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[CRITIQUE] “Doctor Strange” (2016) : Sherlock à l’école des sorciers

Si l’année 2016 a été chargée en blockbusters super-héroïques, on ne peut malheureusement pas dire que le genre aura été renouvelé… C’est donc avec notre passion pour le genre quelque peu entamée et un intérêt très mesuré que nous nous sommes rendus à la projection du nouveau Marvel Studios : Doctor Strange de Scott Derrickson. Et miracle… la magie a opéré. Notre avis.

Synopsis :

Stephen Strange (Benedict Cumberbatch) est un neuro-chirurgien arrogant mais brillant, a qui tout réussit. Lorsqu’il subit un tragique accident de voiture l’empêchant définitivement d’opérer, il se met à la recherche d’un remède qui arrêterait les tremblements de ses mains. Désespéré et ruiné, il se lance dans une quête qui le portera aux frontières de l’imagination, là où les dimensions parallèles existent et les démons sommeillent…

Doctor Strange, le Harry Potter de Marvel

Les super-héros (Deadpool, Captain America, X-men, Batman v Superman et Suicide Squad) n’ont pas fini de se bousculer cette année. Issu d’un comic-book mineur de l’écurie Marvel, le Doctor Strange, crée par Stan Lee et Steve Ditko, est cet obscur personnage que les Avengers vont voir lorsqu’ils ont un problème d’ordre mystique ou surnaturel. Malheureusement réduit un temps à n’être que la « Madame Irma » de l’univers Marvel, le personnage aura cependant eu quelques story-arc mémorables sous la plume de Mike Mignola (la papa de Hellboy) ou Brian K. Vaughan (le papa d’Y, le dernier homme et Saga).

Adapter le Doctor Strange était donc un réel pari pour Marvel Studios. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est réussi. En explorant le côté mystique de la Maison des Idées (tout comme Les Gardiens de la Galaxie ont exploré l’aspect cosmique), le studio a su renouveler son univers de manière audacieuse en proposant un Harry Potter “made in” Marvel. En effet, en faisant quelques entorses aux origines du personnage, bien plus modestes dans la BD, Scott Derrickson a transcendé le matériel de base pour créer un univers foisonnant. Exit l’Ancien, ce vieux guérisseur Népalais habitant dans une grotte. Bonjour Tilda Swinton, qui campe la directrice d’une école de sorciers rappelant plus Dumbledore que l’Ancien. Bibliothèques, cours de magie, élèves rebelles et reliques interdites sont donc de la partie… Et ça marche !

Un univers visuel à couper le souffle

Il y a un an, lorsque Kevin Feidge évoquait Doctor Strange, le président de Marvel Studios promettait un divertissement aux influences graphiques marquées par les travaux de Kubrick et de Miyazaki. Si, sur le moment, cette déclaration a pu sembler un poil prétentieuse, force est de constater que le film tient aujourd’hui toutes ses promesses. Du voyage complètement halluciné à travers les dimensions qui rappelle furieusement 2001, l’Odyssée de l’espace, à la cape « vivante » de ce Doctor Strange qui n’est pas sans rappeler le folklore et l’univers du Château Ambulant, Scott Derrickson a su digérer toutes ces références et créer une expérience visuelle comme on en voit rarement au cinéma.

Cerise sur le gâteau, on notera aussi une 3D bluffante, chose suffisamment rare pour être soulignée. Ici, les possibilités de la 3D sont poussées à leur paroxysme et mettent encore plus en valeur un univers visuel déjà très fort. Plus qu’un blockbuster, Marvel et Scott Derrickson nous livrent un vrai trip visuel.

Scénario anecdotique, divertissement dantesque

Qu’on se le dise, le scénario de Doctor Strange tient sur une page. Et ce n’est pas un mal. Cohérente et efficace, l’histoire est avant tout un prétexte pour proposer un « film manège », où seul le divertissement et le délire visuel comptent. Rarement des scènes d’action auront été aussi inventives et pensées au cinéma. Véritable ballet au découpage millimétré, les cascades et autres bastons sont un régal de chaque instant et on prend un plaisir immense à voir Benedict Cumberbatch virevolter parmi ces mondes déstructurés.

En parlant du cultissime interprète de Sherlock, le britannique livre une performance efficace, à mi-chemin entre le célèbre détective de Baker Street et Tony Stark. Benedict Cumberbatch donne corps à un Strange revisité et loin du personnage austère du comic-book.  S’imposant bien au dessus de ses prédécesseurs, Doctor Strange est LE film super-héroïque de cette année. En offrant un divertissement de haute-volée et original, le métrage est une véritable bouffée d’air frais pour le genre.

En savoir plus :

  • Date de sortie France : 26/10/2016
  • Distribution France : The Walt Disney Company France
Salvatore V.

Salvatore V.

Rédacteur / Editor chez Bulles de Culture
Passionné de pop-culture (et de culture tout court en général), je suis amoureux de tout ce qui raconte une histoire. Ayant un faible pour le cinéma de genre et l'animation, je milite pour un cinéma qui conte, qui émerveille, qui effraie et qui prend aux tripes. On ne pense pas devant un film, on ressent.

TOP 5 Cinéma : "Sueurs froides", "Conan le barbare", "Docteur Strangelove", "Le Château dans le ciel", "Les Fils de l'homme"
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Salvatore V.

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