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[CRITIQUE] “Equals” (2015) de Drake Doremus avec Kristen Steward

Produit par Ridley Scott, Equals de Drake Doremus est un film futuriste avec la star Kristen Steward. Alors qu’aimer est impossible dans le film, est-ce que Bulles de Culture aura été happé par celui-ci ? Notre avis.

Synopsis :

Dans un monde où les sentiments sont considérés comme une maladie à éradiquer, Nia (Kristen Steward) et Silas (Nicholas Hoult) tombent éperdument amoureux. Pour survivre, ils devront cacher leur amour et résister ensemble.

Equals, entre le teen-movie et le film sociétal

Equals est une dystopie entre le teen-movie de type Divergente ou Hunger Games et le film sociétal style The Lobster (2015) de Yorgos Lanthimos. A l’inverse de ce dernier où les humains doivent s’accoupler pour éviter d’être transformés en animaux, l’oeuvre réalisé par Drake Doremus sonde les travers d’un monde sans sentiment.

Alors qu’on peut voir une tendance émergente en fiction qui s’intéresse de plus en plus aux prouesses de l’intelligence artificielle pour ressentir des sentiments humains (Ex-machina, Real humans, Emma…), Equals prend le contrepied en imaginant un monde peuplé d’homme qui sont en quelque sorte devenus des robots.

Une réalisation trop caricaturale

Cette vision donne une certaine originalité aux  film. Néanmoins, Equals devient vite conventionnel lorsqu’il s’agit de dérouler le fil d’un scénario ultra structuré :

  1. Découverte de l’univers,
  2. rapprochement entre Silas et Nia,
  3. difficultés pour dissimuler leur idylle,
  4. dénouement.

On aurait aimé plus d’audace pour donner du piquant à une histoire peu banale mais qui par la force des choses redevient une pauvre transposition de Roméo et Juliette.

On sent que le film a eu un petit budget. Aussi, il a fallu être inventif pour donner l’impression à l’écran d’un monde futuriste. C’est assez réussi. L’image est teintée d’une lumière bleutée. Le champ de caméra est resserré sur un décor blanc et épuré. C’est totalement crédible donnant à l’artistique un très bon point.

Il reste qu’au niveau de la réalisation, Equals souffre trop de plans caricaturaux. On est lassés des plans fixes et rapprochés, notamment sur la bouche/ les yeux de Kristen Steward ou de Nicholas Hoult. Les ralentis sont utilisés à outrance et donnent un faux rythme.

Kristen Steward, l’actrice prolifique d’Hollywood

Avec ce film, Kristen Steward confirme son incursion dans un cinéma de genre, moins populaire que la saga Twilight qui l’a fait découvrir au grand public. L’actrice “touche à tout” est particulièrement prolifique puisqu’on la retrouve cette année également dans Café Society (2016) de Woody Allen et Personal Shopper (2016) d’Olivier Assayas. Devant la caméra, elle a de plus en plus de talent et Equals viendra confirmer cette fascination qu’on commence à avoir pour cette jeune comédienne.

En savoir plus :

  • Disponible en e-Cinema depuis le 20/10/2016
Antoine Corte

Antoine Corte

Rédacteur en chef adjoint / Deputy editor in chief chez Bulles de Culture
Toujours à défendre le cinéma français, j'aime particulièrement faire découvrir les films à petites sorties mais à portée universelle.

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Antoine Corte

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