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Alvin Ailey Billy Wilson's The Winter In Lisbon.
© Paul Kolnik

[CRITIQUE] Alvin Ailey : éclats de couleurs sur La Seine Musicale

La 13ème édition du festival Les Etés de la Danse accueille jusqu’au 22 juillet 2017 la prestigieuse troupe de danse Alvin Ailey American Dance Theater pour faire découvrir au public de la Seine Musicale, amateur de danse ou pas, quelques unes de leurs plus belles chorégraphies. Bulles de culture a fait un tour sur le programme I. Notre avis et critique. 

R-evolution Dream : hommage à Martin Luther King Jr.

 

Alvin Ailey Hope Boykin's r-Evolution, Dream.
© Paul Kolnik

Le programme I commence par la chorégraphie r-evolution, Dream composée en 2016 par Hope Boykin, dans la troupe Alvin Ailey depuis 2000. Elle s’inspire pour sa création des discours et homélies de Martin Luther King Jr. sur une musique d’Ali Jackson et un récit raconté par Leslie Odum Jr.

Pas facile pour le danseur qui commence à bouger seul sur scène. Il faut dire que la Seine Musicale est un vaste lieu de plus de 2400 spectateurs. La compagnie y est venue sans artifice et sans décor, laissant les pas de danses prendre le cœur des spectateurs. On voit tout de suite que le spectacle est exigeant. Heureusement, le danseur est vite rejoint par plusieurs duos. Ensemble, ils vont montrer au public l’essence même d’une chorégraphie type “Alvin Ailey” :  des couleurs vives, des costumes égayés et une danse à l’unisson parfaitement synchrone.

Open Door : Alvin Ailey dans les danses africaines

 

Alvin Ailey Ronald K. Brown's Open Door.
© Paul Kolnik

20 minutes d’entracte plus tard, c’est Open Door qui prend la scène. Créé par le chorégraphe Ronald K. Brown, cette partie se veut un hommage aux danses africaines. C’est surtout un melting pot de culture qui va rythmer la chorégraphie avec des consonances jazzy, latines et enfin un mambo final. Parfois très déconcertante, la troupe confirme que la danse est l’apanage d’un vrai feu d’artifice avec une montée en puissance crescendo pour un final qui sera explosif.

In/Side : les douleurs d’un homme

 

Alvin Ailey Samuel Lee Roberts in Robert Battle's InSide.
© Pierre Wachholder

Quand arrive In/Side, on regrette le manque d’intimiste de la Seine Musicale dont avait plus particulièrement besoin ce numéro. Cette chorégraphie de 8 minutes est un solo plongeant un homme dans les méandres de ses sentiments obscurs. On est dans une expression du corps, pas très loin du style de la troupe le Théâtre du Corps, dirigé par Marie-Claude Pietragalla et Julien Derouault. La force de la voix de Nina Simone qui retentit dans les grandes enceintes arrive cependant à fédérer le public.

The Winter in Lisbon : très comédie musicale

 

Alvin Ailey Billy Wilson's The Winter In Lisbon.
© Paul Kolnik

On termine la soirée par la chorégraphie la plus accessible et aussi la plus enjouée : The Winter in Lisbon. La création de Billy Wilson rend hommage à Monsieur Gillespie, un grand jazzman accompli. On retrouve ici les couleurs du début donnant au tout une ambiance très comédie musicale.

 

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Antoine Corte

Antoine Corte

Rédacteur en chef adjoint / Deputy editor in chief chez Bulles de Culture
Toujours à défendre le cinéma français, j'aime particulièrement faire découvrir les films à petites sorties mais à portée universelle.

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