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The leftovers saison 3 affiche

[CRITIQUE] « The Leftovers » saison 3 (Damon Lindelof), le christ revient

Pour sa huitième édition, le Festival Séries Mania a consacré sa cérémonie d’ouverture à la série The Leftovers, quelques jours avant le début de la saison finale sur OCS. Les deux premiers épisodes de cette dernière salve  ont été diffusés en présence du créateur de la série Damon Lindelof, également président cette année de Séries Mania, et d’une partie du casting, dont Justin Théroux. Notre avis et critique sur ce début de saison. 

Synopsis :

Du jour au lendemain, un 14 octobre en apparence ordinaire, 2% de la population disparaît mystérieusement de la surface de la terre. Ces gens, de tout âge, se sont évanouis dans la nature, sans explication, laissant leurs proches dans l’angoisse, voire le désespoir.

7 ans plus tard, on prépare les commémorations du « grand enlèvement ». Les prédicateurs les plus fous promettent qu’à cette occasion un long déluge surviendra. Kevin Garvey (Justin Théroux) est toujours le shérif de Miracle. Il doit tenir l’ordre dans la ville, qui attend une affluence record. Dans le même temps, sa petite-amie Nora Durst (Carie Coon) reçoit un coup de fil mystérieux lui demandant de se rendre en Australie pour retrouver ses enfants disparus. Le couple s’envole dans cette quête.

 

#SeriesMania Présence d’une partie du casting de #TheLeftovers #DamonLindelof #JustinTheroux @OCSTV @FestSeriesMania pic.twitter.com/ivjs3xuLgI

— Bulles de Culture (@bullesdeculture) 13 avril 2017

Damon Lindelof « Le public n’aura jamais les réponses »

 

The Leftovers saison 3 critique 3
© 2017 Home Box Office, Inc. All rights reserved.

 

On entame donc cet ultime saison de The Leftovers avec la ferme intention d’obtenir des réponses aux nombreuses questions posées par la série. Le créateur Damon Lindelof, également aux manettes de Lost, va nous prouver encore une fois qu’il cultive son appétence pour les mystères non résolues. Il nous prévient tout de suite : « Le public n’aura jamais les réponses ».

Il faut dire qu’il est de l’essence même de la série de ne pas avoir les clés des intrigues. La thématique de The Leftovers est justement construite autour de l’ignorance des personnages, qui ne savent pas où leurs proches sont partis. Ils se sont même résignés à chercher des explications. Ils vivent désormais avec l’objectif de reconstruire leurs vies en se forçant à ne pas se souvenir. Evidemment, certains vont flancher à l’image de Nora qui ne peut au fond d’elle se résigner à passer à autre chose. C’est semble-t-il ce que souhaite aborder Damon Lindelof dans cette ultime saison, centrée autour de la quête des êtres chers.

 

Le jeu de l’épisode introductif

 

 

Le showrunner ouvre une fois encore cette saison sur une note ésotérique, fondement même de la série. Le créateur s’amuse avec l’exercice de l’épisode introductif jouant avec les conflits temporels, autre élément distinctif chez lui. En saison 2, il nous proposait déjà un retour à la préhistoire avec une femme enceinte qui se retrouvait à accoucher seul avant de mourir sur le lit d’une rivière.

 


L’ultime épisode introductif de saison nous propulse dans un univers au XIXème siècle. Une mère attend le messie sur le toit d’une église rudimentaire après qu’on lui ait retiré son enfant. Puis, passant de nos jours, la dramaturgie du premier épisode nous contextualise les conséquences des tragiques évènements de la fin de saison 2. Ce n’est qu’à la fin de ce premier épisode de The Leftovers, et très classiquement dans la construction narrative de Damon Lindelof, qu’on voit se dessiner la trame de cette dernière salve d’épisodes.

 

The Leftovers, série exigeante et surréaliste qui engendrera les passions

 

© 2017 Home Box Office, Inc. All rights reserved.

 

Toujours accompagné par la musique de Max Richter, acclamé à l’ouverture de Séries Mania, on constate que la portée émotionnelle de The Leftovers est sans commune mesure avec d’autres séries de la même génération. Exigeante et surréaliste, ce programme HBO adapté du roman de Tom Perrotta, Les Disparus de Mapleton, a sa place dans le panthéon des oeuvres audiovisuelles. Sa season finale saura à coup sûr déchainer les passions tout en provoquant des frustrations à la manière d’un Lost ou des Sopranos.

 

 

En savoir plus  :

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Un commentaire

  1. 1844 le moyen-âge ?
    « Ils se sont même résilier à chercher des explications. » Résignés, peut-être ?

    Quelle indingence, cet « article ».

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