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[CRITIQUE] 3 bonnes raisons de regarder « Innocente » (2016) de Lionel Bailliu

Cet article est le 3e sur 10 pour Festival de la Fiction TV de La Rochelle 2016

Découvrez notre avis et nos trois bonnes raisons de découvrir la mini-série Innocente, réalisée par Lionel Bailliu, un thriller et drame familial captivant, diffusé sur France 3.

Synopsis :

Roxane Delage (Julie de Bona), professeure d’archéologie à Marseille, se réveille nue et hagarde à côté du cadavre d’un homme assassiné, dans le salon d’une maison dans laquelle elle était venue procéder à l’expertise d’un masque maya. Paniquée, elle s’enfuit. Quelques heures plus tard, la police arrive chez elle pour l’arrêter devant sa fille, Alma (Inès Sanna), 8 ans et son mari Alexis (Thomas Jouannet). Elle est mise en examen pour le meurtre de cet homme qu’on lui présente comme son amant alors qu’elle ne l’a jamais vu !

1/ Innocente : une saga familiale
intrigante dès le premier épisode

 

Le premier épisode est presque oppressant.
— Julie de Bona

Après La Vengeance Aux Yeux Clairs sur TF1 et Indian Summers sur Arte, c’est au tour de France 3 de nous proposer une saga avec la mini-série Innocente. Et comme la chaîne publique a pris l’habitude de mettre en avant des héroïnes de caractère sur ses antennes (Agathe Koltès, Capitaine Marleau, Cassandre, Miss Fisher enquête !), Innocente, produite par Gaëlle Cholet de Gazelle & Cie (Sophie & Sophie, WorkingGirls), est en plus une saga familiale où quatre femmes différentes et fortes se détachent.

Et l’autre qualité de la série Innocente, écrite par Isabel Sebastian, Sylvain Saada, Lionel Bailliu, Yann Le Gal, Olivier Fox, Catherine Ramberg, Pierre-Yves Mora et Akima Seghir, est qu’elle commence sur les chapeaux de roue.

On sortait avec mes associés d’une mini-série qui avait pas mal marché sur France 3 et qui s’appelait Jusqu’au dernier [NDLR : mini-série diffusée sur France 3 en 2014 et 2015] et on a eu envie de refaire une mini-série car c’est extrêmement jouissif de développer des personnages comme ça sur six épisodes. On peut les faire aller très loin, il n’y pas de suite. Donc on avait envie que ce soit une femme lamba. Et c’est un film policier mais pour nous, ce n’était pas l’enquête le moteur. On avait envie de faire une série de personnages avec des femmes fortes. L’idée était de se dire si un jour, il se passait ça dans notre vie, que tout à coup, on se faisait arrêter, comment les choses tourneraient et comment les gens autour de nous réagiraient. C’est quelqu’un qui n’a aucun doute sur son entourage et elle va découvrir la face cachée des gens avec lesquels elle vit, qu’elle côtoie.
Gaëlle Cholet

Après s’être réveillée auprès d’un cadavre et s’être enfuie sans demander son reste, le personnage de Roxane Delage, mariée et mère d’une petite fille, va rapidement connaître un enfer. Son passé trouble autour d’un ancien petit ami tueur ainsi que toutes les preuves et tous les témoignages contre elle accumulés par la police vont très vite la désigner comme coupable. Même sa famille (son mari et sa fille), ses amis (la famille Ortiz) et son avocat (Maître Lefebvre, interprété par Stéphane Blancafort) vont rapidement se mettre à douter de son innocence.

  • François Ortiz : Vous croyez Roxanne coupable ?

    Alexis Delage : Honnêtement, j’en sais rien.

    François Ortiz : Ils en arrivent à vous faire douter de votre femme, c’est terrible.

  • Cliquer sur le dossier pour afficher le spolier des deux premiers épisodes de Innocente

    Ensuite, alors que l’on pouvait s’attendre à assister au procès après la longue scène de l’interrogatoire et de l’enquête de police, la série Innocente saute une année pour retrouver une Roxanne condamnée à douze ans de prison. Cette ellipse accentue de manière radicale la descente aux enfers de l’héroïne.

    Moi, j’aime être dans l’action, les regards. L’ambition de ce projet était aussi de défendre au maximum tous les personnages. On a clairement Roxanne au centre des débats mais dans l’histoire, tous à un moment donné occupe le devant de la scène et cela fait plaisir de créer cet univers où tout le monde existe vraiment.
    — Lionel Bailliu

    Et dans une scène pleine d’émotions, Roxanne fait un choix radical : refuser que son mari (et donc aussi sa fille) vienne la voir en prison (« Comme ça, tant que je vous vois pas, ça veut dire que tout va bien »).

    Je suis allé rendre une petite visite à des détenues en prison et j’ai découvert l’ambiance d’une prison, la détresse de ses femmes. Elles m’ont raconté plein de choses, elles m’ont aidé sur ce que vit le personnage de Roxanne pendant huit ans, qu’on ne voit pas forcément à l’image mais que j’avais envie de transposer le avant/après de la prison. Elles ont été très généreuses avec moi parce que ça ne devait pas être faciles de me confier toutes ses choses. Surtout le premier parloir avec sa fille, comment ça s’est passé et les difficulté.
    — Julie de Bona

    Et le téléspectateur n’est pas au bout de ses surprises car un autre saut dans le temps a lieu dès le début du second épisode de Innocence. En effet, celui-ci s’ouvre huit ans après quand Roxanne est libéré. Mais surprise : il n’y a ni mari ni enfant pour l’accueillir mais Dany, interprétée par Alexandra Vandernoot, une nouvelle amie qu’elle a rencontré pendant sa détention.

    Le premier épisode est très dramatique et c’est ce qui va sous-tendre toute la suite. En même temps, le premier épisode va vite. On pourrait être dans un The Night Of, c’est la même chose mais ça dure dix épisodes pour avoir le procès. C’est très bien aussi mais je trouvais qu’il y avait quelque d’original dans ce parti pris d’avoir le flashforward de huit ans qui donne quelque chose de très dynamique sur la première soirée. Moi, j’aime quand on grille les cartouches dans les scénarios et là on a essayé de faire ça, qu’à chaque épisode, la situation change.
    — Lionel Bailliu

    Du coup, le combat de Roxanne pour prouver son innocence et reprendre le cours de sa vie sera un long chemin semé d’embûches pour le plus grand plaisir du téléspectateur.

    Quand j’ai lu les deux premiers épisodes, j’ai trouvé ça très nouveau, très atypique parce que l’héroïne tombait très bas tout de suite, elle ne s’en sortait pas en fait à la fin du premier épisode. Et j’ai trouvé ça très fort ce personnage accusé à tort et qui ne va pas pouvoir s’en sortir. Et c’est souvent l’inverse, elle s’en sort, c’est incroyable et tout. Alors que là, elle ne s’en sort pas du tout et elle tombe très bas. Et après, ce qui était beau, c’est que la série parle vraiment de vengeance, d’injustice, de prouver son innocence et de récupérer sa vie d’avant.
    — Julie de Bona
    Jean-Christophe Nurbel
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    Jean-Christophe Nurbel

    Rédacteur en Chef / Editor in Chief chez Bulles de Culture
    Accro aux films, aux pièces de théâtre, aux séries et à la culture en général, j'aime les œuvres qui me surprennent.

    Top 3 Cinéma : "À bout de souffle" (1960), "Blade Runner" (1982), "Casablanca" (1942)
    Top 3 TV : "Engrenages" (2005-...), "The Wire" (2002-2008), "Twin Peaks" (1990-1991)
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      Un commentaire

      1. j’adore.excellente série.les acteurs sont super.et une bonne dose de suspense.

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