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Paul Haggis
© Bulles de Culture

#FIFM2016 Masterclass de Paul Haggis

Après avoir reçu Paul Verhoeven, le Festival International du Film de Marrakech 2016 consacre sa deuxième masterclass à un autre Paul, et pas des moindres puisqu’il s’agit du réalisateur/scénariste Paul Haggis. Notre résumé. 

La silhouette élégante, un visage chaleureux et souriant faisant beaucoup plus jeune que son âge, Paul Haggis est revenu avec enthousiasme sur sa passion la plus intime: l’écriture. Il est le scénariste des films Million Dollar Baby (2004) de Clint Eastwood ou encore du James Bond Casino Royale (2006) de Martin Campbell et réalisateur du film Collision (2004), Oscar du meilleur film, et de la série télévisée Show me a hero (2015) de David Simon.

 

Extraits de la masterclass de Paul Haggis

 

Paul Haggis
© Bulles de Culture

 

Après avoir abandonné sa première passion, la photographie, pour se consacrer pleinement au cinéma, il quitte son Canada natal pour arriver à Hollywood où il ne connaît personne. Vivant de petits boulots avant de commencer à travailler à la TV, il qualifie son “jeune lui” de mauvais auteur.

Une furieuse envie de cinéma l’amènera à réaliser son premier film en 1993, Red Hot, un échec retentissant qui l’empêchera de s’approcher des plateaux de cinéma pendant plus de dix ans. Comme pour beaucoup, cet échec l’a conduit à s’interroger et à comprendre que son erreur a été, selon lui, de ne pas écrire des choses dont il avait vraiment envie. Cet analyse l’a amené à se lancer dans le processus d’écriture de deux films :

  • Million Dollar Baby dont il a acquis les droit adaptation du livre,
  • et Collision (Crash), un projet original.

 

 

Il revient aussi sur sa rencontre déterminante pour le reste de sa carrière avec Clint Eastwood, qui a eu un véritable coup de cœur pour son travail. C’est d’ailleurs à la suite de Million Dollar Baby que Paul Haggis s’est vu proposé l’écriture de Mémoires de nos pères (2006) et Lettres d’Iwo Jima (2006), un véritable défi scénaristique.

Lorsqu’il revient sur son film Collision, il révèle qu’il voulait en faire une série au départ mais malheureusement HBO ne voulait pas du sujet. Ce qui intéressait Paul Haggis, c’est de voir comment chaque individu est connecté à un autre, et comment chaque homme peut-être plus profond qu’on ne le pense.  Il révèle qu’il a écrit le film en deux semaines à partir du moment où il avait fini toutes ses recherches. Alors que personne ne voulait produire le film, c’est un homme d’affaire perse, qui s’est reconnu dans le sujet, qui a financé le film.

 

 

Au sujet de la direction d’acteurs, on obtient, selon lui, le meilleur des acteurs lorsqu’on les utilise à contre-emploi. En effet, Paul Haggis conseille de ne jamais écrire avec une personne en tête.

Concernant Dans la vallée d’Elah (2007), autre de ses réalisations, le film a eu du mal à se faire, car il est sorti à une époque où la guerre était encore « populaire ». Pour le réalisateur, Dans la vallée d’Elah est l’opposée de Collision, ce qui est logique car selon lui chaque réalisateur doit s’effacer derrière le film qu’il réalise pour donner au film son propre style.

 

 

Il revient aussi sur ce désir de parler des différences entre les communautés qui a été influencé par toutes les images du monde et des informations et qu’il a absorbé depuis son enfance. Ce qui l’intéresse, c’est le processus de déshumanisation qui semble ronger le monde.

Un dernier mot sur la partie James Bond de sa carrière sur laquelle il ne semblait pas avoir envie de s’attarder. Lorsqu’on est venu le voir pour réécrire Casino Royale, tout était déjà écrit, son implication s’étant limitée à donner de la profondeur au personnage de Bond. Sur ce point, il salue l’ouverture d’esprit de Martin Campbell qui lui a autorisé des choses auquel ce dernier n’aurait jamais pensé.

 

 

En savoir plus :

Salvatore V.

Salvatore V.

Rédacteur / Editor chez Bulles de Culture
Passionné de pop-culture (et de culture tout court en général), je suis amoureux de tout ce qui raconte une histoire. Ayant un faible pour le cinéma de genre et l'animation, je milite pour un cinéma qui conte, qui émerveille, qui effraie et qui prend aux tripes. On ne pense pas devant un film, on ressent.

TOP 5 Cinéma : "Sueurs froides", "Conan le barbare", "Docteur Strangelove", "Le Château dans le ciel", "Les Fils de l'homme"
TOP 5 BD: "Ghost Money", "Les épées de verre", "Le vol du corbeau", "Les gardiens du Maser", "Siegfried"
TOP 5 Comics : "Daredevil l'homme sans peur", "Silver Surfer: Requiem", "House of M", "The Dark Kight returns", "Old man Logan"
TOP 5 TV : "Penny Dreadful", "Viking", "Doctor Who", "Community", "Cowboy Bebop"
Salvatore V.

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