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[CRITIQUE] « Nuit » (2017) de Bernard Minier

Bernard Minier est devenu l’un des auteurs incontournables du thriller français. Après Glacé (2011), un roman récemment adapté en série pour M6, et après deux autres polars, il publie un nouveau thriller, Nuit. Notre avis.

Synopsis :

Nuit de tempête en mer du Nord. Secoué par des vents violents, l’hélicoptère dépose Kirsten Nigaard sur une plate-forme pétrolière. L’inspectrice norvégienne enquête sur le meurtre d’une technicienne de la base off-shore.
Un homme manque à l’appel. En fouillant sa cabine, Kirsten découvre une série de photos. Quelques jours plus tard, elle est dans le bureau de Martin Servaz.
L’absent s’appelle Julian Hirtmann, le tueur retors et insaisissable que le policier poursuit depuis des années. Étrangement, sur plusieurs clichés, Martin Servaz apparaît, suivi, épié.
Kirsten lui tend alors une autre photo. Celle d’un enfant.
Au dos, juste un prénom : Gustav.
Pour Kirsten et Martin, c’est le début d’un voyage terrifiant avec, au bout de la nuit, le plus redoutable des ennemis.

Nuit :
Le nouveau jeu du chat et de la souris
entre Martin Servaz et Julian Hirtmann

 

Nuit image Bernard Minier (c) Laura Muñoz
© Laura Muñoz

Le roman Nuit signe le retour du personnage préféré de Bernard Minier, Martin Servaz, qui croise Kirsten Nigaard, une inspectrice norvégienne. Les deux se lancent sur les traces de Julian Hirtmann, le tueur Suisse déjà apparu dans Glacé de Bernard Minier.

Rassurez-vous, Nuit peut très bien être lu séparément des autres romans de Bernard Minier. Tout est expliqué au fil des pages avec des flashback utilisés à bon escient.

Nuit, de Bernard Minier, signe donc le retour du tueur Suisse, Julian Hirtmann. Toujours dans le sillage du commandant Servaz, celui-ci continue à vivre dans les souvenirs du policier favori de Bernard Minier. L’auteur nous fait progresser sur les traces de ce tueur en même temps que Martin  Servaz. Nous allons avancer vers lui ou l’inverse, mais toujours dans l’ombre de ce tueur sans pitié. Une attraction particulière se forme entre les deux individus.

Malgré ce jeu du chat et de la souris, le rythme peut paraître décousu, cassé et assez désordonné. Bernard Minier est un auteur généreux qui ne lésine pas sur les descriptions et les informations complémentaires. Ces informations peuvent être intéressantes mais elles semblent de trop par moment.

Le commandant Servaz au fond du trou

 

Le plus de ce dernier thriller signé Bernard Minier, c’est l’évolution du commandant Servaz. En effet, dans Nuit, Bernard Minier n’hésite pas à malmener son personnage fétiche. Suite à son coma, Martin Servaz devient encore plus solitaire, renfermé et paranoïaque que jamais.

Le commandant a tenté pendant de long mois de combattre son passé mais celui-ci ressurgit et le cauchemar peut recommencer. Mais ce n’est pas tout, Martin Servaz va vivre de nombreuses embûches, à croire que le sort s’acharne sur lui.

Le décor :
Toujours aussi important
chez Bernard Minier

 

Ce nouveau thriller nous renvoie, une nouvelle fois, dans les Pyrénées et plus particulièrement dans la région de Toulouse. Bernard Minier nous emmène sur les vestiges de l’hôpital psychiatrique de Glacé mais aussi dans le village qui a fait la renommée du commandant Servaz.

Nuit, c’est aussi l’Autriche et ses grands lacs mais également la Norvège. Ce nouveau roman débute en force avec un atterrissage sur une base off-shore en pleine tempête. Imaginez la base qui est loin de tout, la tempête qui souffle, les vagues de quinze mètres et le vacarme des machines.

Bernard Minier utilise une nouvelle fois le paysage comme un personnage à part entière de son histoire. Le paysage prend une place importante dans le développement de l’intrigue mais aussi dans celui de l’angoisse.

La nuit est également importante dans ce nouveau thriller de Bernard Minier. Le noir sera notre seule lumière durant toute notre lecture et les faits seront loin de connaître une éclaircie.

 

 

En savoir plus :

  • Nuit, Bernad Minier, XO Editions, février 2017, 528 pages, 21,90 €

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