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the Wizard of lies photo robert de niro
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[CRITIQUE] « The Wizard of Lies » (2017) : Robert de Niro est Bernard Madoff

Après une diffusion en mai dernier sur la chaîne de télévision américaine HBO, le téléfilm The Wizard of lies de Barry Levinson sur l’affaire Bernard Madoff est diffusé sur la chaîne française OCS City le dimanche 2 juillet à 21h40. Notre critique et avis sur celui-ci.

Synopsis :

L’histoire du sulfureux financier Robert Madoff (Robert de Niro), l’escroc de Wall Street condamné en 2009 à 150 ans de prison pour avoir détourné près de 65 milliards de dollars.

 

L’histoire de Bernard Madoff de nouveau sur petit écran

 

Wizard of lies michelle pfeiffer
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On connait tous l’histoire de Bernard Madoff, dont l’escroquerie a bouleversé l’économie mondiale. Celui qui a détourné près de 50 milliards de dollars à l’insu de tous s’est toujours retranché dans le silence, gardant le plus grand secret sur ses motivations et ses états d’âmes. Au fil de temps, il s’est donc créé une fascination pour cet escroc hors norme qui a défié le système américain. Pas étonnant qu’Hollywood, et plus particulièrement la chaîne HBO, ait eu envie de raconter cette histoire fascinante à travers The Wizard of Lies. Ce n’est pas la première fiction sur ce sujet puisqu’une mini-série de Ben Robbins de 4 épisodes avait notamment vu le jour en 2016 : Madoff, l’arnaque du siècle.

Dans cette nouvelle adaptation biographique, le cinéaste Barry Levinson (Good Morning, Vietnam ; Rain Man…) a fait appel au charismatique Robert de Niro pour incarner le célèbre prisonnier condamné à 150 ans de prison. L’acteur est habitué aux rôles de malfrats entre Mafia Blues (1999) et Les Affranchis (1990). Le comédien est donc dans un rôle de confort qu’il semble autant maîtriser que prendre plaisir à incarner. Il en est de même pour Michelle Pfeiffer, jouant l’épouse dévouée, qui est une figure imposante de ce téléfilm.

The Wizard of Lies davantage sur l’aspect humain du personnage

 

Wizard of lies article photo
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The Wizard of Lies pêche cependant en intensité. Le scénario ne cherche absolument pas à faire comprendre cette fameuse pyramide de Ponzi (du nom de l’escroc des années 1920 Charles Ponzi) dont on entend parler constamment durant tout le téléfilm. On laisse les explications du système boursier pour The Big Short (2015) d’Adam McKay. A l’inverse, Barry Levinson essaye de creuser l’aspect l’humain derrière l’homme d’affaire.

On découvre un homme en manque de remords qui semble finalement s’exclure du monde réel. Aussi, on voit dans le téléfilm une touche d’insensibilité et un côté immature vis-à-vis de ses proches qui subissent constamment la horde impopulaire provoquée par l’évocation en public du nom Madoff. Ce dernier est même d’une froideur lorsqu’il apprend le suicide de son fils qui ne pouvait plus supporter la pression quotidienne. Le sentiment d’un homme marginalisé est particulièrement accentué dans une scène où après avoir pris de la drogue, le personnage principal se retrouve à avoir des divagations. La scène est anxiogène à la façon d’un Requiem for a Dream. On sent alors toute la complexité psychologique de l’individu.

Pour autant, hormis ces considérations psychologiques, The Wizard of Lies restera la plupart du temps dans une inertie dramatique. L’histoire a du mal à tenir en haleine et il manque des enjeux forts. Du coup, on est difficilement attentif tout au long des 2 heures de film.

L’ambition est trop sombre pour un sujet qui aurait mérité d’être pratiquement un documentaire.

 

En savoir plus  :

  • The Wizard of Lies est diffusé le dimanche 2 octobre à 21h40 sur OCS City.

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