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Missions saison 1 affiche

♥ [Critique & Explications] « Missions » saison 1 : Épisode par épisode

Direction Mars depuis le jeudi 1er juin 2017 sur OCS City. L’avis et critique série de Bulles de Culture sur Missions saison 1, une série de science-fiction made in France ainsi que les explications pour tous les épisodes (dont la fin) par ces trois créateurs Henri Debeurme, Julien Lacombe et Ami Cohen. Cette série OCS Signature est un coup de cœur de Bulles de Culture.

Missions saison 1 : une série coup de cœur

Après les récentes séries Trepalium sur Arte et Emma sur TF1, les chaînes françaises osent plus la science-fiction sérielle à la télévision. Rien d’étonnant donc à voir une des chaîne les plus innovantes en terme de séries actuellement, OCS, nous proposer d’aller encore plus loin dans le genre. Missions saison 1 n’est rien de moins qu’un voyage spatial en direction de la planète Mars.

Pour ce faire, ils ont donné carte blanche à la société de production Empreinte Digitale (Lazy Company, Les Grands) pour relever le défi de créer une série de science-fiction de dix épisodes de 22 minutes. Et au lieu de tomber dans la facilité de créer une comédie, un genre plus adapté à un budget restreint (1,7 millions d’euros), les créateurs Henri Debeurme, Julien Lacombe et Ami Cohen ont saisi cette opportunité de réaliser une fiction de SF dont ils ont toujours rêvé.

Et pour être plus précis, c’est le cocréateur et producteur Henri Debeurme qui a vendu au départ le concept à OCS mais avec un canevas vague et parodique. Il s’est ensuite attaché les services de l’auteur-réalisateur Julien Lacombe et du scénariste  Ami Cohen « Julien Lacombe est très SF et Ami Cohen est un dingue de cinéma d’entertainement et moi, j’avais un regard de production sur la série », dixit Henri Debeurme — pour développer un projet qui sous leur houlette est passé d’une idée de série divertissante dans l’espace à l’écriture d’une série de science-fiction beaucoup plus ambitieuse.

Ce que nous a confirmé Julien Lacombe : « On avait décidé dès le départ de faire de l’aventure avec de la fantaisie. (…) On ne voulait pas d’aliens mais des découvertes extraordinaires. (…) Et là où ça a basculé, c’est quand on a décidé de donner du sens à cette fantaisie et de le dire dès la première saison ».

Les références seront donc nombreuses et principalement américaines avec notamment la série Lost, les disparus, le cinéma de James Cameron (Abyss, Avatar) et le film Interstellar (2014) de Christopher Nolan. Et le résultat ne s’est pas fait attendre avec un Prix de la Découverte au festival Séries Mania 2017 et un Prix des critiques du meilleur pilote au MIP Drama Screenings 2017.

Aussi, à l’image de la grande nouveauté que représente la série dans la paysage audiovisuel français, Bulles de Culture a décidé d’innover également. Et pour accompagner la diffusion de Missions saison 1 sur OCS City, nous avons décortiquer la série épisode par épisode (la fin y compris) en compagnie de ces trois créateurs mais aussi des acteurs Mathias Mlekuz, Jean-Toussaint Bernard et Hélène Viviès ainsi que du coproducteur Raphaël Rocher.

Alors si vous ne craignez pas les spoilers, retrouvez les dix épisodes de 22 minutes de cette première saison de Missions dans dans les slides suivants de notre dossier sur cette série SF coup de cœur !

https://twitter.com/bullesdeculture/status/859317233088155648

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Jean-Christophe Nurbel

Rédacteur en Chef / Editor in Chief chez Bulles de Culture
Accro aux films, aux pièces de théâtre, aux séries et à la culture en général, j'aime les œuvres qui me surprennent.

Top 3 Cinéma : "À bout de souffle" (1960), "Blade Runner" (1982), "Casablanca" (1942)
Top 3 TV : "Engrenages" (2005-...), "The Wire" (2002-2008), "Twin Peaks" (1990-1991)
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2 Commentaires

  1. Cela me fait mal de le dire (on rêve de SF française depuis si longtemps), il y a 4 écueils scénaristiques qui font qu’on ne croit pas à Missions :

    pas de pré-parachutage de matériels sur Mars, de réserve de carburant, même pour le retour (mais des couloirs vastes, et vides), de drones pilotés d’orbite, de lit sans rebord, de démarrage sans échec, ce genre de basiques précautions. L’intérieur « paquebot de luxe » de cette « première mission européenne », les décorateurs n’ont jamais vu l’ISS et ses chaque cm utile ?
    Faut vraiment être con comme un colon martien pour perdre son troisième brin d’ADN à l’at-terr-issage.
    Mais, du coup, les hominidés qui, pendant des millénaires, ont taillé des silex avant de devenir « Atlantes » ? (ou simplement akkadiens, sumériens. Même les arêtes des pyramides ont eu des brouillons, les mastabas, et il n’y a guère que dans Aliens vs Predator qu’on oublie ainsi l’évolution artistique séculaire des mayas, égyptiens…).
    Et enfin cette IA concierge qui se matérialise et se dématérialise à l’envi, mais a une présence physique (post-électrique, néo quantique ?) inspirée d’un type mort à des millions de km, saigne quand on lui tire dessus, écrit… français d’aujourd’hui (ce melting-pot linguistique était donc une langue atlante ? ;), avant de demander… un taxi pour rejoindre la Terre (pas fichu donc d’y aller tout seul malgré tout ça ?).
    Oui, oui, la Terre abreuve le cosmos de ses ondes radio et tv, mais quand même, c’est du bol de tomber sur une IA qui parle (encore) un binaire Windows.
    Notons aussi que, nous, on va sur Mars sans plus savoir sculpter un mur babylonien (alors qu’on l’enseignait visiblement encore à la MASA), que si Karamazov a été le premier, 22 autres après lui sont morts (où sont-ils ? Faut sauver Youri pour avoir droit à la résurrection transplanétaire ?).

    Bref, n’en déplaise à la trotrop mystérieuse série Lost, avant d’être une question de moyens, la SF « créatrice de mythologie » est une question de cohérence d’univers. Ridley Scott a aujourd’hui plus de moyens que pour ‘Alien 1’, et pourtant.

    Merci au casting, nonobstant, qui nous fait deviner ce que sera « l’astronaute monsieur tout le monde » des vols spatiaux privés. Et à Mathias, d’une crédibilité rare en yuppie intérieurement glacé (ou comment transposer la Charlize Theron de ‘Fate of the furious’ dans ‘Prometheus’. D’ailleurs, nous y aurions gagné ;).

    Pour éviter que ‘Life’ ne les résume, donnez des sous et des scénaristes aux Missions (fr).

  2. La série « Missions » est la démonstration qu’on peut produire, en France, une série de Science-Fiction de qualité, sans débauche d’effets spéciaux, ni de combats spatiaux épiques entre empires galactiques, sans grand intérêt, dans l’esprit pacifique d’exploration et de découverte de « Star Trek » porté par Gene Roddenberry, et construite sur un vrai scénario basé sur une intrigue passionnante qui adresse plusieurs des plus grandes questions philosophiques et religieuses humaines : qui sommes-nous ?, d’où venons-nous ?, où allons-nous ?

    Il est vrai qu’on peut voir une incertaine impréparation technique dans la logistique de la mission Ulysse 1, mais n’est-elle pas imputable à la course effrénée que se livre les deux milliardaires rivaux, prêts à mettre en danger leurs propres vies, avec à la clé l’acquisition de technologies extraterrestres qui pourraient leur assurer la domination de l’Espace ?
    On peut y voir très clairement un parallèle avec la course à l’Espace qui a opposé Soviétiques et Américains à l’époque de la Guerre Froide, transposée au 21ème siècle où les intérêts privés de milliardaires à la tête d’empires financiers ont remplacé les intérêts politiques et géo-stratégiques des états.

    J’ai relevé une phrase intéressante de William Meyer quand il lève une partie du voile sur le but réel de la mission martienne qu’il a financée en disant : « Croyez-vous qu’on ait dépensé des milliards pour quelques cailloux ? ».
    Là encore, l’exploration de Mars nous ramène à celle de la Lune.
    Aujourd’hui encore, les explorations lunaires soulèvent des polémiques en opposant la thèse de ceux qui pensent que l’Homme est réellement allé sur la Lune et
    la thèse, qualifié de « conspirationniste », selon laquelle les images montrées de la Lune relèveraient d’un vaste canular.
    Et si, ces deux thèses étaient toutes deux correctes ?
    En effet, il est logique de penser, qu’en plein contexte de Guerre Froide entre URSS et Etats-Unis, les Américains aient voulu affirmer la supériorité technologique américaine pour répondre aux Soviétiques, qui avaient envoyé dans l’Espace en 1957 le premier satellite artificiel, Sputnik 1.
    Mais alors, comment, après le succès du vol historique de la mission Apollo 11, avec en 1969, le premier pas de l’Homme sur la Lune, justifier la poursuite du programme spatial coûteux des missions Apollo ?
    Etait-ce simplement pour répondre à la curiosité de quelques scientifiques en leur permettant d’étudier quelques échantillons du sol lunaire ou y-avait-il un autre enjeu beaucoup plus important ?

    Dans la série « Missions », le premier « pas » d’un homme – le cosmonaute Komarov – dans l’Espace, réveille une intelligence artificielle, programmée par une espèce extraterrestre technologiquement très avancée, apparemment présente sur Terre depuis l’Aube de l’Humanité et maîtrisant l’Espace et le Temps, qui, à partir de ses caractéristiques physiologiques et ses souvenirs enregistrés à l’instant de sa mort, crée une interface « holographique » capable d’interagir avec un être humain et destinée à préparer l' »Elue », Jeanne Renoir, à une « prochaine étape » (dans l’évolution de l’Humanité ?).

    Pourquoi Jeanne Renoir est-elle cette « Elue » ? A quoi doit-elle être préparée ? Quel lien existe-t-il entre l’Humanité et cette civilisation extraterrestre possiblement éteinte ?
    Espérons que la saison 2 (voire une possible saison 3 ?) apportera des réponses intelligentes et originales à ces questions se distinguant des films tels que « 2001 : l’Odyssée de l’Espace » ou « 2036: Origin Unknown ».

    Alors, concepteurs et scénaristes de la série, libérez votre imagination et sachez nous surprendre !
    Longue Vie et Prospérité à la série « Missions » !

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