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[CRITIQUE] « Indian Summers » saison 1

La saison 1 de la série britannique Indian Summers de Paul Rutman est diffusée sur Arte à partir du jeudi 29 septembre 2016. Notre avis.

Synopsis :

1932. Comme à chaque mousson, Ralph Whelan (Henry Lloyd-Hughes), jeune et ambitieux secrétaire particulier du vice-roi, fuit New Delhi, avec toute l’administration britannique en Inde, pour Simla, station située au pied de l’Himalaya. Cette année, sa jeune sœur Alice (Jemima West) le rejoint en train, avec bébé mais sans mari, lorsqu’un jeune métis, Adam (Shachin Sailesh Kumar), trouvé inconscient sur la voie, bloque le convoi. Avec son assistante Leena Prasad (Amber Rose Revah), le missionnaire de l’école locale Dougie Raworth (Craig Parkinson) s’empresse de porter secours à l’enfant, au grand dam de Sarah (Fiona Glascott), sa très nerveuse épouse. Le soir à Simla, Cynthia Coffin (Julie Walters), la propriétaire du British Club, joue les maîtresses de cérémonie pour célébrer le début de la saison, lorsqu’un mystérieux terroriste, Chandru Mohan (Mano Maniam), pénètre dans le jardin et fait feu…

Indian Summers :
une saga venue d’outre-Manche

 

Après TF1 et sa saga de l’été La Vengeance Aux Yeux Clairs avec Laëtitia Milot, c’est au tour d’Arte de nous proposer sa saga venue d’outre-Manche avec la première saison de la série britannique Indian Summers de Paul Rutman. Dans la saison 1 de celle-ci, vous serez  transportés au pied de l’Himalaya et au milieu des plantations de thé, là où se retire chaque été l’administration de l’Empire des Inde dans les années 30.

Dès le pilote de plus d’une heure, la série présente deux mondes qui se côtoient mais ne vivent pas vraiment ensemble. D’un côté, les colons anglais et leur  arrogance d’occidentaux pour la plupart, de l’autre un peuple indien discriminé (l’entrée des clubs est interdite aux chiens et aux indiens ainsi que certaines rues à certains moments de la journée) et au service des premiers.

Un fossé souligné par un habile raccord de montage entre le mystérieux terroriste Chandru Mohan priant dans une grotte et la propriétaire du British Club, Cynthia Coffin, allumant sa cigarette à l’aide d’un bâton d’encens brûlant sur un petit autel.

Une galerie de personnages

 

Tout du long de la série Indian Summers, la tension est palpable autour des mouvements nationalistes puis autour de la tentative d’assassinat du secrétaire Ralph Whelan qui blessera mortellement le jeune Aafrib Dalal. Cette dernière va en tout cas raviver le passé trouble de Ralph Whelan et changer le destin d’Aafrib Dalal. Et pour dresser le portrait complexe de cette époque — les auteurs n’hésitent pas à évoquer le rejet indien vis-à-vis des enfants métis et de la caste des Intouchables —, Indian Summers va mettre en avant toute une galerie de personnages :

  • Ralph Whelan, le secrétaire particulier du vice-roi pris entre les nationalistes, son passé trouble de magistrat dans la région de  Madras et son amour naissant pour l’américaine Madeleine Mathers (Olivia Grant) ;
  • Alice Whelan, la sœur cadette de Ralph, qui a quitté la Grande-Bretagne sans son mari mais avec un bébé et qui n’hésitera pas à se mélanger à la population locale ;
  • Aafrib Dalal, un jeune Parsi qui tente de trouver sa place dans l’administration anglaise pendant que sa sœur cadette Sooni (Aysha Kala) se laisse tenter par les mouvements d’indépendance ;
  • Dougie Raworth, un missionnaire investi dans un orphelinat avec son assistante indienne Leena Prasad mais incompris par son épouse Sarah qui ne rêve que de rentrer au pays avec leur fils ;
  • Cynthia Coffin, la propriétaire du British Club local et femme de l’ombre de la haute société avec son homme de main indien, Kaiser (Indi Nadarajah) ;
  • le jeune Ian McLeod (Alexander Cobb) qui a rejoint son oncle Stafford Armitage (Richard McCabe), propriétaire endetté d’une plantation de thé ;

Un rythme lent
et une magnifique photographie

 

Avec un rythme lent et une magnifique photographie la complexité du pays Pour nous plonger au cœur de cette époque en plein bouleversement où Gandi et ses partisans prônent la désobéissance civile, le créateur Paul Rutman et les deux scénaristes Lisa McGee et Anna Symon s’attardent sur plusieurs personnages en particulier :

Si le rythme de la série, composée de 10 épisodes (2 épisodes de 70 minutes et 8 épisodes de 48 minutes) pour sa première saison, est un peu lent et peut-être touché par la moiteur de l’été indien, les amoureux d’intrigues, d’amours secrets et de séries en costumes trouveront probablement leur compte. Surtout que côté images, le savoir-faire britannique (la série a été diffusée sur la chaine Channel 4) en séries historiques n’est plus à démontrer. Les costumes, les décors, les paysages et la lumière de l’été sont magnifiquement rendus par les deux chefs opérateurs de la série David Higgs et Peter Robertson.

Enfin, le générique de début de la série composé d’explosions de couleurs vives sur des images photographiques et filmées d’archives en noir et blanc et conclue par deux mains (une blanche et une noire) qui s’étreignent annonce un regard romanesque et historique sur une période de l’Histoire de la Grande-Bretagne et de l’Inde mal connue.

 

 

En savoir plus :

  • La saison 1 de Indian Summers est diffusée sur Arte France à partir du jeudi 29 septembre 2016 à 20h50
  • La saison 1 de Indian Summers est diffusée sur France Ô à partir du samedi 21 janvier 2017 à 20h55

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2 Commentaires

  1. C’est beau, inattendu, on ne peux pas rester indifférent. Bravo aux anglais.

  2. très intéressante, cette extrapolation d’une vie coloniale que l’on n’a pas vécue , mais dans un pays que l’on a connu après 45, en république, et les romances mettent de la couleurs en plus, là où il y en a deja

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