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Festival Court Métrage Clermont Ferrand

Suivez-nous au Festival du Court Métrage de Clermont Ferrand

Du 5 au 7 février 2017, Bulles de Culture est présent au Festival du Court Métrage de Clermont Ferrand pour essayer de vous dénicher les plus belles pépites des films courts parmi ceux proposés dans le plus grand évènement mondial dédié aux court-métrages. Suivez-nous dans nos découvertes ici.

Présentation du Festival du Court Métrage de Clermont Ferrand

Festival du Court Métrage de Clermont Ferrand
© Baptiste Chanat

Le 39e Festival du Court Métrage de Clermont Ferrand réunit trois compétitions (internationale, Labo et nationale) et un marché du films. Pour la première fois cette année, un prix récompensera le meilleur documentaire, choisi parmi les trois compétitions. Cette année, c’est la Colombie qui sera à l’honneur du Festival avec une quarantaine de courts métrages présentés.

– la compétition internationale :

75 films sont retenus dans cette sélection, venant de 58 nationalités et d’une durée moyenne de 15 minutes.

Les films : http://www.clermont-filmfest.com/index.php?m=17

– la competition Labo :

30 films de 17 pays. Le Labo est le siège des expériences visuelles et sonores inédites et novatrices.

Les films : http://www.clermont-filmfest.com/index.php?m=24

– la competition nationale :

60 films français ont été choisis, dont 12 coproductions avec l’étranger. Leur durée varie de 3 à 50 minutes.

Les films : http://www.clermont-filmfest.com/index.php?m=21

Quelques courts métrages coup de coeur

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La loi de la probabilité (The law of Averages) de Rose Elizabeth

Synopsis

Un hiver rigoureux dans la campagne québécoise. Une femme et sa fille attendent la mort de la grand-mère. Une comédie noire qui évoque les souffrances psychiques que mères et filles s’infligent mutuellement.

Partant d’un sujet dur qui est la mort, la réalisatrice réussit à construire une histoire résolument comique. Le deuil est traité avec cynisme grâce à de nombreux détails dans la réalisation : une chanson dans une voiture, des croque-morts juifs qui débarquent à l’improviste. Le point fort de ce court-métrage, c’est sans contexte les personnages principaux, une mère et sa fille, auxquels on s’attache dès la première scène. Le lien filial entre les protagonistes y est très exploité, rendant ce film canadien complètement universel.

A moitié libre (Semilibiri) de Matteo Gentiloni

Synopsis

Alessandra est farouche, elle n’est amis avec personne. En observant l’ingénieux stratagème imaginé par ses compagnes de cellule, elle voit l’occasion d’en venir une fois pour toute avec la solitude.

Ce court-métrage sur le quotidien des femmes en prison laisse parfois penser à La Taularde (2016) d’Audrey Estrougo. Pourtant, il prend un angle très singulier car il dépeint le quotidien de ces femmes prêtes à tout pour avoir un enfant. Aussi, par la grille de la cour les séparant de la prison des hommes, elles se font envoyer des préservatifs usagés dans le but de se faire inséminer une fois rentrées dans leurs cellules. Leurs raisons : elles souffrent avant tout de solitude. Ce film est un retour aux fondamentaux, montrant l’instinct de mère qui peut transparaitre dans chacune des femmes, même dans les situations les plus extrêmes. Pas complètement abouti, il manque une conclusion digne de ce nom à ce court-métrage inventif et original.

Red Apples (les pommes rouges) de George Sikharulidze

Synopsis

Une jeune épouse arménienne voit sa relation avec son mari mise en danger dès le premier jour de leur mariage lorsque sa belle-mère s’en mêle.

Juste après une scène de mariage festive et bonne enfant, tout se complique lorsqu’après la nuit de noce, il n’y a aucune trace de sang sur les draps. La belle mère va emmener la mariée chez le gynécologue. Lors de la consultation, elle va y faire une étrange découverte. Malgré l’acte sexuel de la vieille, l’hymen n’est pas rompu. Le court-métrage est en deux temps. Il commence par des touches de comédie. La scène de mariage donne de l’énergie à une structure narrative qui va devenir de plus en plus dramatique. La psychologie des personnages n’est pas très claire, surtout en fin de film. Néanmoins, ce dernier témoigne d’une culture arménienne qui est loin de s’occidentaliser.

Aamer de Amira Bhargava

Synopsis

Aamer, un garçon âgé de 10 ans vivant dans les rues de Mumbai, acquiert une prothèse auditive. Avec l’apparition soudaine du son, sa vie auparavant paisible change pour toujours.

Ce petit film indien, inédit en Festival français, a tout pour émouvoir. L’interprète principal est tout mignon, avec une expression qui nous donne la chair de poule. Le court-métrage a la particularité de raconter une histoire touchante, tout en immergeant le spectataur dans la vie quotidienne des indiens. D’une caméra pure, la réalisation offre une richesse de coeur, prouvant que la simplicité peut parfois être beaucoup plus efficace que les scénarios les plus sophistiqués.

Ruah de Flurin Giger

Synopsis

Neuf personnages, quatre histoires, une situation. Que faites-vous quand vous savez que quelque chose de grand, quelque chose d’irréversible, quelque chose que vous ne pouvez pas fuir ou combattre, va se produire?

Flurin Giger est le petit prodige suisse. A peine plus de 21 ans, le réalisateur a déjà eu les honneurs de la compétition officielle de Venise pour ce court-métrage. L’esthétisme est d’une noirceur saisissante, à la manière d’un polar nordique. Le cinéaste sait également distiller des touches de mystère jusqu’à la scène finale de révélation, pleine de poésie.

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Nous suivre au Festival du Court Métrage de Clermont Ferrand

En savoir plus :

  • Le 39e Festival du Court Métrage de Clermont Ferrand aura lieu du 3 au 11 février 2017.
Antoine Corte

Antoine Corte

Rédacteur en chef adjoint / Deputy editor in chief chez Bulles de Culture
Toujours à défendre le cinéma français, j'aime particulièrement faire découvrir les films à petites sorties mais à portée universelle.

Top 3 Cinéma : "Moulin Rouge !" (2001), "Titanic" (1997), "Les Parapluies de Cherbourg" (1964)
Antoine Corte

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