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Affiche Mobile Homes film

[CRITIQUE] “Mobile Homes” (2017) : Vladimir de Fontenay, un jeune réalisateur à suivre

Mobile Homes est le premier long-métrage de Vladimir de Fontenay, jeune réalisateur français installé aux États-Unis. Une très belle découverte que ce film sensible et brut présenté à la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes 2017. Notre avis et critique

Synopsis :

Ali (Imogen Poots) et Evan (Callum Turner), jeune couple sans repères, sillonnent les petites routes entre les États-Unis et le Canada. Ils récupèrent à domicile l’argent des paris pour leur coq de combat, le seul ami de Bone (Franck Oulton), fils d’Ali, âgé de huit ans. La nuit, ils s’incrustent dans les maisons mobiles ou pas, pour dormir. Utilisant Bone dans leurs trafics, ils vivent de plus en plus dangereusement. Tous trois rêvent pourtant d’un refuge, d’un foyer, mais leur fuite inexorable les entraîne sur un chemin qu’ils n’avaient pas prévu…

Mobile homes: La découverte Vladimir de Fontenay

 

Photo MOBILE HOMES film
© Nour films

 

On a fait la rencontre de Vladimir de Fontenay à travers Memoria, très joli moyen-métrage avec James Franco et Sam Dillon au style Larry Clark sans la provoc’ trash. Il prouve à nouveau son talent avec son premier long-métrage Mobile Homes. Ça promet.

Avec ce film, Vladimir de Fontenay confirme son intérêt pour les jeunesses désarmées et sans repère. Il filme à hauteur d’homme et sans jugement cette famille de bric, de brocs et de traffics. Le jeune couple, à la fois bienveillant et dangereux pour le jeune Bone, évolue chaotiquement devant une caméra délicate, humaine, qui se marie très justement avec la dangerosité de leur comportement.

Une poésie de la violence

 

Photo MOBILE HOMES film
© Nour films

 

Dans Mobile Homes, chaque situation mêle une violence, souvent plus symbolique que physique, à la poésie:

  • celle de la relation de Bone avec son coq,
  • de la course poursuite au sens propre entre la famille et les mobile “homes” (“foyer” en français)
  • des pommes qu’Ali et Bone volent partout,
  • des dessins de maisons de Bone…

…On vous laisse découvrir le reste. La petite boule d’émotion qui vous prend le ventre au début du film ne vous lâche qu’en sortant de la salle.

L’image est crue et froide, sans chichis malgré plusieurs très jolis plans. Les acteurs sont simples et attachants, les costumes, décors et accessoires précis, justes. Vladimir de Fontenay fait preuve d’une grande finesse avec ce film auquel on pardonne ses inévitables défauts de premier long. Une belle carrière en perspective pour notre plus grand plaisir de cinéphiles.

 

En savoir plus :

  • Date de sortie France : 29/09/2017
  • Distribution France : Nour films
Marie Deconinck

Marie Deconinck

Rédactrice / Editor chez Bulles de Culture
Comédienne franco-québécoise, scénariste à mes heures et surtout obsédée de cinéma, j'aime les oeuvres flamboyantes et hypersensibles (Terrence Malick, Leos Carax, Charlie Kaufman, Xavier Dolan, David Lynch, Les frères Coen, Coppola...).

Top 5 Cinéma : "Nos meilleures années" (2003),"The Tree of Life" (2011), "Fargo" (1996), "Apocalypse Now" (1979), "Les enfants du paradis" (1945), "Eternal Sunshine of the Spotless Mind" (2004)
Marie Deconinck

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