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[CRITIQUE] « Les Fourberies de Scapin » au Théâtre du Ranelagh

Jusqu’au 24 juin se joue au théâtre du Ranelagh un spectacle de la compagnie du Grenier de Babouchka nommé aux Molières 2017 : les Fourberies de Scapin. Notre avis et critique de la pièce. 

Synopsis :

Deux jeunes gens, craignant l’emportement de leurs pères respectifs, confient à Scapin (Kamel Isker) le soin d’arranger leur situation amoureuse et financière. L’habile valet déploie toute sa ruse et invente toutes sortes de fables pour soutirer de l’argent… et faire triompher l’amour.

Un Scapin virevoltant…

 

 

Molière crée Les Fourberies de Scapin au théâtre du Palais-Royal le 24 mai 1671. A sa création, le spectacle n’obtient pas un grand succès public. Nicolas Boileau lui reproche son côté populaire et Fénelon l’exagération des caractères. Pourtant, Les Fourberies fait désormais partie des pièces les plus jouées en France et dans le monde.

C’est un personnage de Scapin virevoltant et presque de dessin-animé qui nous est proposé par le metteur en scène Jean-Philippe Daguerre. La ruse de Scapin n’a d’égal que le plaisir que lui procurent ses talents de persuasion. Le comédien Kamel Isker use – et abuse parfois – de cette jouissance permanente. Si les enfants adorent, les adultes regrettent que cette hyperactivité soit au détriment d’une correcte articulation du texte.

… évoluant dans une mise en scène entre classicisme et modernité

 

 

Jean-Philippe Daguerre a souhaité transporter cette aventure qui se déroule à Naples dans un univers en noir et blanc de cinéma italien. Scapin évolue dans un port de pêche et s’amuse à utiliser les accessoires marins présents sur scène pour parer à toutes les ruses : un sac de moules pour la scène du sac, une canne à pêche en guise de bâton, filet et trident pour transformer Sylvestre en un Poséidon terrifiant. Tout cela est bien pensé et contribue à la cohérence du jeu.

Les costumes, eux aussi en noir et blanc (chaque famille étant représentée par une couleur), sont d’inspiration 17ème siècle. Scapin est le seul à être vêtu à la fois de noir et de blanc. Le décor est constitué d’une simple voile en tissu blanc dont on comprend l’évocation à l’univers marin mais qui rétrécie une scène déjà petite.

Le texte fonctionne toujours autant. Adultes comme enfants rient de cette farce clownesque interprétée par une troupe talentueuse et débordante d’énergie, entrecoupée par des intermèdes musicaux qui aèrent les actes et modernisent l’ensemble.

Cet article vous est proposé par Tony Comédie, blog d’opinion sur l’actualité de la comédie musicale partenaire de Bulles de Culture.

En savoir plus :

  • Les Fourberies de Scapin de Molière, mise en scène de Jean-Philippe Daguerre, au théâtre du Ranelagh du 6 mai au 24 juin 2017.

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