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Affiche Saturday Night Fever

[CRITIQUE] « Saturday Night fever » (2017) : Fauve Hautot a la Fièvre du samedi soir

La comédie musicale Saturday Night Fever revient sur le parquet. Pour l’occasion, c’est la danseuse et juge de l’émission Danse avec les Stars, Fauve Hautot, qui va danser sur les plus grands tubes des Bee Gees. Elle est rejointe notamment par Nicolas Archambault. Le spectacle se joue jusqu’au 30 avril 2017 au Palais des Sports de Paris, puis en tournée dans toute la France. Notre avis.  

Synopsis :

Dans les années 70, Tony Manero (Nicolas Archambault) est un jeune NewYorkais issu des quartiers pauvres de Brooklyn. Tous les samedis soir, il se déchaine sur la piste de danse de « l’Odyssé ». Il est adoré des femmes mais s’attire les ennuis des hommes.

 

Saturday Night Fever, retour d’une comédie musicale mythique

 

Saturday Night Fever Fauve Hautot 1
© D.R.

 

Saturday Night Fever, c’est bien sûr ce film mythique de 1977 avec John Travolta au déhanché déchainé. A l’occasion des 30 ans du film, le spectacle rend hommage à ce musical mythique porté par les tubes des Bee Gees : Stayin’ Alive, How deep is your love, More than a woman, You should be dancing

Depuis plusieurs mois, la promotion s’intensifie autour du retour de Saturday Night Fever sur les planches. On peut noter notamment en novembre dernier la sortie d’un album tribute avec la participation de Madcon, Tal ou encore Kylie Minogue. Cette dernière est également venu en France pour entonner le fameux Night Fever sur le plateau de l’émission Danse avec les stars.

 

 

Forcément, le compte à rebours proposé en début de spectacle est approprié. Il signe une remontée dans le temps, déjà initiée par les tubes des années 70 qui retentissent dans la salle du Palais des Sports lors de l’installation du public. Dès le levé de rideau, on y découvre un décor plutôt bien pensé en forme de disque vinyle. Le tout est extrêmement mobile permettant de passer en un rien de temps d’une piste de danse endiablée, avec boules à facettes et néons, à un  magasin de quincaillerie, lieu de travail de Tony.

 

 

Une Fauve Hautot qui électrise le spectacle

 

Saturday Night Fever Fauve Hautot 1
© D.R.

 

Malgré le narrateur de l’histoire, interprété par Gwendal Marimoutou, qui ne lâche pas sa connexion avec le public avec une sorte de The Get Down, les scènes non dansées de Saturday Night Fever manquent de peps. Pour capter l’attention du public féminin, les producteurs miseront sur les atouts plutôt très avantageux de Nicolas Archambault, qu’on voit très souvent torse nu en ce début de spectacle.

Puis l’arrivée de Fauve Hautot sur la piste de danse a l’effet d’une bombe. La danseuse vient littéralement électriser le show en mettant dans sa danse une énergie dans chaque geste. On la distingue nettement du collectif. Elle est LA star de cette version de Saturday Night Fever. La pauvre doit systématiquement parler après ses chorégraphies, laissant transparaitre un certain essoufflement dans sa diction. On ne pourra pas la blâmer. Elle a l’aplomb nécessaire pour interpréter cette espiègle Stéphanie même si le rôle n’est pas non plus taillé pour un César.

 

 

Dans la seconde partie, on revient de l’entracte avec Gwendal Marimoutou qui nous invite à une initiation au Disco. Pour l’occasion, le public va monter sur scène pour tenter de rivaliser avec le style de Nicolas Archambault. Jamais très loin de la piste de danse, le trio de chanteurs, composé de Stephan Rizon (The Voice), Flo Malley et Nevedya, interprète la playlist avec suffisamment de hargne pour coller aux versions originales des Bee Gees.

 

 

Puis reprise de l’intrigue avec toujours ce même faux rythme dans les tableaux non chantés. Grande surprise néanmoins au moment de la battle de danse, la focalisation sur Fauve Hautot s’estompe avec une mise en avant d’une troupe de danseurs qui s’avère extrêmement talentueuse. On est particulièrement étonné par le couple espagnol/cubain, auquel l’intrigue fait finalement gagner le concours après une intervention de Tony.

La fin de ce Saturday Night Fever version 2017, surs les toits de New-York, est légèrement abrupte. Elle se termine tendrement là où on aurait préféré un bouquet final. Au final, Saturday Night Fever réussira à faire danser grâce à une troupe dynamique qui mériterait cependant à prendre de l’assurance sur les parties non musicales.

 

En savoir plus :

  • Saturday Night Fever au Palais des Sports (Paris, France) du 9 février 2017 au 30 avril 2017, puis en tournée dans toute la France.
Antoine Corte

Antoine Corte

Rédacteur en chef adjoint / Deputy editor in chief chez Bulles de Culture
Toujours à défendre le cinéma français, j'aime particulièrement faire découvrir les films à petites sorties mais à portée universelle.
Antoine Corte

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    3 Commentaires

    1. Très très déçue affligeant je m attendais à danser comme sur star 80 rien de rien les commentaires sont probablement les copains des pseudo danseurs

    2. Franchement laisser vous tentez et lachez-vous !!! Que du bonheur pour les gens qui sont fan des années 80 – Fauve est tout simplement belle et elle danse à merveille

      je vous recommande vivement ce spectacle

    3. Un vrai régal ! aucun temps mort, tout est bien pensé, les danseurs, les chanteurs, la sono , les décors ….Si vous avez aimé cette période, allez-y, vous ne regretterez pas

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