//insérer vidéo facebook
enfr
Accueil / CINEMA / [CRITIQUE] “La planète des Singes – Suprématie” (2017) : En quête d’humanité ou fin de l’animalité
La planète des Singes – Suprématie affiche

[CRITIQUE] “La planète des Singes – Suprématie” (2017) : En quête d’humanité ou fin de l’animalité

Le prochain réalisateur des aventures de Batman, Matt Reeves (10 Cloverfield Lane, 2016), nous dévoile La planète des Singes – Suprématie (War For The Planet Of The Apes), un dernier opus très profond et psychologique. Notre critique et avis

Synopsis :

Dans ce volet final de la trilogie, César (Andy Serkis), à la tête des Singes, doit défendre les siens contre une armée humaine prônant leur destruction. L’issue du combat déterminera non seulement le destin de chaque espèce, mais aussi l’avenir de la planète.

 

La planète des Singes – Suprématie nous plonge dans un univers froid et silencieux. Une atmosphère austère comme pour annoncer l’aurore d’un monde en perdition et, l’éveil d’un nouveau. Dans cet affrontement final, la véritable question qui émerge de ce film, n’est pas « qui » mais : Qu’est-ce qui en sortira victorieux ?

 

Un combat intérieur

 

La planète des Singes – Suprématie photo film critique
© 20th century Fox

Sous les traits de César, Andy Serkis (Star Wars – Le Réveil de la Force, 2015 ; Le Hobbit : la Désolation de Smaug, 2013) nous enrôle dans sa bataille contre l’espèce humaine, mais pas seulement. On nous immerge dans un combat plus subtil que celui mené avec les armes à la main. En effet, César sera soumis à un choix délicat : mener les Singes en terre promise ou assouvir sa vengeance personnelle. La planète des Singes –Suprématie est forgé sur la confrontation de valeurs morales adverses.

Pour communiquer ce conflit intérieur, Matt Reeves alterne, astucieusement, les scènes de long silence et d’action. Ces accalmies permettent aux protagonistes d’échanger et de faire mûrir leur choix, fil conducteur du film. Le recours fréquent au langage des signes dans un blockbuster n’est pas courant, et accentue cet effet de profondeur que souhaite instaurer le réalisateur.

 

L’Homme, cet animal

 

Dans cet opus de La planète de Singes – Suprématie, Matt Reeves réussi un tour de force. Il persuade le spectateur à prendre parti pour les Singes, en dépit de notre espèce. Pourquoi ?

Le Colonel, interprété par Woody Harrelson, (Insaisissables 2, 2016 ; Hunger Games – La Révolte : Partie 2, 2015 ; True Detective, 2014) incarne l’ennemi juré de César, mais est aussi la personnification de l’animalité. Pour réinstaurer le règne de l’espèce humaine sur la nature, ce dernier est prêt à anéantir tout Homme et Singe qui ne soient pas prêts à défendre sa cause. Son arme : la violence. Quant à elles, les valeurs altruistes et d’empathie normalement associées à l’Homme, sont incarnées par les Singes.

Ce film nous interroge donc sur notre morale, et notamment la violence inhérente à notre espèce. Homo sapiens, dont la volonté de domination prévaut, se comporte comme un parasite dans un environnement initialement à l’équilibre. Il puise, avec un appétit féroce, dans les ressources épuisable vivantes et minérales de la Terre. Cet accaparement ce fait souvent au gré de la violence et de souffrance.

La planète des Singes – Suprématie est-il un présage de notre avenir ?

 

La planète des Singes – Suprématie : une introspection de notre condition humaine

 

 

Cette œuvre dévoile le revers qui sera peut-être infligé à l’Homme par une nature maltraitée. Notre propension à la violence et la domination est la cause de ce conflit.
Les animaux non-humains, ici incarné par les singes, ont donné leur peau, leur chair, leur force, leur intelligence pour nous nourrir, nous vêtir, nous transporter, pour tracter ou porter à notre place de lourdes charges, ils ont été sacrifiés pendant les guerres pour permettre à quelques-uns de protéger leur territoire ou d’en conquérir de nouveaux. Ici, les hommes payent leur dette, mais ne sont pas près au sacrifice. Ignorant ses racines animales, Homo sapiens se sent privilégié sur cette planète.

Le dernier acte verra donc la suprématie d’une valeur sur une autre. Le réalisateur met en avant des principes moraux parfois oublié et fait émerger une réflexion sur notre place au sein du vivant.

 

 

En savoir plus :

  • Date de sortie France : 02/08/2017
  • Distribution France : Twentieth Century Fox France
Pierre L.

Pierre L.

Rédacteur / Editor chez Bulles de Culture
TOP 5 Cinéma : "Le cercle des poètes disparus" (1989), "Vol au dessus d'un nid de coucou" (1975), "La soif du mal" (1958), "La corde" (1948), "Gran Torino" (2008)
Pierre L.

Un commentaire

  1. Excellente critique du film, tout est parfait pour la description ce film est bourré d humanité….Merci.

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :