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[CRITIQUE] « On l’appelle Jeeg Robot », le super-héros venu d’Italie

Les Italiens nous offrent cette année un super-héros un peu différent : On l’appelle Jeeg Robot de Gabriele Mainetti. Un triste sire cédé, délaissé, dépeuplé qui devient super-héros à environ 40 ans. Un cocktail de délires trop long mais ne manquant pas de charme. L’avis et critique de Bulles de Culture

Synopsis :

Poursuivi par la police dans les rues de Rome, Enzo (Claudio Santamaria) plonge dans les eaux du Tibre et entre en contact avec une substance radioactive qui le contamine. Il réalise bientôt qu’il possède des pouvoirs surnaturels : une force et une capacité de régénération surhumaines qu’il décide de mettre au service de ses activités criminelles.
Du moins jusqu’à ce qu’il rencontre Alessia (Ilenia Pastorelli), une jeune fille fragile et perturbée qu’il sauve des griffes de Fabio, dit « Le Gitan » (Lucas Marinelli), un mafieux déjanté qui a soif de puissance.
Témoin des pouvoirs d’Enzo, Alessia est persuadée qu’il est l’incarnation de Jeeg Robot, héros de manga japonais, présent sur Terre pour sauver le monde.
Mais Enzo va être forcé d’affronter Le Gitan qui veut savoir d’où vient cette force surhumaine. Parviendra-t-il à sauver la ville de la folie meurtrière de Fabio et être le super-héros qu’Alessia voit en lui ?

 

On l’appelle Jeeg Robot : esthétique et poisseux

 

On l'appelle Jeeg Robot
© Emanuela Scarpa

Voilà un film de héros pas comme les autres et c’est Rai Uno Cinéma qui nous le propose. Trash, violent, brut, à la limite du poisseux (surtout dès que « les méchants » se pointent), il happe tout de suite tant les images sont – et restent – superbes. On l’appelle Jeeg Robot a l’avantage des images léchées. Mais ça ne fait pas tout…

 

Rires et tendresse pour un film malgré tout plombé

On l'appelle Jeeg Robot
© Emanuela Scarpa

 

On rit quand le héros du film découvre ses pouvoirs alors qu’un film pornographique résonne dans tout son appartement – ils ont choisi de se pointer à un drôle de moment. On sourit de tendresse lorsqu’il se déclare à Alessia, assez fragile et traumatisée par la disparition de son père. Mais les longueurs et ce sentiment de pesanteur intérieure du héros ne tardent pas à venir plomber le film qui ne peut même pas compter sur la poésie et la nuance pour s’en sortir. Et ce, malgré le talent des acteurs.

 

Plus sauvage et authentique

 

 

Saluons quand même l’audace des Italiens qui osent un divertissement un peu plus authentique (avec la violence urbaine de notre époque – surtout dans les scènes de meurtre) avec un récit construit (mais pas follement original) et une espèce de fatalisme, de résignation chez le héros. Dans son pays natal, Jeeg Robot séduit en tout cas déjà beaucoup !

 

En savoir plus :

  • Date de sortie France : 3 mai 2017
  • Interdit aux moins de 12 ans
  • Distribution France : Nour Films

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