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MADEMOISELLE affiche

#Cannes2016 : “Toni Erdmann”, “Mademoiselle”

La compétition cannoise continue avec un paradoxe. Mademoiselle de Park Chan-Wook, qu’on attendait, a fortement déçu. A l’inverse, Toni Erdmann de Maren Ade, dont on espérait rien, a beaucoup plu. Journal de bord de la croisette, l’aventure continue. 

Toni Erdmann
Relations familiales compliquées

 

Toni Erdmann image 1
© Haut et Court

Synopsis :

Ines (Sandra Hüller), femme d’affaire, voit son père (Peter Simonischek) débarquer sans prévenir. Elle ne souhaite pas le voir, d’autant qu’il vient désorganiser son quotidien rangé. Mais psychologiquement, elle souffre. Ce père va lui redonner un sens à sa vie grâce à ses burlesqueries.

 

Le film Toni Erdmann, 2h45, apparait de prime abord très long. La mise en scène est lente, caméra fixe sans point de vue. On pense que l’alchimie ne se fera jamais. Et pourtant, après un début difficile, on rentre peu à peu dans cette histoire attachante. Très vite, les deux personnages deviennent terriblement familiers pour le spectateur. On voit la relation père-fille se construire alors même que deux mondes les séparent.

Peter Simonischek est d’une exceptionnelle clarté dans ses expressions. Il est à la fois déjanté et attentif. On retient notamment la scène où, “à poil”, il arrive à une soirée organisée dans l’appartement de sa fille.

On note également l’ouverture du film où celui-ci reçoit un courrier. Il se dote d’un dentier affreux qui transforme la morphologie de son visage.

 

Toni Erdmann image 2
© Haut et Court

 

Sandra Hüller est également merveilleuse dans ce rôle de femme rangée, limite coincée, qui ne laisse pas de place à l’imprévu. Meilleure scène de ce début de festival, les applaudissements ont fusé lorsqu’elle interprète a-capella le titre Greatest Love of All de Whitney Houston.

Les deux méritent pour le moment le prix d’interprétation !

Toni Erdmann est un coup de cœur Bulles de Culture.

 

 

En savoir plus :

  • Date de sortie France : 17/08/2016
  • Distribution France : Haut et Court

 

Mademoiselle,
Le Gone Girl raté de Park Chan-Wook

 

Synopsis :

Corée dans les années 30, pendant la colonisation japonaise, Une jeune femme, Sookee (Kim Tae-ri), est engagée comme servante pour une riche japonaise, Hideko (Kim Min-Hee). Son but, s’allier avec un compte japonais et récupérer l’argent de cette bourgeoise.

 

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© D.R.

 

Park Chan-Wook s’est inspiré du roman anglais Fingersmith de la britannique Sarah Waterspour pour Mademoiselle, un thriller psychologique à la narration compliquée.

Le visuel est très réussi. La demeure bourgeoise et son jardin sont deux atouts du film.

Néanmoins, on est vite perdu dans la mise en scène du réalisateur qui n’entre pas directement dans le vif du sujet. Il faudra attendre le deuxième acte pour savoir quels pions se mettent en place et basculer d’un drame romantique à la Todd Haynes à un thriller.

On peut néanmoins saluer la performance des deux actrices principales qui osent des scènes de sexe particulièrement denses dans ce Mademoiselle.

 

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© D.R.

 

2H25, Mademoiselle est également beaucoup trop long. Cette tendance semble se généraliser cette année au Festival de Cannes, contrairement à l’édition précédente qui proposait des films dont la durée dépassait rarement les 2h.

 

 

 

En savoir plus :

  • Date de sortie France : 02/11/2016
  • Distribution France : The Jokers
Antoine Corte

Antoine Corte

Rédacteur en chef adjoint / Deputy editor in chief chez Bulles de Culture
Toujours à défendre le cinéma français, j'aime particulièrement faire découvrir les films à petites sorties mais à portée universelle.

Top 3 Cinéma : "Moulin Rouge !" (2001), "Titanic" (1997), "Les Parapluies de Cherbourg" (1964)
Antoine Corte

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