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Ghost in the Shell affiche film

[CRITIQUE] « Ghost in the Shell » (2017) : Le transhumanisme olympien

Après Kristen Stewart dans Blanche-Neige et le chasseur (2012), Rupert Sanders met en scène Scarlett Johansson dans Ghost in the Shell, l’adaptation cinématographique du célèbre manga de Shirow Masamune. Notre critique et avis sur le film. 

Synopsis :

Dans un futur proche, le Major (Scarlett Johansson) est unique en son genre: humaine sauvée d’un terrible accident, son corps aux capacités cybernétiques lui permet de lutter contre les plus dangereux criminels. Face à une menace d’un nouveau genre qui permet de pirater et de contrôler les esprits, le Major est la seule à pouvoir la combattre. Alors qu’elle s’apprête à affronter ce nouvel ennemi, elle découvre qu’on lui a menti : sa vie n’a pas été sauvée, on la lui a volée. Rien ne l’arrêtera pour comprendre son passé, trouver les responsables et les empêcher de recommencer avec d’autres.

Les Hommes voient l’évolution comme une série de perfectionnement aboutissant à l’espèce humaine, une création générée sous l’égide de Dieu. Dans Ghost in the Shell, l’esprit humain a surpassé le divin et s’est affranchi de nombreuses contraintes. L’enveloppe charnelle vieillissante n’est plus, remplacée par la machine. Seul le système nerveux central (cerveau et moelle épinière), siège de la conscience : le ghost, est sauvegardé dans une coquille vide et artificielle.

Un futur perfectionné

 

Ghost in the shell film
© 2017 Paramount Pictures. All rights Reserved.

 

Oscar Pistorius aurait voulu être contemporain de cette époque. Une ère qui laisse songeur, car elle ne paraît pas si lointaine, mais ancrée dans une certaine continuité des avancées technologiques. Cette œuvre est littéralement une projection dans l’avenir, où l’homme est devenu maître de son destin.

De nos jours, alors que la médecine et la robotique sont capables de générer des organes artificiels dans le but de régler certaines pathologies, nous sommes ici immergés, non plus dans la guérison, mais l’amélioration de l’espèce humain où la chaire côtoie la mécanique dans un même corps : c’est l’ère du transhumanisme. Cette époque semble avoir résolue les problèmes éthiques liés à la modification de notre corps.

Cet avenir séduisant où les handicapes et imperfections de notre organisme sont bannis voire gommés. La technologie au service du perfectionnement, exclusivité actuelle des disciplines sportives de haut niveau, est entrée dans les mœurs.

L’esthétisme sert cette séduisante projection et magnifie la réflexion sous-jacente de l’intrigue.

En quête d’identité

 

Ghost in the shell film
© 2017 Paramount Pictures. All rights Reserved.

 

L’esthète Rupert Sanders a construit son film sur un squelette philosophique. Bien entendu, le Major et son équipe traque un redoutable terroriste. Scène de combat et cascade sont de la partie.

Mais a véritable quête est identitaire. Sauvé par l’entreprise de composants cybernétiques Hanka, suite à un incident, le personnage de Scarlett Johansson (Lucy, 2014; Avengers : l’ère d’Ultron, 2015; Captain America : Civil War, 2016) n’a plus de souvenir. A la recherche de soi, le Major recherche les traces de son passé. Est-on défini par son passé ou par ses actes, tel est le thème en filigrane du film.

Ghost in the Shell : une belle adaptation du célèbre manga

 

Ghost in the shell film
© 2017 Paramount Pictures. All rights Reserved.

 

La bande dessinée de Shirow Masamune est construite sur une succession d’intervention et d’enquête de la section 9 contre les criminels. Le scénario de Ghost in the Shell, lui, est plus abouti. L’aspect moins sibyllin de l’œuvre cinématographique permet, d’entrée, d’immerger le spectateur dans cet avenir futuriste, et d’apprécier l’univers complexe de l’œuvre initiale, proche de Matrix (1999).

Les aventures et la plastique du Major seront appréciés de tous. Allez donc vous installer dans les salles IMAX pour regarder Ghost in the Shell, sublimation de la quête de soi.

 

 

En savoir plus :

  • Date de sortie France : 29/03/2017
  • Distribution France : Paramount Pictures France

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