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© Sam Emerson
2015 Metro-Goldwyn-Mayer Studios Inc. and CTMG. All rights reserved. **ALL IMAGES ARE PROPERTY OF SONY PICTURES ENTERTAINMENT INC. FOR PROMOTIONAL USE ONLY. SALE, DUPLICATION OR TRANSFER OF THIS MATERIAL IS STRICTLY PROHIBITED.

[CRITIQUE] “Les 7 Mercenaires” (2016) d’Antoine Fuqua

Les 7 Mercenaires (The Magnificent Seven) d’Antoine Fuqua s’attaque au mythe des sept justiciers qui viennent délivrer tout un village. Un choix non sans risque pour le réalisateur de Training Day (2001), avec à la clé une question : la bande à Denzel (Washington) sera-telle à la hauteur du crew de Yul (Brenner) ? Notre avis. 

Synopsis :

L’industriel Bartholomew Bogue (Peter Sarsgaad) règne en maître sur la petite ville de Rose Creek. Pour mettre fin au despotisme de l’homme d’affaires, les habitants désespérés engagent sept hors-la-loi, chasseur de prime, joueurs et tueurs à gages- Sam Chilsom (Denzel Washington), Josh Farraday (Chris Pratt), Goodnight Robicheaux (Ethan Hawke), Jack Horne (Vincent D’Onofrio), Billy Rocks (Byung-Hun Lee), Vasquez (Manuel Garcia-Rulfo) et Red harvest (Martin Sensmeier). Alors qu’ils se préparent pour ce qui s’annonce comme une confrontation sans pitié, ces 7 Mercenaires prennent conscience qu’ils se battent pour bien autre chose que de l’argent…

 

Les 7 Mercenaires, du western pur jus

 

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© Sam Emerson
2015 Metro-Goldwyn-Mayer Studios Inc. and CTMG. All rights reserved.

 

Antoine Fuqua voulait réaliser un western et c’est chose faite en respectant toutes les règles du genre. De la scène d’arrivée dans la ville, avec toutes les têtes suivant d’un air inquiet le nouveau venu , à  l’instant suspendu, sorte de calme avant l’orage précédant chaque face à face, tout y est. Et alors que cela pourrait tourner au kitsch, le réalisateur réussit à en faire quelque chose d’évident pour le spectateur, quelque chose qu’il attend et sans quoi le film paraîtrait incomplet.

Avec Les 7 Mercenaires on est donc dans un vrai western et le sérieux de la réalisation, combiné à une lourdeur de l’atmosphère,plutôt bien retranscrite, détourne tout de suite le spectateur de l’idée d’une parodie. En cela, le film est donc déjà une réussite.

Western oui, mais moderne aussi

 

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© Sam Emerson
2015 Metro-Goldwyn-Mayer Studios Inc. and CTMG. All rights reserved.

 

La modernité se retrouve surtout dans le choix de certains plans qui donne du rythme à l’histoire à des moments précis. En effet, alors que l’histoire peut sembler par moments traîner en longueur, la mise en place de l’intrigue par exemple, dans le respect d’un bon western, Antoine Fuqua va quand il le veut accélérer le mouvement, resserrant l’étau sur le sujet, démontrant qu’il maîtrise son genre de prédilection, le film d’action.

 

Washington toujours charismatique,
Pratt voleur de cœur,
Sarsgaad super vilain

 

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2015 Metro-Goldwyn-Mayer Studios Inc. and CTMG. All rights reserved.

 

Antoine Fuqua réalise certes un western mais le fait à sa façon, fidèle à ses propres codes comme il semble fidèle à ses acteurs. En effet dans Les 7 Mercenaires, on retrouve 3 acteurs qui ont déjà joué dans un ou deux de ses films – Haley Bennett, Vincent d’Onofrio, Ethan Hawke.

Denzel Washington culmine quant à lui à 3 collaborations avec le réalisateur. Il a d’ailleurs obtenu un oscar pour leur première collaboration. Tout à l’opposé du rôle qu’il avait alors, Mr Washington dans le rôle de Sam Chilsom en impose toujours en parfait leader, mais est peut-être trop au service de l’histoire. Alors même que tout est mis en oeuvre pour en faire le personnage central- cette silhouette sombre, cette rapidité d’exécution qui jure presque avec son physique et qui donnerait envie de le voir incarner un certain poor lonesome cowboy — il n’en rajoute pas. La marque des grands sans doute, présent mais pas écrasant.  

Chris Pratt quant à lui est bien au service de sa propre histoire et tire son épingle du jeu en adoptant un registre plein d’espièglerie qui a fait le succès de Les Gardiens de la Galaxie (2014). On imagine très mal qui d’autre que Vincent d’Onofrio aurait pu se glisser sous les traits de ce nounours un peu cinglé qu’est Jack Horne, tandis que Peter Sarsgaad, tout en nonchalance, incarne bien le cynique homme d’affaires, qui déjà très actuel, est tout à fait conscient du pouvoir de la mise en scène sur les petites gens.

Une jolie galerie de personnages auxquels on s’attache tout le long, un film choral tenant plus d’Ocean’s Eleven (2001) que de Suicide Squad (2016)sans atteindre le double atout charme /très haut niveau de testostérone que pouvait avoir la bande de Yul Brenner, celle de Denzel se suffit à elle-même et n’a donc pas à rougir.

On retrouve avec Les 7 Mercenaires un film très lumineux, malgré la gravité du sujet. On est bien loin-malheureusement des univers très sombres de Training Day (2001) ou L’élite de Brooklyn (2010). Et toujours en regardant la filmographie du réalisateur, La rage au ventre (2015) notamment qui est très fort en émotions, on peut dire que Les 7 Mercenaires est une histoire très bien filmée et juste un peu moins bien racontée…

 

 

 

En savoir plus :

  • Date de sortie France : 28/09/2016
  • Distribution France : Sony Pictures Releasing France
Fanny N.

Fanny N.

Rédactrice / Editor chez Bulles de Culture
J'aime rire, j'aime pleurer, l'aime danser, j'aime chanter et tout ça, je le vis souvent au cinéma.

TOP 3 Cinéma : "Légendes d'automne" (1994), la saga "Le Parrain", "La Jeune fille à la perle" (2003)
Fanny N.

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