cool du fameux groupe de disco-pop Boney M. en découvrant le titre de cette comédie de Maxime Govare. Elle est bien évidemment présente dans la B.O. de Daddy Cool, la musique ayant par ailleurs une grande place dans le film. Du groupe hyper kitsch qui joue à un anniversaire de mariage au monologue de Michel Leeb, père du personnage de Vincent Elbaz dans le film. Un monologue qui, à lui tout seul, est une raison d’aller voir le film! Michel Leeb  en caméo donc, mais aussi plus présent Bernard Le Coq et surtout les enfants qui sont également des seconds rôles extraordinaires dans ce long métrage.

Daddy Cool est donc un tube disco qui marche toujours sur les dance-floors, un film de Maya Forbes avec Mark Ruffalo sorti en 2014 et aujourd’hui, un comédie avec un Vincent Elbaz touchant et attachant. La réussite du film de Maxime Govare doit enfin beaucoup à la belle alchimie entre les acteurs, au talent des auteurs (Noémie Saglio, Maxime Govare) et à la patience du réalisateur car on n’ignore pas que faire tourner des enfants dans un film, ce n’est  jamais facile! En tous les cas, on passe un bon moment avec ce Daddy Cool. Une très belle surprise!

En savoir plus:

  • Date de sortie France : 01/11/2017
  • Distribution France : Universal Pictures International France
Fanny N.

Fanny N.

Rédactrice / Editor chez Bulles de Culture
J'aime rire, j'aime pleurer, l'aime danser, j'aime chanter et tout ça, je le vis souvent au cinéma.

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Fanny N.

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