//insérer vidéo facebook
enfr
Accueil / CINEMA / [CRITIQUE] « Le Roi Arthur : La Légende d’Excalibur » (2017) de Guy Ritchie

[CRITIQUE] « Le Roi Arthur : La Légende d’Excalibur » (2017) de Guy Ritchie

Notre avis sur le film Le Roi Arthur : La Légende d’Excalibur (King Arthur: Legend Of The Sword), le nouveau long métrage sorti en salles du réalisateur Guy Ritchie peu inspiré par ce film de commande.

Synopsis :

Jeune homme futé, Arthur (Charlie Hunnam) mène sa bande et fait régner l’ordre sur les faubourgs de Londonium. Il ne se doute pas encore du destin auquel il est promis… Pourtant, le jour où il s’empare de l’épée Excalibur, il empoigne du même coup son avenir. Dès lors    , mis au défi par le pouvoir du glaive, Arthur est contraint de faire des choix sans retour en arrière possible. Il rejoint la Résistance et rencontre une mystérieuse jeune femme, Guenièvre. Tout en apprenant peu à peu à manier l’épée, il doit surmonter ses démons intérieurs et parvenir à unir un peuple pour vaincre le tyran, Vortigern. Parviendra-t-il à venger ses parents assassinés par ce monstre et à recouvrer sa couronne et son rang ?

Le Roi Arthur : La Légende d’Excalibur :
Le Game of Thrones de Guy Ritchie

 

Après des films tels que l’épique Excalibur (1981) de John Boorman, le Disney Merlin, l’enchanteur (1963) de Wolfgang Reitherman, la  comédie Monty Python, sacré Graal (1975) de Terry Gilliam et Terry Jones ou la série Kamelott (2005-2009) d’Alexandre Astier, c’est au tour du réalisateur Guy Ritchie (Sherlock Holmes, Agents très spéciaux – Code U.N.C.L.E) de proposer sa version des légendes arthuriennes avec le film Le Roi Arthur: La Légende d’Excalibur.

Et si sa version plus dynamique de Sherlock Holmes et de son compère Docteur John H. Watson avait séduit, celle du Roi Arthur est beaucoup, beaucoup moins réussie. Ici, le long métrage Le Roi Arthur: La Légende d’Excalibur nous l’histoire d’un futur preux chevalier qui a été recueilli enfant par des filles de joie après qu’un chevalier démoniaque ait tué son père Uther Pendragon (Eric Bana) qui possédait pourtant l’épée Excalibur, afin de permettre à son oncle Vortigem (Jude Law) de s’emparer du trône.

Devenu plus tard un homme à la carrure bodybuildée (celle de l’acteur Charlie Hunnam), le jeune Arthur est un patron de bordel qui est indifférent au combat mené par une bande de résistants pour empêcher Vortigem d’achever la construction d’une forteresse pour assoir son pouvoir. Il faudra attendre longtemps et pas mal de péripéties avant que la jolie Guenièvre (Astrid Bergès-Frisbey), devenue exceptionnellement une mage pour le film — oui, hélas, pas de Merlin dans cette version de la légende (en tout cas, à l’image) ! —, réussisse à le faire accepter son destin royal, lié à la célèbre épée Excalibur de feu son père Uther Pendragon.

La forme au détriment du fond

 

Bref, si l’idée du destin inéluctable d’un enfant qui ignore ses origines est un grand classique, son récit raconté à vitesse grand V dans Le Roi Arthur: La Légende d’Excalibur est par contre très déconcertant. Et ce, même si le réalisateur Guy Ritchie nous avait habitué à ses montages très speed. Mais il faut reconnaître toutefois que cela aurait pu être une bonne idée de raconter la naissance du Roi Arthur et des Chevaliers de la Table Ronde ainsi que le genre fantasy à l’aune du « binge watching » et des effets spéciaux d’aujourd’hui.

Le problème est qu’au lieu d’apporter un regard neuf sur ce récit mythique, ce montage frénétique couplé à une surabondance d’effets spéciaux loin d’être époustouflants créent une très grande confusion dans les scènes d’action comme lors de la grande bataille du début où le rythme très syncopé de la séquence nous laisse en dehors de la scène et de ses enjeux. De même, l’enfance et l’adolescence d’Arthur sont racontés si rapidement qu’il est impossible d’éprouver de l’empathie pour lui.

Au final, ce nouveau long métrage de Guy Ritchie, Le Roi Arthur: La Légende d’Excalibur, séduira peut-être les fans du réalisateur ou les amateurs de films d’aventure divertissants mais pour les autres, la déception risque d’être au rendez-vous face au choix du réalisateur d’avoir fait l’impasse sur un scénario plus abouti sur la mythologie celtique au profit d’une esthétique totalement débridée.

Dommage.

Cet article est un article sponsorisé.

 

En savoir plus :

  • Date de sortie France : 17/05/2017
  • Distribution France : Warner Bros. France

Check Also

Coudre et Découdre photo 5 Ines Bensalem

[INTERVIEW] Ines Bensalem, réalisatrice de « Coudre & découdre » (2016)

La réalisatrice Ines Bensalem vient de remporter le Grand Prix du jury du Festival Ptit …

Ava photo Léa Mysius

[INTERVIEW] Léa Mysius, réalisatrice de « Ava »: « Une volonté de réenchanter le monde »

Léa Mysius, 28 ans, vient de recevoir le prix SACD à la Semaine de la …

Laisser un commentaire