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La taularde affiche

[CRITIQUE DVD] « La Taularde » (2017) d’Audrey Estrougo

Après une petite sortie en septembre 2016 au cinéma, le film La Taularde d’Audrey Estrougo sort en vidéo le 17 janvier 2017. Sophie Marceau y apparaît complètement transformée au cœur de l’univers carcéral féminin. Un film choc et immersif. Notre avis. 

Synopsis :

Pour sauver l’homme qu’elle aime de la prison, Mathilde (Sophie Marceau) prend sa place en lui permettant de s’évader. Alors que sa survie en milieu carcéral ne dépend que de lui, Mathilde n’en reçoit plus aucune nouvelle. Isolée, soutenue uniquement par son fils (Benjamin Siksou), elle répond désormais au numéro d’écrou 383205-B. Mathilde deviendra-t-elle une taularde comme une autre ?

 

La Taularde, incursion en milieu carcéral

 

La Taularde photo sophie Marceau
© Rouge International – Superprod

 

Pour La Taularde, la réalisatrice Audrey Estrougo s’inspire de films récents qui traitaient déjà de la problématique des prisons pour femmes. On peut retenir notamment Ombline (2012) de Stéphane Cazes avec Mélanie Thierry ou  Pour elle de Fred Cavayé avec Diane Kruger.

Le film est une très grande réussite car il permet de s’immerger dans ce lieu sans loi avec ses propres règles. On est confronté au quotidien réalistes de ces femmes détruites socialement qui doivent lutter pour conserver leur humanité. Aussi, il faut batailler pour un bout de papier toilette, pour pouvoir dormir tranquillement et pour avoir un lieu de vie décent. Loin des clichés, la caméra d’Audrey Estrougo est source de témoignage, sans tomber dans le discours militantisme.

Les décors sont au plus prêt du réel puisque La Taularde a été tournée dans une ancienne prison désaffectée de Rennes.

 

Un rôle de composition pour Sophie Marceau

 

La Taularde photo sophie Marceau
© Rouge International – Superprod

 

De bout en bout, on croit à la détresse psychologique du personnage incarnée par Sophie Marceau, considérée comme une marginale dans cette prison : une femme de lettres. Aussi, elle doit en apprendre les codes et les vices, à l’instar du protagoniste dans la série The Night of qui s’est transformé en prison. L’actrice incarne un rôle de composition, si rare dans sa filmographie depuis ces dernières années. Elle apparaît à l’image sans artifice et donnant de soi dans un rôle compliqué.

 

La Taularde photo sophie Marceau
© Rouge International – Superprod

 

Outre Sophie Marceau, c’est un casting cinq étoiles qui est au crédit : Carole Franck, Anne le Ny, Suzanne Clément. Chacune des actrices incarnent un portrait de femmes singulier qui réussit à émouvoir. Il y a par exemple la « gentille » gardienne de prison qui comprend le désarroi des détenues, la roublarde antipathique fausse bonne amie ou encore la collègue de cellule rageuse. A côté de toutes ces femmes, on est aussi bien content de revoir à l’écran la « nouvelle star » Benjamin Siksou prêt à tous les sacrifices pour aider sa mère.

Du début jusqu’à la fin de La Taularde, on est emmuré avec ces femmes en prison. On vit leur expérience malgré un scénario, écrit avec Agnès Caffin, présentant quelques facilités.

 

En savoir plus  :

  • Disponible en DVD/Blu-ray chez Orange à partir du 17/01/2017
Antoine Corte

Antoine Corte

Rédacteur en chef adjoint / Deputy editor in chief chez Bulles de Culture
Toujours à défendre le cinéma français, j'aime particulièrement faire découvrir les films à petites sorties mais à portée universelle.

Top 3 Cinéma : "Moulin Rouge !" (2001), "Titanic" (1997), "Les Parapluies de Cherbourg" (1964)
Antoine Corte

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