//insérer vidéo facebook
enfr
Accueil / TELEVISION / VOD / SERIES / [CRITIQUE] “Luke Cage” saison 1

[CRITIQUE] “Luke Cage” saison 1

Un super-héros afro-américain emblématique débarque dans Harlem et sur Netflix. Notre avis sur la saison 1 de la série Luke Cage de Cheo Hadori Cocker.

Synopsis :

Transformé en colosse surpuissant à la peau impénétrable pour avoir été le cobaye d’une expérience sabotée, Luke Cage (Mike Colter) s’enfuit et tente de recommencer à zéro dans le Harlem d’aujourd’hui, à New York. Bientôt tiré de l’ombre, il va
devoir se battre pour le cœur de sa ville dans un combat qui l’oblige à affronter un passé qu’il espérait avoir enterré.

Luke Cage :
un super-héros afro-américain

 

Après le succès surprise du long métrage Les Gardiens de la Galaxie (2014), les films et séries sur des super-héros secondaires se multiplient. Ainsi, il n’est pas étonnant de retrouver sur la chaîne Netflix le super-héros afro-américain Luke Cage, alias Power Man, créé en 1972 par Archie Goodwin, John Romita et George Tuska au moment de la vague de la blaxploitation aux États-Unis.

La série Luke Cage raconte doncles aventure d’un super-héros de fiction de comics de chez Marvel et fait partie de l’ambitieux projet Nteflix/Marvel de l’adaptation en prises de vue réelle de cinq comics : Daredevil, Jessica Jones, Luke Cage, Iron Fist et The Defenders — cette dernière série regroupera les quatre super-héros.

Un premier épisode mou
mais…

 

Pour une série tirée d’un comics, la saison 1 de Luke Cage tarde à démarrer. En effet, le premier épisode débute par une longue séquence de dialogues en intérieur chez le barbier du quartier, Henry “Pop” Hunter, interprété par Frankie Faison (The Wire, Banshee). Cette scène donne alors plus l’impression de faire partie d’une sitcom bavarde plutôt que d’une série d’action. Et même, plus tard, le détour au Harlem’s Paradise, le club branché du grand méchant de la série, Cornell ‘Cottonmouth’ Stokes, interprété par Mahershala Ali (Treme, House of Cards), n’enlève pas cette impression première.

Bien sûr, cet épisode où il est difficile de ne pas voir le temps passer sert surtout à planter le contexte de la série, au cœur de Harlem, et les différents protagonistes de la série dont le fameux Luke Cage que les téléspectateurs ont pu déjà apercevoir la carrure dans la série Jessica Jones. De nouveau interprété par l’imposant Mike Colter (Following, The Good Wife), celle-ci nous est présenté comme un personnage :

  • solitaire et hanté par un passé traumatique passé dans une prison,
  • séduisant, à travers notamment des jeux de séduction avec deux personnages féminins très intéressées par lui dont le lieutenant-détective Misty Knight, interprétée par Simone Missick (Wayward Pines),
  • discret et mettant un point d’honneur à payer ce qu’il doit honnêtement, quitte à multiplier les petits boulots (chez le barbier Pop et au Harlem’s Paradise).

Bref, dans cet épisode mou où chaque personnage nous est introduit mais où il ne se passe pas grand chose, il faudra attendre le braquage de trois bras cassés qui tourne mal pour qu’enfin l’action et la violence fassent leur apparition dans la série. Ce braquage ne laissera qu’un seul survivant, Wilfredo “Chico” Diaz, interprété par Brian Marc (Nerve), en fuite avec l’argent. Et il provoquera le premier vrai face-à-face entre Cottonmouth — celui-ci traque Chico pour récupérer l’argent que celui-ci lui a dérobé — et Luke Cage dans un moment-clé de l’épisode 2 chez le barbier.

Dans cette scène-clé, la série Luke Cage multiplie les plans serrés, les gros plans (regards, gestes) et les ralentis. Et le décor du barbier qui ressemblait jusque-là à un décor de sitcom devient alors plus cinématographique, donnant à la série une autre dimension et un plus grand intérêt.

Une force surhumaine
et un corps à l’épreuve des balles

 

Toute cette histoire autour de Chico et de l’argent volé va conduire Pop, ancien voyou et désormais pilier de la communauté, à obliger Luke Cage à ne plus se tenir à l’écart de celle-ci mais à en faire partie et à y contribuer.

Boys run, men stand up. You’re a man.

Et bien sûr, pour que notre super-héros accepte qui il est pour pouvoir avancer, il faudra hélas la mort de la figure paternelle de Pop qui touchera toute la communauté, du lieutenant-détective Misty au gangster Cottonmouth.

La série Luke Cage va nous montre ensuite un super-héros prêt à s’impliquer pour faire changer les choses lors d’une impressionnante et presque irréelle séquence où il va pénétrer la forteresse remplie d’argent de Cottonmouth et y affronter au corps-à-corps des hommes de main lourdement armés, nous dévoilant enfin toute sa spécificité, c’est-à-dire sa force surhumaine et son corps à l’épreuve des balles.

Indestructible, notre super-héros ne se détournera plus de ses responsabilités mais reprendra le flambeau de Pop au sein de la violente communauté de Harlem. Le générique de la série Luke Cage qui montre les images de la ville de New York qui s’inscrivent sur son corps prennent alors tout leur sens.

Bref, avec un récit sombre et communautaire, la série Luke Cage confirme la bonne tenue des séries Marvel sur Netflix.

Une bande originale réussie

 

Enfin, il est difficile de ne pas conclure notre article en évoquant la bande originale de la série concoctée avec intelligence par Adrian Younge et Ali Shaheed Muhammad — ce dernier est notamment connu pour avoir fait partie du groupe de hip hop américain A Tribe Called Quest —.

Cette B.O. mêle avec réussite les différents genres de la musique afro-américaine comme le hip hop, le jazz et le blues.

Le petit plus est que le club fictif de la série, le Harlem’s Paradise, donne lieu à des performances lives bien réelles de chanteurs et de groupes tels que Faith Evans, Raphael Saadiq, Charles Bradley, The Delfonics, Method Man et Jidenna.

 

 

En savoir plus :

  • Luke Cage saison 1 est disponible sur Netflix depuis le vendredi 30 septembre 2016
Jean-Christophe Nurbel
Follow me

Jean-Christophe Nurbel

Rédacteur en Chef / Editor in Chief chez Bulles de Culture
Accro aux films, aux pièces de théâtre, aux séries et à la culture en général, j'aime les œuvres qui me surprennent.

Top 3 Cinéma : "À bout de souffle" (1960), "Blade Runner" (1982), "Casablanca" (1942)
Top 3 TV : "Engrenages" (2005-...), "The Wire" (2002-2008), "Twin Peaks" (1990-1991)
Jean-Christophe Nurbel
Follow me

Check Also

narcos saison 3 affiche

[CRITIQUE] “Narcos” saison 3 : L’après Pablo Escobar

Après la mort de son emblématique narcotrafiquant colombien Pablo Escobar, la série Netflix Narcos de …

Atypical saison 1 affiche poster

[CRITIQUE] “Atypical” saison 1 : Une jolie comédie sur le quotidien d’un adolescent autiste

Après le film To the Bone sur l’anorexie, Netflix propose Atypical de Robia Rashid, une …

Laisser un commentaire